De l'acide ferro-chyazique , ow chyazique férruré
M. Porett a proposé un procédé ingénieux. pour obtenir cet acide en cristaux. Ce procédé consiste à faire dissoudre 58 parties d’acide tartarique cristallisé dans de l'alcool, et à verser cette dissolution dans fiole contenant 50 parties de chyazate ferrugineux de: : potasse dissous dans la moindre quantité possible d'eau gaéié'e del bi fe tn na ve his À 2
: 6e édition de Thomson, vol. II, page 302. À
chaude; comme celle de 8;à 12, grammes. ‘Par ce mélange des deux liqueurs, tout l'acide tartarique se çombinant avec. la, potasse,, la précipitera à l’état de bi-tartrate de cet, aleali,, et RES retiendra plus e dissolution;:que l'acide ferro-chyazique , qui , par :évaporation spontanée, se sépare en.petits cristaux colorés en jaune, se rapprochant. généralement de la forme de cube. M. Thomson annonce avoir exécuté avec succès ce mode: de préparation de acide ferro-chyazique,: Les cristaux de cet acide, sont promptement détruits lorsqu'onles.laisse exposés à l’action de la lumières: ils; se recouvrent d’une, couche de, bleu de Prusse, et perdent leur forme: régulière. Le. même, changement eut lieu , lors même qu'ils furent, placés à; Pabri du contact de la lumière dans une presse en bois , qui; à la vérité, fut très-souvent ouverte. ds | L'analyse de l’acide ferfo-chyazique présente une très-grande difficulté, qui vésulté principalement de ce que le fer qu’il contient est très-aisément volatilisé. M. Porett crut dévoir conclure d’une suite d’expériences; dont le détail se trouve exposé.dans les Transac-: tions philosophiques, pour 1816, que l’acide ferro-chyazique est un composé de 4 atomes acide chyazique, et 1 atome oxide de noir de fer. M. Thomson observe, qu’il publia, en 1818 , ses expériences sur le ferro-chyazate , ou chyazate ferrugineux de potasse;et que; de leurs résultats , il tira, comme s’en déduisant ,:la conclusion , que l’acide ferro-chyazique était probablement un composé d’un atome d’acide chyazique et d’un demi-atome de fer; mais il avoua en même temps que cette hypothèse ne concordait pas exactement avec les produits par lui-obtenus , les quantités de carbone et d'hydrogène étant trop grandes pour un seul atome d’acide chyazique. M. Porett fit bientôt après sur ce sujet un nouveau mémoire, dans lequel il chercha à faire voir que: Facide ferro-chyazique était: un composé de 2 atomes acide chyazique + 1 atome azote ; + 1 atome fer; mais la détermination de: cette constitution ne peut s’accorder avec la‘ qnantité de fer dont l’analyse fait reconaître la présence dans l’acide, et qui, d’après elle, ne s’élève qu'à un demi-atome. - M. Porett publia encore, en,oc-
ACIDE* FERRO=CHYAZIQUE. 409 tobre, 1819, des expériences sur cet acide, dont les résultats lui font. reconnaître que ia proportion de fer que M. Thomson en ayait séparées n’étaitpas au-dessous de la, véritable ; et par conséquent il accorde que la quantité de fer. dans l'acide ferro-chyazique ne’s’élève qu'à uni demi-atome. Il obtint, de l'analyse qu’il fit de 1 partie du ferro-chyazate de potasse, par le moyen du
peroxide de cuivre, les substances suivantes ; savoir: »
centim. cub.” parties.
Acide carbonique. . . . 29. . . — 0,226 carb.. Gaz azote. . ... . . . . 7... . — 0,196 azote. Hydrogène... . .",8: . . — 0,000 hydrog. &: 0,567 Il y a, suivant M. Thomson, un excès de 0,06 de parties dans cette analyse de l'acide. Il annonce Pavoir répétée au moins 20 fois pour vérifier, s’il était possible, lesrésultats de M. Porett, mais sans pouvoir parvenir à être amené. à des conclusions semblables à celles par lui -établies. Il se trouva donc; ajoute-til, dans la nécessité de différer d’opinion avec ce chimiste habile, et'de conclure , conformément à son premier mémoire , que l’acide ferro-chyazique est un composé de 1 atome acide chyazique et de ? atome de fer. Il est. même porté à présumer, que l'opinion qu’il avait énoncée dans la précédente édition de cet ouvrage, savoir, que l’acide ferro-
chyazique est un composé de cyanogène et de fer, sera
à la fin confirmée. Eten effet, il a toujours obtenu dans ses expériences une quantité d’eau telle qu’elle indique la présence d’hydrogène dans l'acide ; mais le docteur Prout, qui a répété l'analyse avec un appareil plus perfectionné que le sien , n’a pas obtenu une proportion d’eau plus grande que celle qu'on peut supposer exister dans le sel, à l’état d’eau de cristallisation. De plus amples recherches sont donc nécessaires avant que cette question puisse être considérée comme définitive-
ment jugée. 5 parties de cristaux de ferro-chyazate de :
potasse , chauffés avec du peroxide de cuivre, fournissent 131 centimètrés cubes de gaz; de ces 191 centimètres il y en a 75 absorbés par la potasse , et quisont,
no TACIDES COMBUSTIBLES. ‘
par conséquent , du gaz acide carbonique ; les 56 centi-
mètres cubes restans sont du gaz azote ; mais la potasse
dans le sel reste à l’état d’un carbonate. Si l’on ajoute
cet acide carbonique aux 95 centimètres cubes de gaz
dégagé, on aura 111,45 centimètres cubes; ou presque le
double du volume du gaz azote dégagé. Il s'ensuit done!
que dans l’acide ferro-chyazique le volume de carbone est
deux fois celui de l’azote ; ét, par conséquent, cet acide
contient 2 atomes de carbone (et non pas 4 comme l’af-
firme M. Porett) par chaque atome d’azote. D'après
une expérience dont le docteur Prout donna communi-
cation à M. Thomson, 5 parties de ferro-chyazate de potasse, chauffées avec du peroxide de cuivre, perdi-
rent environ 4 parties de leur poids (en comprenant dans la perte l’acide carbonique encore retenu par la potasse ). Or, cette quantité équivaut à peine au poids de l’acide carbonique et du gaz azote dégagés ; de sorte: que , suivant cette expérience , l’acide ne paraît pas contenir d'hydrogène. Mais comme M. Thomson annonce avoir constamment obtenu de l’eau dans toutes ses expériences , il considère, comme un fait prouvé , que l’acide ferro-chyazique est composé ainsi qu’il suit :
2 atomes carbone. , 7... 7 =")o0 2 A DOINE BZOE ELU PATENT STSEE 1 atome hydrogène. . : . . . —1,29 Et htômRe Ter. PLIS MOSS RS 6,29
Mais comme le nombre équivalent 6,25 ne peut s’accorder avec la composition du sel, il n’y a, suivant M. Thomson, d'autre alternative que de supposer que la quantité du fer est réellement d’un atome entier, quoiqu’il n’ait jamais pu parvenir qu’à en obtenir un demi. Dans cette supposition l'acide ferro-chyazique doit être formé de
2 atomes carbone. . . . . . . — 1,900 1 atome azole. . . . , . . . . — 1,700.
1 atome hydrogène, . . . . . —0,129
1 atome fé. . . . . . . . . . — 5,900
AGIDE FERRO-CHYAZIQUE. 411 ce qui ferait le poids du nombre équivalent pour l’acide 6,879: M. Thomson-est porté à soupçonner qu'on par: viendra définitivement à l’établir à 6,75, ce qui-serait le poids d’un atome de cyanogène uni à un atome de fer. Mais il considère cet objet de recherches comme présentant encore: beaucoup d’obscurité;'et il avoue que depuis. la publication de son mémoire ; en 1818 , il ne lui a pas été possible d'acquérir plus de lumière sur ce sujet. * | ANA
Ferro-chyazate ; ou chyazate ferrugineux , de potasse. *
Ce sel fut formé , pour la première fois, par Macquer, qui le proposa comme réactif, non-seulement pour. découvrir la présence de métaux dans des dissolutions , mais encore pour déterminer l'espèce de métal; eb, en conséquence, ce réactif , qui fixa dès lors l’attention des chimistes, acquit une grande célébrité. On le préparait ordinairement en faisant bouillir du bleu de Prusse dans une lessive de potasse, jusqu’à saturation complète de l’alcali , et en évaporant ensuite la liqueur filtrée jusqu’à ce que le sel cristallisât. Il'se fabrique actuellement en grand par MM. Macintosh et compagnie, de Glascow ; et on peut se le procurer, provenant de leur établissement, en cristaux des plus beaux et de la plus grande pureté. Le ferro-chyazate de potasse est d’un beau jaune topaze et transparent ; sa couleur paraît verte par la lumière transmise. La forme de ses cristaux est une table carrée avec bords en biseau. On peut considérer cette forme comme étant celle d’un octaèdre formé de deux pyramides appliquées base à base, chacune de ces pyramides ayant son sommet profondément tronqué par un plan parallèle à la base. Les bords en biseau de la
1 6e,édition de Thomson, vol. IT, pag. 508 ; Annats of philosophy, XIT, 102 et 214, XIV, 295 et 296; Annales de chimie et de physique, tome Ï, pages 120 et suiv., et tome VIII, page 430. ‘ Le
2 De tous les sels formés par la combinaison de l'acide ferro-chyazique avec des bases, sels dont il a été fait mention dans la précédente édition de M. Thomson, le ferro - chyazate de potasse et le perferrochyazate de fer sont les seuls à la description desquels il a it apporté
dans cette édition-ci quelques changemens. R.
fa2 IAGIDES: COMBUSTIBLES:
iable.;! oules deux faces contiguës des pyramides tron quées ;, sont. inclinées entre elles ; sous un anglé d’environ 139 degrés. La pesanteur spécifique de ces cristaux est: dé 1,833. Ils peuvent être facilement divisés en ta. bles parallèles aux, bases des pyramides ; et ces tablés sont susceptibles d’être pliées sans se rompre. :
La saveur du ferro-chyazate de potasse est salée et fraîche , sans ävoir rien de désagréable ; elle est soluble dans l’eau distillée, à différentes températures , dans l’ordre suivant, savoir :
à 12° centig. 100 parties d’eau dissolvent 27,8 parties du sel.
ONE à ET RE DRE LP RM dE APS En 65, Re a D NA ANT EN 8-,6 à 93° CES! A EL ss + «à d + .: 90,6 ï
Ce. sel est insoluble dans l’alcool-et dans l’éther sulfurique. Exposé à la chaleur, il abandonne son humidité, et blanchit ; mais il ne se fond pas, et les cristaux ne perdent leur forme que lorsque la chaleur approche du rouge ; et même une longue exposition à une chaleur rouge ne détruit pas l’acide, quoique le sel soit alors devenu fortement alcalin. * al re
Perferro-chyazate de fer. M. Thomson, qui annonce avoir fait l'analyse de ce sel par le moyen de la potasse , le trouva formé de -
Acide ferro-chyazique. . . . . . 51,0 Peroxide de fer. . : . . . . . . 37,8 Bautior He LAS LA LR IRrEA
D'où il suit évidemment , suivant Jui, que le sel qu’il analysa, était un composé de 1 atome acide + 1 atome peroxide + 1 atome eau; mais il y avait un léger excès d’eau, probablement parce que le sel, réduit en poudre, soumis à l’analyse, n’avait pas été suffisamment desséché. Il ést difficile d’obtenir sa dessiccation complète, à raison de ce.que ce sel prend feu à une température entre 200 et 260° centigrades, et qu’alors il brûle trèsvivement, mais sans MU , il s’exhale en mème
* 6e édition de Thomson, vol. II, page 312.
ACIDE FERRO-CHYAZIQUE. 413
temps beaucoup d’ammoniaque. En supposant le sel par: faitement.sec , ses parties constituantés auraient indubitablement été. 15 AD
1 atome acide, , r Gobih PARENTS 52,49 1 atome peroxide, =, 5,00 ..:,... 38,89 1 atome eau RAS dl sk T7
Lorsque le perferro-chyazate de’ fer est chauffé au rouge , il donne de l’acide chyazique , de l’ammoniaque et un gaz combustible particulier , composé de 3 volumes carbone, et 4 volumes hydrogène, condensés en un tiers de leur volume ; sa pesanteur spécifique est 0,6743.
100 volumes de ce gaz exigent, pour leur combustion complète, 283,8 volumes d’oxigène, et il se forme 143,5 : volumes de gaz acide carbonique. Le chyazate ferrugineux peut à peine être. complétement décomposé par son exposition à une chaleur rouge , le résidu prend feu de lui-même à l’air, et donne en même temps une certaine quantité d’ammoniaque. * |
D’après ces recherches de MM. Thomson et Porett, sur l’acide hydro-cyanique ( chyazique ) , et sur les sels que forme cet acide par ses combinaisons avec les bases, M. Berzélius, considérant que ces recherches n’avaient pas éclairci davantage la matière, parce qu’elles n’ont pas été faites avec assez de soin pour que la nature des combinaisons les ‘plus importantes de l’acide hydro-
cyanique , les sèls appelés hydro-cyanates ferrugineux (ferro - chyazates ,” ou chyazates ferrugineux) , ait été parfaitement expliquée, il crut devoir en entreprendre de nouvelles $ur là composition de ces sels, et il en a présenté l'exposé dans un écrit très-étendu , et des plus importans. °° des
M. Berzélius fait observer d’abord que M. Porett , à qui l’on doit une foule d’observations importantes sur les hydro-cyanates , ou chyazates ferrugineux , a trouvé que ces sels peuvent se combiner avec le soufre en for-
1 Ge édition de Thomson, ‘vel. I, page 514; Phil. trans. 1814, page 536.
mant un acide particulier (acide sulfo- -chyazique ; ou chyazique sulfuré) ; dont l'existence: et quelquessunes de ses propriétés étaient déjà connues, mais dont on ne soupconnait pas en quoi cet acide diffère de l’acide chyazique. M. Berzélius ajoute, que M. Porett fut encore porté , par ses expériences , à la conclusion, que le fer qui entre dans la composition des chyazates férrugineux, ne s’y trouve point à l’état d’oxide, mais bien sous forme métallique , uni avec le carbone, l'hydrogène et l'azote, qu'il.est ainsi un des élémens Fe f'aotde , où le fer joue un rôle analogue à celüi du soufre dans l'acide sulfo-chyazique ; et que, par conséquent, la. notion adoptée relativement aux hydro-cyanates ferrugineux , d’après laquelle on les considérait. comme des sels à deux bases, dont l’oxidule de fer est toujours l’une, était inexacte. M. Thomson adopta l’idée de M. Porett ,
sur la nature de l’acide chyazique ferrugineux ; mais ayant fait, l’un et l’autre , l'examen de la composition du chyazate ferrugineux de potasse, ils ne se trouvèrent pas d accord dans les’ résuliats qu'ils avaient obtenus de leurs analyses de ce sel; :et cette discor-
dance, qui donna lieu à discussion , {ut l’objet de plusieurs mémoires successivement publiés.
M. :Berzélius parle aussi des nombreuses recherches de M. Vauquelin sur les prussiates (hydro-cyanates) et de la note de M. Robiquet sur la composition du :bleu de Prusse, comme du dernier travail sur cette matière, dont il ait eu connaissance. Il termine l’énonciation d ces différens travaux en observant, «que leurs résultats contradictoires , et des conjectures si peu justifiées par l'expérience , n'étant pas propres à donner une idée exacte de la composition des hydro - cyanates , il s’est occupé d’expériences, ayant pour but de se procurer des éclaircissemens sur ces objets ; et il présente l’exposé des résultats qu’il en a obtenus, ainsi NE des, conclusions qu'il a cru pouvoir en tirer.
M. Berzélius a d’abord recherché quel pouvait être le rapport du fer à l’autre base, dans les hydro-cyanates (chyazates) ferrugineux; et ses expériences analytiques faites, par diverses méthodes, sur de l” hydro-cyanate ( chyazate) ferrugineux de potasse , mis à l’état de pu-
ACIDE FERRO=-CHYAZI QUE. 415 reté , lui donnèrent, pour résultat moyen ! la compo sition suivante , savoir : duo Ghe0'l
Potasse. . . ... 44,62 contenant oxigène. 7,58 2 ; Protoxide de fer. 16,64 . , .... ., | 8,791;
Fou APE ES QU dés 2 DIAIONS
de ! l :
1! en résulteque la potasse contient deux fois, et l’eau trois fois autant d’oxigène que le fer, sous forme de protoxide ; la perte est à peu près égale au poids de 4 atomes d’acide hydro-cyanique (chyazique) ; mais la supposition que ce sel doit contenir ce même nombre d’atomes , ‘est moins vraisemblable, parce que , dans ce cas, il faudrait que la base la plus faible , le protoxide de fer, contint , relativement à sa capacité ordinaire de saturation, deux fois autant d’acide que la base la plus forte , la potasse. 1°: TR | fauton ss
Examinant ensuite l’hydro-cyanate (chyazate) ferrugineux de baryte, M: Berzélius trouva que ce sel consiste dans | LES 0 Baryte.. . . . « 51,273 contenant oxigène 9,38 2 Protoxidgdeférs, 114,000 24 l'a a 420 ci Eau dr dréhane et 0400 de: aide. MAT ANT a 0 Pértéan its J. 4 20,802... ti RUE dirais
ve we
Cette: composition offre donc le même rapport ‘éntre le protoxide de fer et la baryte, que dans le sel à base de potasse. D’un autre côté, elle présente , ainsi que le fait observer M. Berzélius , dans le rapport de l’eau aux bases, une exception remarquable à la règle ordinaire. Lorsqu'en effet, on compare le rapport de la capacité de saturation des bases à la quantité de la substance perdue dans l’analyse, on trouve, que dans le sel à base de baryte , la perte excède celle dans le sel à base de potasse, d’une quantité précisément égale à la quantité que l’eau a donnée en moins.pour que son oxigène fût deux fois celui de la baryte , et six fois celui du protoxide de: fer ; et
cette eau se laisse retrouver quand on brûle ce sel: avec de l’oxide de cuivre,
L’hydro-cyanate ferrugineux RE ferrugineux) à base de chaux, préparé par M. Berzélius', de Ja même manière que celui à bäsé de baryte, ét également ana lysé par lui, donna pour résultats :
Chaux ri Nes contenant “oxigène. 6,20 2 ; Protoxide de fer. 13,69. . . .. JAI NI VOST Fat ne ane BOOTS AU NOT NS e EX Perte. . . . . . 25,85. | RSS
On retrouve. encore dans cette composition, ainsi que dans le sel à base de baryte, qu’une demi-proportion d’eau manque; c’est-à-dire, que le sel retient un; atome d’eau; et, en comparant la perte en substances détruites par le ES, avec la: capacité de saturation des bases, on reconnaît de même ici un surplus qui correspond à la quantité! d’eau qui a disparu.
- Dans l’analyse de l’hydro-cyanate ferrugineux, à base d’oxide de plomb, M. Berzélius ne put déterminer avec autant de précision qu'il l'aurait désiré la quantité d’eau que ce sel contient, parce que son point de desséchement: parfait-se rapproche trop de celui où il commence à s’eflleurir. Cependant les résultats obtenus portent M. Berzélius à croire que dans ce sel, tout comme dans le sel à base de potasse, l’eau contient la même quantité d’oxigène que les deux bases ensemble. L’analyse de ce sel à base d’oxide de plomb, avait:donné :
Oxide deplomb. 70,0 contenant oxigène. . . 5,09 » : Protoxide de fer. LP DAME RS IS UC RT ape ee al TA Ne Perte... ne 177
On retrouve donc encore ici le même rapport entre le protoxide de fer et celui de plomb , ainsi qu’entre les bases et la’ matière détruite par la combustion, que dans l’hydro -cyanate ( chyazate ) RER de | Le tasse.
M. Berzélius pense que les analyses de ces sels suffiront pour prouver que, dans quelque état qu'y soit le
ACIDE FÉRRO-GHYAZIQUEs 413 fer cl gtend en, état. de: prototille’, la; niape üutant d’oæigène , que le radical de l'autre bases osier
M. Berzélius ne regardant point comme, décisives les preuves sur lesquelles M; Porett a fondé somopinion, que. le fer se’trouve à l’état métallique dans l’acide hydro-cyanique ferrugineux ; (acide;ferro-chyazique )., et que cel métal fait partie constituarite! de, cet acide, il cher cha à vérifier cette idée par une expérience directe , et: plusieurs autres diversement répétées ; ;.et il finit par en obtenir pour la composition, de-l’hydro-cyanate ferrugineux (. ferro- Fpyarals) à base de: potasse et cris+
sallisé savoir : . ENT | Ÿ LA Sr 13.85 up Étoktde” dé for, +. it 16 65%
Potassium. 3711 + Potasse . .... .... 44,68 Cyanogène. 37,23 | Eau. A Ge Hp
M. Berzélius conclut de toutes ses expériences sur l'acide hydro - cyaniqué ferruginux,, dont ïl croit inutile d'exposer les résultats ; qu’elles prouvent que les sels appelés prussiates, ou hydro- cyanates ferrugineux ( chyazates ferrugineux ) , sont en effet des cyanures composés d’un atome de gyanuré de fer, of vod 2 atomes de cyanure'detl’autre métal, l
Mais quelle est la nature de ces rem lors:
qu’ellescontiennent de l’eau?C’est ce que, selon M. Berzélus, ilest plus difficile de déterminer. Dansles prussiates ferrugineux de potasse et de plomb , il y a exactement Ja quantité: d’eau requise pour les transformer en hydrocyanates; on! peut donc les considérer comme des hydrocyanates doubles. Mais les élémens sont-ils en eflet combinés de ‘cette manière, ou peut-on aussi les regarder comme des cyanures'avec eau de cristallisation ? :
M. Betzélius mit des cr istaux de prussiate ferrugineux de potasse dans le vide ;:avecde l’acide sulfurique ; à da température de X 13 ‘degrés centigrades , ces Cristaux avaient perdu toute leur. éai de combinaison ; un morceau d’un cristal , introduit dans le vide du baromètre, le fit descendre à la température de + 19° centigrades de 0", 005, Quoique M. Berzélius he présente pas cé'ré: sultat comme étant bien exaët ; à raison de lextrème
Sa conversion en éther sulfurique, par un procédé nouveau,
difficulté qu'il y a à faire monter un corps solide dans le mercure parfaitement exempt de tout ai: mécaniquement adhérent à sa surface ; néanmoins lPexpérience prouve! que’ Peau :de ‘cristallisation ; dans l’hydro-cyanate ferrugineux ‘dé potasse } est douée? d’une certaine tension qui varié avec Ja ‘température: Il paraît’ donc que’ le’$el donit il's'agit contient de l’eau toute formée, et non pas del’acide hyÿdro-cyanique et des bases oxidées ; car il'n’est pas bien probableque la base et l'acide puissent se décomposer et se recomposer à mésure que la tension de l’éau varie d'après la température et’ d’après la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère dont'ils sont entourés. Dans ce cas, il faudra considérer l’hydrocyanale ferrugineux de potasse cristallisé, comme ur cyanure double et de potassium, combiné avec de l’eau de cristallisation , à la manière des sels, dont il possède, même dans son état d’efflorescence, tous les caractères extérieurs.” 8 i PPS NAN COMPOSÉS COMBUSTIBLES,
7 ve De l’Alcool. me Lorsqu'on fait bouillir de l'acide sulfarique étendu-sur du chromate de plomb ou de baryte-en grand excès, l’acide-chromique que l’on obtient n’est jamais purs il retieñt beaucoup d’acide sulfurique , lors même qu’on emploie dix fois plus de ce dernier acide qu’il n’en faut pour décomposer le -chromate: employé: C’est en examinant le liquide contenant les deux acides ;(que M: Gay- Lussac réconnut que l'alcool dissout très-facilement le composé d’acide chromique et d’acide sulfurique ;:composé qu’on peut obtenir immédiatement en mélant ces acides dans un état convenable de concentration. L’action réciproque de. ces acides, lorsqu'ils sont en présence et pour peu que l'alcool soit concentré ; ‘est extré-
ts :
. Annales de-chimie et de hysique, tome XV, page 144... Nota. Les acides hydro-chlorique , fluoborique et ferro-chyazique sont particulièrement classés par M. Thomson, savoir; le premier parmi les acides composés de chlore et d’un combustible; le second parmi les acides composés de fluor et d’un combustible; et les deux , autres sont établis comme composés acidés de cyano;ène et de combustibles, R. die LRO GIE Ci Car |
ÉTHER SULFURIQUE. 4x9, mement vive, etpeut même être suivie d’explosion ;.
l'acide chromique est ramené à l’état d’oxide vert, et le liquide prend une odeur éthérée annonçant qu'il s’est formé de l’éther. Et en effet on obtient du liquide éthéré, convenablement rectilié , de l’éther sulfurique et une huile blanche transparente et légère , que M. Gay-Lussac considère comme identique avec l’huile douce du vin; et les résultats ayant été les mêmes, en traitant du peroxide de manganèse par l'alcool et l’acide sulfurique, M. Gay-Lussac en a conclu que lorsqu'on traite l’alcoo! par l'acide chromique et l'acide sulfurique, ou par ce dernier et le-peroxide de manganèse , il paraît éprouver la méme altération que par l'acide sulfurique seul. De l’éther sulfurique et de l'huile douce du vin se forment par le moyen de l’exigène de lacide chromique, ou du peroxide de manganèse. L’acide sulfurique n’éprouve
aucune altération , mais sa présence est nécessaire pour
déterminer la décomposition de l’alcool et la désoxidation partielle de l'acide chromique , et de l’oxide de manganèse,
M. Gay-Lussac fait observer que Schéele avait déjà
reconnu qu'en laissant ensemble, pendant quelques jours, du peroxide de manganèse , de l'acide sulfurique et de l'alcool, et en distillant ensuite doucement , l'alcool passe
avec une forte odeur, se rapprochant beaucoup de celle, de l’éther nitreux. M. Dobereiner a aussi remarqué une.
odeur semblable dans un mélange de chromate de potasse, d’acide sulfurique et d’alcool , et il paraît l'attribuer à un éther particulier produit par la réaction de l'acide chromique sur l'alcool *. Var |
L G De l’Ether sulfurique.
Suivant M. Dalton, un volume d’éther exige , pour sa combustion , six volumes d’oxigène ; le résidu consiste
dans quatre volumes d’acide carbonique. Or, il est évi-
dent que quatre volumes de gaz oxigène doivent avoir été employés à la formation du gaz acide carbonique ; et les deux volumes restans ayant donné lieu à prodaction d'eau, ont dà s’uñir à üné quantité d'hydrogène qui, à l’état de gaz , s’éleverait à quatre volumes. Le gaz acide
‘ Aunales de chimie et de physique, tome XVI, page 102.
Composition,
carbonique contient un volume égal au sien de carbone à l’état gazeux. Il suit donc de ces faits, qu’un volume de vapeur d’éther contient : ) | 4 volumes carbone 4 volumes hydrogène La pesanteur spécifique de la vapeur de carbone est 0,416, celle du gaz hydrogène 0,0094. Ainsi 4 volumes carbone pèsent. . 1,664 4 volumes hydrogène. . . . 0,277
è condensés en 1 volume.
| Total. ie 4 HONTE Pesanteur spécifique de la vapeur d’éther. . 2,586
Restant. …. . . : ..… 0,645
Il paraît donc que le poids de la vapeur d’éther excède celui du carbone et de l'hydrogène , dont on y découvre la présence par l’analyse de 0,645, hombre qui représente presque exactement le quart du poids de la vapeur d’éther. Or, cette différence ne peut être attribuée qu’à l’eau. Il s'ensuit que le poids de la vapeur’ d’éther doit consister, pour les trois quarts, dans du’ carbone et de l’hydrogène , et l’autre quart, dans de la vapeur d’eau. Or, 4 volumes de carbone, et 4 volumes. d'hydrogène , ‘sont dans les proportions qui constituent le gaz oléfiant, et ils équivalent à 2 atomes de gaz oléfiant, Mais |
2 atomes de gaz oléfiant pèsent. . . 3,5 1 atome d’eau pèse. . . . . . LA: 190
Total. . . . = 4,655 ss
Or, 1,125 se rapproche de très-près du quart de 4,625; d'où il semble résulter d’après l'analyse de M. Dalton , que l’éther est composé de 2 atomes de gaz oléfiant, et de 1 atome de vapeur d’eau, Actuellement , la pesanteur spécifique de 2 atomes de guz oléfiant est a L = 07200 BR ne ee de ee + eo 16 «+, — 1,9416 Tandis que celle de 1 volume de vapeur est — 0,6250 .