‹ Supplément au Traité de l'exploitation des mines de houille, ou, Exposition comparative des nouvelles méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustiblesChapitre 38 sur 52 · RÉSULTATS DE LA COMBUSTION DU GAZ DÉTONNANT · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DE LA COMBUSTION DU GAZ DÉTONNANT

Lieux de refuge destinés à protéger les ouvriers contre Vaction des gaz produits par les coups de feu.

Le lecteur sait déjà que, dans une explosion, le nombre des ouvriers qui succombent aux effets délétères du gaz acide carbonique est bien plus grand que celui des victimes du choc direct qui les projette avec violence contre les parois des excavations. Il est donc de la plus grande importance de fournir aux mineurs les moyens de se renfermer dans une atmosphère respirable où ils puissent attendre soit des secours de Textérieur, soit la dispersion des gaz irrespirables et asphyxiants.

Cest dans ce but que quelques ingénieurs anglais établissent, en des points convenables, des excavations de refuge (refuge stalls), ou galeries appropriées à cette destination. A l'entrée de ces galeries, ayant servi autrefois au dégagement des produits d'ateliers actuellement épuisés, on construit un barrage destiné à isoler l'excavation, du courant d'air et dont la solidité soit telle qu'il puisse résister à une explosion locale modérée ou à une plus violente qui se produirait à distance. Dans ce barrage, sont ména-

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gées deux ouvertures , Tune au faite de la galerie, Taotre près du sol, assez distantes l'une de Tautre, pour provoquer la ventilation du refuge , qui , dès lors , est toujours rempli d'air respirable. L'ouverture supérieure est étroite, son diamètre ne dépasse pas 0.15 m., tandis que celle de dessous est assez spacieuse pour livrer passage à un homme. Toutes deux sont munies de clapets suspendus par des charnières à l'intérieur du refuge, de manière à pouvoir toujours fermer celui-ci du dedans. S'il survient une explosion, les ouvriers ne s'enfuiront plus, comme auparavant, h travers le courant principal dans une atmosphère de gaz acide carbonique, mais ils se rendront immédiatement dans le refuge, dont ils fermeront les ouvertures et où ils ^est^ ront jusqu'à ce que le gaz empoisonneur se soit retiré des travaux.

La comparaison entre le volume dair nécessaire à la respiration des ouvriers, forcés de chercher leur sécurité dans les dernières galeries, et la capacité ordinaire de celles-ci prouve, à Tévidence, qu'ils peuvent y séjourner, en toute sécurité, pendant au moins vingt-quatre heures, si toutefois le refuge a été bien disposé et rationnellement construit. Ce temps suffit pour que l'atmosphère de lamine se soit assainie.

Ces refuges ne coûtent presque rien et peuvent êire installés, abandonnés et réinstallés plus loin, à mesure de l'avancement des travaux ordinaires de la mine. Ils sont espacés de 100 en 100 yards (91 mètres), de manière que l'un d'eux se trouve toujours sur le passage des ouvriers en fuite. Un barrage placé au milieu ou dans le voisinage d'une violente explosion peut être renversé, mais jamais à distance, quelque courte qu'elle soit, aussi les ouvriers trouvent toujours en arrière un lieu inaccessible aux gaz asphyxiants.

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