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Mastoïdite de Bezold et méningite

Parmi les infections ces derniers temps, le

Anatom. Anzeiger, 1882. — H

mastoïdiennes que j’ai observées et opérées cas suivant m’a paru devoir être relaté à

stion des métaplasies épithéliales, un article paru dans erausgegeben von Bardeleben.

cause de l’origine du mal, de son allure fruste et de sa terminaison.

Femme de soixante ans, ayant eu des fièvres intermittentes, dans son enfance à six ans et à quarante ans. En 1894, extirpation totale de l’utérus et des annexes pour fibrome hémorragique. Depuis, sa santé avait été habituellement bonne.

Le 14 janvier dernier, elle eut un panaris profond du pouce droit qu’il fallut inciser et quinze jours après une double amygdalite qui avait les caractères d’une détermination grippale.

A partir du 1" février évoluent un ensemble de troubles qui donnent l’impression d’une grippe irrégulière. La malade accusait des céphalées avec douleurs et bourdonnements dans l’oreille droite. La température montait à 40°,5 pour redevenir à peu près normale deux jours après.

Par la suite, la malade accusait des douleurs vives irradiant de l’extrémité supérieure du sterno-cléido-mastoïdien à l’épaule droite. Les muscles spinaux et trapèze étaient contracturés et imposaient l’attitude d’un torticolis. Cependant la pression au niveau de la mastoïde ne provoquait pas de sensibilité certaine.

Les phénomènes douloureux de la tête et du cou étaient avantageusement combattus par des injections sous-cutanées de salicylate de soude et par la quinine.

Le 21 février, on constate un peu d’albumine (O 8 ',25) dans

Deux jours après (23 février), je suis appelé auprès de la malade, je ne vois rien d’anormal à l’oreille moyenne droite. La mastoïde n’est pas douloureuse, notamment au niveau de l’antre, si bien que le diagnostic « grippe à manifestations douloureuses multiples » ne me paraît pas devoir être changé jusqu’à nouvel ordre.

Mais le 6 mars un peu d’œdème se montre au niveau de l’apophyse qui devient nettement douloureuse.

Je procède alors à la trépanation qui s’imposait. Je ne trouve pas de pus dans les cellules mastoïdiennes, mais dans la profondeur de l’incision que j’avais prolongée jusque vers le milieu du cou surgit une collection purulente qui s’était amassée au-dessous de l’apophyse comme dans la mastoïdite de Bezold. Mon index introduit

fonde de l’apophyse, non loin de son sommet. La tympanotomie pratiquée dans un dernier temps ne donna pas issue à du pus. Je drainai largement sous la mastoïde et dans le foyer cervical. Tout alla bien les deux premiers jours, mais au troisième s’accusèrent des signes de méningite (céphalée, coma) qui me décidèrent à une nouvelle intervention. Comme rien ne révélait une thrombo-phlébite, je m’appliquai à faire sauter les toits de l’antre et de la caisse, dans l’espoir d’évacuer un foyer sous-dure-mérien, ce fut en vain. L’opérée succombait à la méningite cinq jours après l’intervention.

Les quelques enseignements qui suivent me paraissent pouvoir être tirés de cette observation :

1“ Là mastoïdite était secondaire à une infection générale préalable révélée par le panaris, les amygdalites, l’albuminurie et la courbe thermique.

2“ Elle a évolué lentement et d’une façon latente, sans infection certaine de l'oreille moyenne.

3° Le torticolis seul signalait la mastoïdite de Bezold.

4° La méningite finale semble devoir être rattachée à l’infection générale plutôt qu’aux complications otiques.

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