CREUSENBMT DES PUITS ET DES GALERIES
La tour de sondage a de grandes dimensions ; elle est eabcm; de grandes chatnes«amarres, tendues du sol au <e de Fédificei la consolident. A une certaine hauteur, sont établis, sur de fortes poutres, les chemins de fer affectés à la circulation des chariots porteurs du trépan et de la eaOlère. Lorsqu'on veut vider celle-ci ou qu'elle ne doit pas fonctionner, on la conduit hors du bâtiment sur un prolongement de la voie ferrée. Quand le trépan revient an jour» on le remise dans une excavation pratiquée à côté de rorifice du puits. La molette, ou poulie sur laquelle s*infléchit le cable de service, est établie sur un échafaudage très-solide, au dessus duquel est un plancher servant aux ouvriers pour attacher et détacher les tiges du cable. La tour renferme également deux machines motrices. L*uiie est i simple eflfet. La tige de son piston moteur est attachée directement à Tune des extrémités du levier de battage. Ce levier, soulevé par la vapeur, admise seulement dans la partie supérieure du cylindre, retombe en vertu du poids de ToutiUage. On fait la distribution à la main, afin de pouvoir régler la hauteur de chute d'après la dureté des roches à entailler.
L'autre machine est à rotation. Elle sert à enrouler et à défouler le cable qui, passant sur la molette, monte et descend les outils et les tiges du forage.
Les terrains stériles comprenaient des marnes, sur une
épaisseur de 106.50 m., et une couche de sables boulants
(Fliess)^ de 5 mètres, stratifiée à la surface du sol. On
descendit à travers cette couche une tour en maçonnerie
^œcendante, qui assura la solidité des fondations de la
tour de sondage. Puis on fora le puits jusqu'à une profon-
rfettï» de H6.50 m. le fesant ainsi pénétrer de 5 m. dans le
^^''^sîn houiller.
ï-^ trou précurseur avait un diamètre de 1.41 m. Sa
mission était de recueillir, afin qu'on put les élever fiioilement au jour, les détritus du grand puits qui devait le remplacer, et surtout de maintenir le trépan dans une position verticcile. Son percement ne demanda que lOS jours de travail et fut, par cela même, peu coûteux.
Alors on commença l'excavation définitive, au moyen d*un trépan de4.26m. de largeur.EIle atteignit, en 13 mois, une profondeur de 43.60m. L'avancement, qui, dans Tori* gine, était de 0.78 m. par journée de 12 heures, alla ensuite en diminuant progressivement, parce que la boue, accumulée dans le trou précurseur, se solidifiait et rendait le curage à la cuillère de plus en plus difficile, tellement qu'il devint nécessaire de forer ce trou à nouveau.
A cette époque, les ingénieurs ayant observé que les fréquentes réparations réclamées par le trépan diminuaient considérablement l'effet utile du forage, s'adressèrent à M. Krupp, d*Essen, pour obtenir un trépan d'une seule pièce, fait de cet acier fondu dont on a tant parlé.
L'avancement très-faible des trois derniers mois fut attribué à la grande dureté des marnes blanches qu'il fallut traverser, à la rupture de l'assemblage principal du ti*épan et de la tige et, surtout, h la fréquence des nettoyages opérés à une grande profondeur. .
Ce fonçage, commencé au mois de juillet 1853, n'a été terminé que dans le courant de janvier 1855; il a donc duré un an et sept mois, ce qui fait un avancement moyen de 6.13 m. par mois.
Le lecteur verra plus loin la nature du cuvelage appliqué à ce puits.
Forage des puits de S^-Vaast et de Péronnes (i). M. Chaudron, ingénieur des mines, a mis à profit le
(0 Annales des travauv publics de Belgique, Tome XVIII, page 1.
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procédé Kindt pour forer deux puits dans la concession de Péronnes* près de Bincbe, district du Centre. Le premier, le puits de S'-Vaast, avait à traverser i95 mètres de terrains stériles, composés de marnes, d'argiles glauconifères , de sables argileux et de ces dangereux sables boulants intercalés, dans cette localité , entre les terrains crétacés et la formation houillère. L'excavation a été arrêtée, à une profondeur de 98 m., dans la stratification dite iaurtia^oixst trouve actuellement la base du cuvelage, comme le lecteur le verra plus loin. Il resterait donc encore 97 m. à percer avant d'atteindre le terrain houiller ; mais on a dû abandonner définitivement ce travail , parce que Teau s'ouvrait incessamment un passage sous la partie inférieure du cuvelage et maintenait au fond du puits un niveau inépuisable de 25 mètres de hauteur.
Le forage a présenté deux périodes, l'une consacrée au trou précurseur, Tautre au puits définitif. Le trou précurseur, dont le diamètre avait d .37 m., a été porté d'un seul jet à une profondeur de 135 m. en 172 jours, dont 51 jours ont été absorbés par divers travaux de réparation.
L'exécution du grand puits , c'est-à-dire l'élargissement du premier à un diamètre de 4.25 m., a réclamé 7 mois ou 209 jours, dont 17 de chômages pour réparalions. En sorte que le fonçage complet a avancé, en moyenne, de 0.30 m. par jour, en défalquant toutefois la profondeur du forage précurseur.
De même qu'à Rotthausen, le porte-dents ou lame inférieure du trépan avait été fabriqué en acier fondu, provenant de l'usine de M. Krupp, à Essen ; les autres pièces étaient en acier forgé; Fensemble pesait environ 7000 kilogr. L'instrument, surmonté d'une glissière, élait manœuvré par des tiges en sapin de 0.15 à 0.16 m. d*équ&rrissage.
I^ mUffe des terrains n a pas nécessité l'emploi dd la dragOÊ décrite daos la première partie de cet ouvrage BM coîllèfe, ea tôle de 2 mètres de loogueur et de f m. de diamètre, a suffi dans taut le coui^ du travaiL
On avait complètement achevé le forage précurseur avant if enijepreodre le percement du grand puits , suivant la méthode de H. Kindt ; mais rexpérience a prouvé, de nouveau, que les débris s'aecumulent et se tassent dans le trou et qu'on ne peut les enlèvera la cuillère sans remettre en jeu le petit trépan, ce qui occasionne une perte de temps très-notable.
Le second puits a étë foré sur une ancienne avaleresse, diie de S**'Marie , abandonnée autrefois à 43 mètres de profondeur. Ce puits» situé à 30 mètres environ d'un puits dexlraction, est destiné au retour de Tair dans Tatmospbère;ii traverse une épaisseur de 107 mètres de terrains stériles, composés de marna et de silex ; ces stratifications reposent sur un banc d argile compacte qui , suivant M, Chaudron, doit se rapporter aux fortes toises du Couchant de Uons , et dans lequel il a établi la base du revétemeat étanche. Instruit par Vexpérience, cet ingénieur a fait, cette fois, marcher alternativement le trou précurseur et le grand puits , de telle taçon que le second suivit toujours le premier» en lui laissant toutefois une avance de cinq à dix mèti-es, pour pouvoir guider les outils,
La première excavation, dont le diamètre est de 1*37 m., e^t parvenue fi une profondeur de 108 JO m-; ta Kcconée a été arrêtée îi 105,20 m.; son diamètre est de 2.32 m.
Le percement de la seconde a été marqué par deux accidents. D'abord^ une déviation qui se fit sentir dane la varticilité de Taxe, exigea le redressement des parois ; puis, une partie de la maçonnerie constniite à rorifice du