PLOMB, ÉTAIN; CUIVRE
On n’a éxaminé, jusqu’à présent, aucune des combinaisons du cadmium et des métaux , à l’exception des alhages qu’il forme avec le cuivre , le mercure et le platine.
* Le cadmium est précipité à l’état métallique par une lame de zinc; mais il a la propriété de précipiter le plomb, l’étain, le cuivre, le bismuth, le mercure et l'argent, : ; |
Du Plomb.
Le plomb s’unit aisément au sélénium, et pendant que cette union s’opère il y a dégagement dé chaleur. Le plomb se gonfle , et forme une masse poreuse de couleur grisé, qui ne se fond point à une chaleur rouge ; mais cette masse est susceptible de recevoir des impressions, de prendre un beau poli, et dans cet état, elle a la blancheur de largent. Ce séléniure, lorsqu'il est chauffé , donne d’abord un peu de sélénium , et il s’évapore ensuite en partie sous la forme d’une fumée * blanche. ? Kio De l’Etain.
L’étain et le sélénium s’unissent avec dégagement de chaleur. L’étain se gonfle, mais ne devient pas liquide. La masse est grise, et prend , lorsqu'elle a été polie , un éclat métallique trèstprononcé. Ce séléniure laisse dégager, par la chaleur, son sélénium , beaucoup plus facilement qu'aucun autre séléniure. La combinaison ne se
fond pas; mais, après la volatilisation du sélénium, l’é- :
tain reste à l’état d’oxide. ?
J Du Cuivre.
M: Rennie s’est assuré qu’un barreau de fonte de cuivre de 6 millimètres de diamètre , se rompait par un poids
de 540,5 kilogrammes ; tandis qu’il en fallait un de 957,6
kilogrammes, pour faire rompre un barreau semblable de
1 6e édition de Thomson, vol. I, page 457, Stromeyer, Annals of philosophy, XIII, 108. — Gilbert’s Annalen LX, 20or, 202, 205 et 507. — Et Annales de chimie et de physique, tome VIII, page 100, et tome XI, page 76. : »
+ 6e édition de Thomson, vol. I, page 449, et Annales de chimie et de physique, tome X, page #45. |
3 6e édition de T omson, vol. 1, page 459 ; et Annales de chimieet de physique, tome 1X , page 244. | | tra | 20
Séléniure.
Séléniure.
Séléniure,
"” Alliage avec le cadmium.
cuivre écroui. D’après ces expériences , un fil de fonte de cuivre de 2,5 millimètres de diamètre , est rompu par un poids de 86,4 kilogrammes ; tandis qu’un fil de cuivre écroui, de même diamètre, exige, pour se rompre , 155,2 kilogrammes. |
Lorsqu'on fait passer un courant de. gaz hydrogène sélénié dans une dissolution de sulfate de cuivre, il se. produit un précipité en flocons noirs , qui, étant séchés , deviennent gris, et se laissent polir par l’hématite. Ce précipité est probablement un bi-séléniure de cuivre. Exposé, à la chaleur , la moitié du sélénium se dégage , et il reste une masse fondue, qui est vraisemblablement un proto-séléniure de cuivre. On obtient aussi ce dernier séléniure . en chauffant ensemble du cuivre et du sélépium. Il est d’un gris d'acier, et entre en fusion longtemps avant d’être chauffé au rouge. Exposé à une forte chaleur , il abandonne une portion de son sélénium ; mais il en retient toujours. |
On peut combiner ensemble le cuivre et le cadmium. L’alliage est blanc avec une nuance de jaune. Cet alliage est très-cassant, lors même que la proportion du cadmium ne s'élève qu'à la deux ou trois centième partie de celle du cuivre. Exposé à une température suffisamment élevée pour fondre le cuivre, il est décomposé, et le cadmium volatilisé en totalité ; d’où 1l suit évidemment,
que le laiton ne contient jamais de cadmium ; tandis que
dans la tutie, qui est le sublimé produit dans la fabrication du laiton, il doit nécessairement en exister, s'il y avait présence du cadmium dans la mine de zinc. L’alliage de cuivre et de cadmium est, suivant M. Stromeyer, un composé de ;
Cuivre! 100, 27,706 Cadmium 82 . . . . 6,56
Il est probable, d’après ces nombres, que le véritable composé chimique de cuivre et de cadmium, est formé
- d’un atome de chacun de ces métaux. ’
1 Ge édition de Thomson, vol. I, pages 465, 468 et 4713 Phil, trans. , 1818, page 126; Gilbert’s Annaien, LZ, 208; et Annales de chimie et de physique, tome IX , page 244, ]
MERCURE | 307 Du Mercure.
M. Donovan a dernièrement annoncé ( Annals of philosophy , xav , 244), qu’en mettant, tout d’une fois , une
Protoxule,
pelite quañtité de proto-chlorure de mercure avec une
quantité considérable de lessive de potasse, on obtenait le protoxide de mercure à l’état de pureté, pourvu qu’on eût la précaution de séparer les globules de mercure métallique avec lesquels il est mécaniquement mêlé. |
Lorsqu'on chauffe ensemble du mercure et du sélénium, les deux métaux se combinent ; ce qui a lieu sans aucune production de lumière. Si le mercure est en excès, il est aisément séparé par la distillation ; le séléniure reste dans la cornue en une masse cohérente, ayant la blancheur de l’étain. Ce séléniure ne se fond pas lorsqu'il est chauffé ; mais il se sublime en lames blanches, avec éclat métallique. L’acide nitrique l'attaque à peine ; ce-
pendant, en le faisant bouillir pendant long-temps dans,
cet acide , il est à la fin converti en un séléniate de mercure , sous la forme d’une poudre blanche. Si l’on verse
sur cette poudre de l’acide hydro-chlorique, cet acide
dissout le mercure, qu’il fait passer à l’état de peroxide, aux dépens de l’acide sélénique ; et il reste du sélénium en une poudre rouge. L’acide nitro-muriatique dissout le sélénium de mercure, même sans l’aide de la chaleur.
. Le mercure dissout le cadmium avec la plus grande facilité, même sans le secours de la chaleur. L'amalgame
est d’un blanc d'argent, et cristallise en octaèdres. Sa,
pesanteur spécifique excède celle du mercure. Mis dans l’eau, à la température de 75° centigrades , il se fond. Cet amalgame de cadmium est composé de |
Mercure . . . . . . 100 . . . 925
:Cadmium :. 4, . + ‘27,7778 6,94445 ©
Or 25.est le poids d’un aiome de mercure, et 7 celui
d’un atome de cadmium; et, par conséquent , l’amalgame estévidemment un composé de 1 atome mercure+ 1 atome cadmium.
Une expérience de M. Faraday , annoncée dernière- | 20.
Séléniure.
Amaloame avec cadiium,
Évaporation
spontanée du mercure.
Oxide nouveau.
ment dans le Journal de l'institution royale , et qui a été plusieurs fois répétée avec le même succès, semblerait
prouver que l'atmosphère de mercure de très-faible ten-
sion, qu'on reconnaît exister dans les extrémités supérieures des tubes des baromètres et des thermomètres , a également lieu dans ces tubes ,-alors même qu’ils ne sont pas vides d'air. M. Faraday procédait à cette expérience ainsi qu'il suit :
Dans un flacon de verre bien séché etnettoyé avec soin, pouvant contenir 180 grammes de mercure , il versait, à l’aide d’un entonnoir , assez de ce liquide pour former, sur le bord du flacon, une couche d’environ trois millimètres d'épaisseur, en prenant toutes les précautions convenables pour être bien assuré qu'aucune molécule de mercure n’adhérait intérieurement au flacon, près de son goulot. Il adaptait alors à la face intérieure du bouchon du flacon une feuille d’or battu , qui se trouvait ainsi, le bouchon étant en place , renfermée dans le flacon. Le tout ayant été transporté dans un lieu froid et obscur , après un laps de temps de six semaines de séjour dans ce lieu , les parois du flacon paraissaient être dans l'état primitif, sans aucun dépôt; mais on reconnut que la feuille d’or était blanchie par une certaine quantité de mercure ; et comme on avait apporté le plus grand soin à empêcher que le mercure n’atteignit la feuille d’or autrement que par l'intermédiaire de l’atmosphère renfermée dans le flacon , on dut conclure , de la circonstance de la feuille d’or blanchie , qu’à des températures assez basses, le mercure se vaporise , lors même qu'il est soumis à la pression ordinaire de l’atmosphère. ’
De l’'Argent.
Lorsqu'on dissout dans l’ammoniaque l’oxide d’argent, obtenu d’une dissolution de ce métal dans l’acide nitrique, précipitée par l’eau de chaux , et que la dissolution ammoniacale de l’oxide est exposée à l’air, il se ras-
x Ge édition de Thomson, vol. TI, 481, 490 et 492, Gilbert’s Annalen, LX, 209 et Annales de chimie et de physique, tom, IX, pege 247, et tom. XVI, page 77. 4
ARGENT. Hu AOARE 1 semble à sa surface une pellicule d’argent brillante , qui, étant recueillie, forme une poudre noire. M. Faraday,
qui, le premier, a examiné cette poudre, a annoncé
(Journal de l’institution royale , 1v, 268 ) qu’elle contenait les 0,66 de l’oxigène qui existe dans l’oxide ordinaire ; d’où il suit, que cette poudre noire est un composé de | AL
APOONES And Te ie" ar R00
Oxinéne is d'a dd den ds 4,8384 En répétant les expériences de M. Faraday, M. Thom-
son s’est assuré qu’elles sont exactes ; et, par conséquent , il est disposé à considérer ce nouvel oxide noir d'argent, comme un composé de
8 atomes argent — 13,75, X 3 = 41,29 2 atomes oxIgène =, , . . . . « 2:
M. Samuel Lucas a fait insérer ( Transactions dela société de Manchester } les expériences suivantes qu'il avait entreprises sur l'argent à l’état de fusion , et dont il avait annoncé le résultat à M. Dalton. | 1° Si, après avoir exposé à un courant de gaz oxigène, ou d’air atmosphérique , une grande quantité d’argent fondu , on laisse ce métal se refroidir par degrés, sa surface , devenue solide d’abord, se fendille ensuite, et laisse échapper en grande quantité, par ces ouvertures, une yapeur élastique qui, poussant devant elle une portion de métal fondu qui se solidifie aussi, forme autant de protubérances sur la surface du métal refroïdie. Gette ébullition dure un quart d'heure, une demi-heure ou même davantage, suivant que l’on ôpère sur des quantités plus ou moins considérables de métal, ou selon: que le refroidissement a lieu plus ou moins vite.
3° Si , au lieu de laisser le métal se refroidir par degrés, on le fait passer tout à coup à l’état solide en le jetant dans l’eau, les mêmes phénomènes ont lieu ; il y a ébullition et dégagement de gaz oxigène ; mais alors le métal
o e édition de Thomson, vol. I, page 496, et Institution journal [. 268.
Oxidation de l'argent pendant sa fusion,
étant très - divisé et sa solidification subite, les protub£rances sont proportionnellement plus petites et répandues avec plus d’uniformité sur la surface du métal. :
3° En répandant, pendant quelques instans seulement,
du charbon sur la surface de l'argent en fusion, ce char-.
bon s’empare aussitôt de tout l’oxigène , et il ne se manifeste plus aucune ébullition, ni quand on laisse le métal se refroidir par degrés, ni lorsqu'on le jette dans l’eau.
4° Si, après avoir versé successivément et par petites quantités ; de l’ärgent, amené par la coupellation à l’état de pureté parfaite, dans un vase contenant de l’eau, on plaçait chaque fois sur l’eau, immédiatement après y avoir versé l’argent , un flacon renversé, préalablement rempli d’eau et portant un entonnoir à son ouverture , le gaz oxigène , qui se dégageait du métal , passait dans le’ flacon et le remplissait bientôt; on avait eu soin de tenir constamment l’ouverture du flacon sous l’eau , de manière à éviter toute introduction d’air atmosphérique. Ce gaz oxigène du flacon contient , d’après l’analyse qui en a été faite par M. John Dalton, 86 ou 87 pour 100 d’oxigène.
M. Samuel Lucas, a cru pouvoir tirer , des résultats de ces expériences, la conclusion , 1° que l’argent pur, à létat de fusion, a la propriété d'enlever une petite quantité d’oxigène , non-seulement à l'atmosphère , mais encore à d’autres corps ; »° que l’oxigène ainsi absorbé, resle uni à l’argent, tant que celui-ci est fluide, pourvu toutefois qu’une substance ayant plus d’affinité que ce métal pour l’oxigène ne se trouve pas en contact avec lui. : | |
Ces expériences de M. Samuel Lucas, et le fait intéres sant qu’elles semblaient établir , déterminèrent M. Chévillot à entreprendre de nouvelles recherches sur ce sujet ; et comme, suivant lui, le phénomène s’appliquait à la théorie de la coupellation , c’est en employant les procédés de cet art, qu'il crut devoir faire ses expériénces. Il ünt en conséquence en fusion pendant vingt minutes, dans des coupelles et creusets placés au milieu de la moufle du fourneau de coupelle, et plongés sous une cloche pleine d’eau , des quantités de 9 et de 30 grammes d'argent, aux différens titres de 990, 995 et 992 mil-
ARGENT. 911 lièmes , et il prit note des quantités de gaz oxigène que le métal, en se solidifiant, laissait dégager. Dans une de ces expériences, sur 50 grammes d'argent, au titre de 999 millièmes, ce métal fut mis dans un creuset recouvert de plusieurs petits fragmens de charbon , tenu en fusion pendant 30 minutes dans la moufle, et coulé sous une cloche pleine d’eau, il ne se dégagea que quelques
bulles de gaz. | : M. Chévillot continua ses essais sur de l’or, aux titres de 946 millièmes, sur du zinc, de l’antimoine, - du bismuth, du plomb, du cuivre, de l’oxide de strontium , du deutoxide d’étain, du tritoxide de fer , et enfin sur de la chaux provenant du marbre blanc. Il chercha ensuite à déterminer quelle pouvait être la cause de la production de gaz oxigène qu'il avait reconnu que Îles coupelles laissaient dégager lorsqu'on les plongeait rouges ile feu sous des cloches pleines d’eau.
De toutes ces expériences diverses , M. Chévillot conclut, 1° que leurs résultats confirment pleinement le fait annoncé de l’oxidation de l'argent par la fusion , au contact de l’air; 2° que parmi toutes les substances qu'il a examinées , il n’y a que l'argent qui possède la propriété de laisser dégager de l’oxigène par Peau. Il ajoute à ces conclusions, que M. Samuel Lucas ayant vu uné ébullition qui a duré une demi-heure et plus, à la surface de masses considérables d’argent qui se refroidis-
saient, et que d’ailleurs s’étant assuré lui - même qu'il
suffit d’une très-petite quantité de cuivre pour empêcher Poxidation de l’argent, on pourrait attribuer à l’oxidation de, ce métal la difficulté qu’on éprouve à obtenir, sans végétation , l'argent fin passé à la coupelle. *
En employant fréquemment dans les laboratoires de chimie le nitrate d’argent comme réactif pour les chlorures et l’acide hydro-chlorique , il y a une quantité considérable de chlorure d’argent produite ; si, comme cela a ordinairement lieu, on fond ce chlorure dans un creu-
set avec de la potasse pour en opérer la réduction, on ,
‘ Annales de chimie et de physique, tome XII, page 402, ct tome XIIE, page 290.
Chlorure.
Séléniure.
perd beaucoup d'argent; il est donc préférable de Île mêler avec de la chaux et du charbon dans les proportions suivantes :
Chlorure d’argent.. . . 7. . . . 100,0 Chaux vive,.sèche,s, 3.14, :,10,8 Charbon. . \® L L] L] e. L L] L . . L,2
Cependant comme il est nécessaire, pour le meilleur succès de cette réduction, que le chlorure ne soit pas en masse, mais en poudre, et bien mélangé avec les autres ingrédiens , on a imaginé un procédé qui, étant d’une exécution facile, ne peut donner lieu à aucune perte et convient également au chlorure d'argent en masse et en poudre.
Ce procédé consiste à mettre le chlorure dans un vase de zinc ou dans une petite marmite de fonte de fer, l’un et l’autre bien décapés , et à l’y recouvrir de deux ou trois centimètres d’eau. Alors la décomposition du chlorure s’opérera d'elle-même en peu de temps. Dans ce cas, elle commence d’abord, surtout avec le chlorure en masse , aux points de contact; mais elle s’étend bientôt sur toute la surface du chlorure sous la forme de ramifications , et pénètre dans son intérieur; de sorte qu’en moins d’une heure des morceaux considérables de chlorure sont entièrement réduits. La température , qui s’élèva beaucoup lorsqu'on opère sur d’assez grandes quantités , contribue à accélérer l'opération. Si cette température est trop faible, on peut y suppléer par une chaleur artificielle. * |
Il y a lieu de conclure des expériences de M. Berzélius, que l'argent peut se combiner avec le sélénium en deux proportions. Lorsqu'on chauffe les deux métaux en contact, ils s'unissent avec dégagement de chaleur, et il y a formation d’un composé très-fusible, dont on peut séparer par la distillation l’excès de sélénium. Ce séléniure est gris; et, dans son état de fusion , sa surface est brillante et polie comme celle d’un miroir. Exposé à la chaleur , il se fond au-dessous de la température rouge.
: Annales de chimie et de physique , tome XIV, page 510.
OR. D C’est probablement un bi-séléniure ; on peut en dégager, par la chaleur , une partie de son sélénium , mais non la totalité. Ce séléniure est un peu malléable. :
Lorsqu'on précipite une. dissolution d’argent par le gaz hydrogène sélénié, on obtient une poudre noire, qui en séchant devient d’un gris foncé. Le séléniure exige pour se fondre une chaleur rouge , et il ne donne point de sélénium par la distillation. C’est probablement un proto-séléniure d’argent.*
De l'Or.
M. Pelletier ayant eu lieu de remarquer, dans quelques expériences qu’il avait faites il y a environ dix ans, conjointement avec M. Duportal, sur les préparations d’or alors usitées en médecine, plusieurs phénomènes dont il n’avait pu se rendre compte, il s'était proposé, dès cette époque, d'entreprendre de nouvelles recherches sur ce sujet ; et ce n’est que dans ces derniers temps qu’il a pu s’en-occuper. Il s’est en conséquence livré à un travail important et très-étendu , dans lequel il a successivement examiné avec beaucoup de soin, . savoir : l’action des acides minéraux sur les chlorures d’or ; l’action des acides sur l’oxide d’or ; l’action des sels sur le chlorure d’or ; l’action, sur ce chlorure , des bases salifiables ( oxides métalliques ), potasse, soude, baryte, magnésie ; et après avoir porté son altention sur les prétendus sels triples d’or, il termina son examen en soumettant ce métal à l’action de l’iode , et en cherchant à reconnaître celles qu’exercent sur le chlorure et l’oxide d’or quelques substances végétales, et spécialement les acides végétaux. | |
Des faits principaux que les essais de M. Pelletier
sur l’or lui ont fait connaître, et qui par les résultats de ses nombreuses expériences lui paraissent être suffisamment élablis, il croit pouvoir tirer les conclusions suivantes : MALE
1° L'or doit être considéré comme un métal électronégatif, c’est-à-dire comme donnant lieu à des oxides
: 6e édition de Thomson, vol. L, page 500; et Annales de chimie et de physique, tome IX, p. 245.
Faits pour l'histoire de
l'or,
qui ont plus de tendance à faire fonctions d'acides que fonctions de bases. | 2° Les oxides d’or ne peuvent former avec les acides
‘de véritables combinaisons salines. ù
5° Le peroxide d’or peut s’unir aux alcalis et à d’au tres oxides métalliques, en formant des combinaisons qui jouissent de propriétés particulières.
4° L'or, dans sa dissolution nitro-muriatique, est à l'état de perchlorure.
5° Les prétendus sels triples d’or ne sont, que des mélanges, dans lesquels l’or est encore à l’état de perchlorure. \ |
6° L'or s’unit à l’iode , et formeun composé dont les proportions constantes et faciles à déterminer avec exactitude , ont été trouvées pour l’iodure d’or de
6e OR RE OR Reg PR 1 DOS DR R Ne ODA FA Ses OS LD
De ces proportions de l’iodure d’or, on peut en inférer que celles des oxides d’or, des chlorures, etc. , sont :
Pour le protoxide d’or, oxigène. . . 3,94099 Or L1 L] L] . L2 L] LA L1 L2 L2 L2 LA L2 L2 L2 L 2 100, » Pour le peroxide ; oxigène..'. . .. 10,04 Or L] . . L L] L1 L2 L1 L2 LZ L2 L2 o L1 L] L] 190 » ;
ou , en considérant le poids de la molécule d’or 29,99, le poids de la molécule d’oxigène étant 1 , et le nombre proportionnel de l'or indiqué en nombre rond à 299, l’oxigène étant 10, on aura
10 oxigène, protoxide.
30 oxigène, deutoxide.
44 chlore, proto-chlorure. 152 clhore, perchlorure.
Or 299
8° Les acides et les sels végétaux ont sur le chlorure êi l’oxide d’or des actions différentes, parmi lesquelles il faut distinguer celle de l’acide oxalique, parce que
* Annales de chimie et de physique, tome XV, pag. 5 et 115.