‹ Suppuration des Fibromes au Cours de la PuérperalitéChapitre 26 sur 31 · RES · texte numérisé non relu

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douloureuse. La distension douloureuse devint telle qu'il fallut y mettre un terme en provoquant un accouchement prématuré, et qui se fit sans difficulté. Les symptômes s’amendèrent d'abord, mais la fièvre les vomissements et la distension douloureuse revinrent bientôt et amenèrent la mort.

Autopsie. — Tumeur fibreuse, enflammée, suppurée, s'insérant par un large pédicule au côté droit de l'utérus : le péritoine qui l’enveloppait adhérait aux parois de l'abdomen, à l’épiploon, aux intestins etau foie.

De nombreuses petites tumeurs, à l’état sain, se trouvaient en divers points des parois utérines.

Obs. 40. — Lever, in Guy's Hosp. rep., 1842, 1° série, vol. VII.

L..., primipare, accouche au 7° mois par un travail très douloureux. Le 3e jour survient des frissons; la région utérine devient douloureuse, surtout à la pression : elle mourut le 7° jour,

Autopsie. — On trouve 2 tumeurs fibreuses interstitielles restées ignorées, ramollies, dégénérées et suppurées.

Obs. 11. — BARNETCHE. — Journal de médecine de Bordeaux, 1844 p. 521, résumée.

Tumeurs fibreuses de l'utérus. — Dystocie.

P..., âgée de 42 ans, mariée depuis 2 ans, irrégulièrement réglée, entre à la Maternité de Bordeaux le 24 juillet 1844.

Cette femme dit soufirir depuis 19 ans.

Divers médecins ont constaté qu’elle avait une tumeur squirrheuse mobile bosselée, facile à isoler de l'utérus et l’ont rapporté à une dégénérescence de la trompe et de l'ovaire gauche.

Il y a 2 ans elle avorta à 2 mois 1/2. M" Debande, sage-femme qui l’a assistée, n’ose cependant l’affirmer car elle n’a pas suivi le travail et n’a pas vu le produit de la conception.

La malade se rétablit alors lentement.

Un an après elle redevient enceinte, dès le début de cette grossesse elle est très souffrante. M"* Debande appelée alors (la grossesse était de 6 semaines environ) acquit de nouveau la certitude qu'une tumeur existait dans la fosse iliaque gauche. Tumeur facile à isoler de l'utérus.

Elle ne peut alors trouver le col de l’utérus par le toucher vaginal bien que lors du 1* avortement ce col se trouvait au centre du petit bassin.

Bientôt elle éprouva des symptômes de péritonite.

L'émission de l'urine fut impossible et pendant 8 jours on fut obligé de la sonder.

Ces accidents se dissipèrent mais la malade éprouva pendant tout le reste de sa grossesse des malaises.

Jamais la douleur ne fut douloureuse.

Le 21 juillet dernier, au terme présumé de la grossesse, début du travail, douleurs faibles ; perte des eaux dans la nuit du 22 au 23.

Impossible de reconnaftre aucune trace de col utérin. 3 médecins réunis déclarèrent qu'il était impossible d'atteindre le col utérin et que l'opération césarienne était inévitable, l'enfant étant vivant.

P .. fut alors dirigée sur la Maternité. La sage-femme en chef constata l'écoulement d'une assez grande quantité de méconium.

Le lendemain nous avons constaté les faits suivants. La palpation permet de reconnaître que la matrice est bosselée dans tout son contour supérieur. Il fut en outre constaté que l'enfant se présentait en sacrococcyloïdieune droite antérieure.

Par le toucher vaginal on reconnaît le raccourcissement de la paroi recto vaginale déjetée en avant et sous la muqueuse vaginale une énorme tumeur qui repousse le rectum en avant. =

Le col est situé à 54 millimètres environ au-dessus de la branche transversale du pubis. Pour l’atteindre on est obligé de mettre sous le siège de la malade un coussin très épais.

A l’auscultation on trouve un souffle utérin très fort mais pas de battements du cœur.

Le 27, la femme souffre. Le doigt introduit dans le col sent un cordon dur que nous croyons être le cordon ombilical mais dans lequel nous ne sentons pas de battements.

28. — La femme a des douleurs depuis 10 heures du soir, un pied se présente mais qui est très difficile à saisir.

M. Dupouy saisit le pied et exerce des tractions ménagées pendant qu'avec mes deux mains appliquées sur l'abdomen j'appréciai le mouvement et la résistance de l'utérus.

‘ L'autre pied fut saisi et on arriva après quelques difficultés à extraire le fœtus.

28 juillet. — Pouls précipité, peau sèche, soif vive.

A 11 heures, pouls fréquent, face décolorée, ventre indolent et ballonné. Agitation. Diarrhée.

29. — 8 heures matin. Pouls filiforme, ventre très ballonné, très sensible, diarrhée. Un vomissement noirâtre.

SN

Autopsie 18 heures après la mort. — Sérosité purulente très abondante dans l'excavation. Sérosité roussâtre dans la cavité abdominale. Sur le peritoine qui porte des traces manifestes d'inflammation aiguë, on ne trouve pas trace d'adhérences soit anciennes soit récentes.

L'utérus recouvert d'une couche purulente se déchire facilement.

La surface de l'utérus est parsemée de saillies mamelonnées qui la rendent inégale.

Il est surmonté de 3 tumeurs inégales occupant le fond et ses parties latérales gauche et droite. La plus grosse ayant le volume de la tête d un enfant de 5 ans.

En l'incisant le scalpel pénétra dans une cavité considérable à paroi peu épaisses excepté en bas. Le parenchyme utérin s'opposant à toute communication avec la cavité utérine. Une quantité considérable de sérosité purulente s'écoula et après une pression modérée la cavité fut en partie vidée.

On trouva partout des fibres espèces de cordes tendues assez résistantes blanchâtres recouvertes d'une couche de pus les traversant en tous sens. Il en résulte des espèces de vacuoles ou cellules à moitié remplies d'une matière plus cu moins dense, pultacée, diffluente dans quelques autres. De quelle nature étaient ces tumeurs ? Etaient-elles squirrheuses comme l'avaient présumé pendant la vie plusieurs de nos confrères ? Nous ne le pensons pas tout en reconnaissant qu'avant l’autopsie cette opinion pouvait être défendue avec queique succès. Nous croyons pièce sur table avoir affaire à une dégénérescence des tumeurs fibreuses de l'utérus.

Obs. 12. — IncreBy, The Lancet, 1844.

Tumeurs fibreuses sous-péritonéales multiples.

Avortement à 6 mois et demi ; fœtus mort et macéré.

Mère morte de septicémie, tumeurs utérines ramollies et suppurées au centre.

Obs. 43 — IncLey, Edinb, Med Journal, 1836.

Grosse tumeur fibreuse du col et plusieurs autres dans les parois de l'utérus.

Forceps impossible; mère et enfant morts. Tumeurs utérines ramollies et suppurées au centre.

Le, 58e

Obs. 14, — FerGusson (R.), Lee Med. Chir. Trans., 1835.

Multipare. Polype fibreux inséré au-dessus du col utérin, du volume des 2 poings.

Accouchement au forceps.

Mort de la mère. Péritonite par perforation utérine. Sa tumeur polypeuse était suppurée.

Obs. 15. — Hueuier, in Bull. Soc. Chirurg, 9 sept. 1857, t. VII, p. 92 (Résumée).

Fibrome suppuré et grossesse.

Ch..., Marie, 41 ans, cuisinière, entre à l'hôpital le 31 juillet 1857.

A eu 10 enfants. Le 22 mai 1857 fait une fausse couche de 2 mois. La sage-femme remarque au moment de la délivrance, qu'il lui reste quelque chose dans la matrice. Les règles reparaissent au bout de 6 semaines, mais la malade continue d’être souffrante.

A son entrée à l'hôpital, elle est examinée par Alphonse Guérin, suppléant Huguier.

Il constate dans le bas-ventre une tumeur paraissant dépendre de l'utérus ; au toucher, on sent manifestement qu'elle est située en avant de l'utérus et fait saillie dans le vagin. Une sonde introduite dans la vessie est portée en arrière et en bas vers le coccyx et fait supposer que la tumeur est située entre la vessie qu'elle refoule en arrière et la paroi abdominale ; elle paraît avoir le volume d’une tête de fœtus à terme.

M. Guérin la croit fluctuante et formée par une collection purulente : en effet, la malade a de la fièvre et des élancements dans la région de la tumeur, phénomènes qui s'accentuent le 14 août.

Le 17 août, nouvel examen. L'utérus a sa longueur normale ; il est en légère rétroversion.

La vessie est toujours aplatie en arrière par la tumeur dont elle tapisse la paroi inférieure. La fluctuation de la tumeur est plus manifeste ; elle a augmenté de volume.

Dans la nuit, agitation, dyspnée, douleur abdominale.

Le 19 août, signes de péritonite aiguë.

Rétention d'urine, on sonde la malade; la sonde n'est plus rejetée en arrière, la tumeur a diminué de volume, il est probable qu'elle s’est vidée dans le péritoine.

Les phénomènes de péritonite s'accentuent ; la mort se produit le 25 août.

Autopsie. — La paroi abdominale ouverte, on aperçoit une tumeur du volume d’une tête d'enfant de 5 ans et de forme ovalaire ; elle simule la vessie fortement distendue. Elle est placée sur la ligne médiane et remplit tout le petit bassin; elle n’adhère pas à la paroi abdominale, mais l'intestin grêle est fixé à sa partie supérieure par des fausses membranes épaisses et purulentes.

Péritonite partout, léger épanchement et fausses membranes entre les anses intestinales.

Lorsqu'on soulève la tumeur, on constate en arrière dans l’excavation pelvienne un épanchement purulent contenant un verre de liquide.

A la surface supérieure et droite de la tumeur existe une perforation arrondie qui s'est faite par usure et dont les bords sont diminués: le diamètre de cette perforation est celle d'une pièce de 50 centimes : une matière grisàtre s'échappe au travers. En arrière de cette perforation on en rencontre une autre ayant 2 millimètres de diamètre.

Le pubis scié et enlevé, on soulève la tumeur avec le rectum qui n'adhère pas à sa paroi postérieure, alors on voit manifestement qu'elle a pour point de départ l'utérus, mais on n’aperçoit nulle part la vessie, l’insufflation montre qu'elle est déjetée à gauche et lui fait reprendre sæ position normale.

Un cathéter introduit dans l’utérus montre que sa cavité est libre dans toute son étendue et que l'organe n'a pas augmenté de volume ; de chaque côté on voit les ovaires sains.

On découvre le vagin et le col de l'utérus que l’on fend ARCUNEE nalement de bas en haut et on arrive sur la tumeur.

La tumeur fendue elle-même de bas en haut laisse couler un pus épais avec une matière grisàtre, au milieu se trouvent plusieurs masses de nature évidemment fibreuse, de grosseurs différentes, mais ne dépassant pas le volume d'un œuf. Entre ces masses sort des loges qui contiennent du pus, mais qui communiquent toutes entre elles et couduisent à la perforation spontanée.

Les enveloppes de la tumeur sont formées par une couche corticale de tissu utérin dépendant de la paroi antérieure de cet organe ; leur épaisseur est de 4 à 5 centimètres dans la partie inférieure de la tumeur, tandis qu’à la partie supérieure elles sont très minces ; elles se détachent facilement de la tumeur qu'on peut énucléer du moins en grande partie. Les parois propres de la tumeur ont à peu près la même épaisseur, mais nulle part elles ne communiquent avec la cavité utérine, de sorte que la paroi antérieure de l'utérus s'est dédoublée

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pour loger cette tumeur ; un feuillet la recouvre et la sépare du péritoine ; une autre passe en arrière et la sépare de la cavité utérine.

Obs. 16. — SPIEGELBERG, in Monatsschrift für Geburtsk., 1866, p. 429.

Grossesse’ et fibrome. Septicémie. Embolies septiques.

40 ans, 5° grossesse ; femme chétive, entre à l'hôpital le 29 janvier 1865 à cause d'une métrorrhagie durant depuis un mois et plus forte ces jours derniers.

Au moment de sa dernière grossesse, il y a deux ans, on s’aperçut déjà qu'elle avait une tumeur dans le ventre.

Actuellement une tumeur large de 13 centimètres, haute de 9, s'étend du fond de l'utérus jusqu'à la base du thorax ; molle, élastique, elle dévie à droite l’axe de l'utérus.

Fœtus vivant se présentant par les pieds : grossesse de 5 mois 1/2 : le travail est commencé. Pendant les douleurs, la tumeur devient plus dure et tend la paroi abdomirale antérieure.

L'hémorragie cesse lors de la rupture de la poche des eaux : le travail est lent ; l'hémorragie est considérable après l'accouchement.

Dès le 2° jour, phénomènes de péritonite.

Le 8° jour, accroissement de volume et de sensibilité de la tumeur.

Le 16° jour, symptômes d'endocardite.

Le 18° jour, arthrite sterno-claviculaire gauche.

Le 26° jour, albuminurie, suppuration de l'œil droit.

Le 30° jour, collapsus et mort.

Autopsre. — La tumeur est un fibromyome, inséré à l’union du fond avec la paroi postérieure, il a 15 centimètres sur 9 1/2 et fait dans la cavité utérine une forte saillie de forme sphérique. La tumeur est mollasse, remplie de cavités isolées ou confluentes contenant un liquide séro-purulent jaunâtre et des flocons fibrineux. Toute la substance du fibrome est infiltrée et œdémateuse.

Exsudations épaisses autour de l'utérus : masses purulentes dans les vaisseaux et lymphatiques utérins.

Endocardite ulcéreuse. Épanchement séreux dans le péricarde : plèvres adhérentes : embolie à la partie inférieure du poumon gauche.

Obs. 47. — LELONG, Bulletin Société anatomique, Paris, 1868, p. 239.

Une femme âgée de 36 ans, enceinte pour la première fois et ayant eu une grossesse pénible accompagnée de douleurs dans le bas ventre

SR EU (es et les reins, accoucha le 7 février 1868 dans le service de M Empis, d'un enfant mort-né. Le travail de l'accouchement avait été long et fréquemment iuterrompu par l'absence de contractions ; la présentation s'était faite par le siège.

Dès le lendemain de l'accouchement, il se produisit quelques douleurs dans le ventre, puis peu à peu les symptômes d'une péritonite généralisée et la malade succomba le 29 février, après avoir présenté à diverses reprises des signes d'amélioration mais de courte durée.

L'autopsie montra outre les lésions de péritonite (pus et fausses membranes dans la cavite péritonéale) que l'utérus n'était pas enflammé, mais qu'il contenait plusieurs corps fibreux. L'un situé près du bord droit recouvert d'une couche de tissu utérin épaisse de 2 millimètres est gros comme un œuf de poule et fait saillie dans la cavité utérine ; l’autre situé en avant également contenu dans l’épaisseur du muscle, est du volume d’une noix ; un troisième, gros comme une noisette et mobile, grâce à une bourse muqueuse qui tapisse la cavité dans laquelle il s’est développé; quelques corps fibreux sont mobiles à la surface de la matrice. =

Obs. 18. — VEYSsiÈRE, in Soc. anat., octobre 1873, p. 692.

Myomes utérins sous-péritonéaux suppurés. Grossesse concomitante.

Malade, 33 ans, entrée le 18 juillet dans le service d’Empis, à la Charité; fait une fausse couche de 4 mois le 18 septembre ; passe dans le service de M. Cornil, le 20 septembre. Morte le 20 octobre

Un mois après son entrée dans le service de M. Empis, cette femme, chez laquelle on avait diagnostiqué deux tumeurs fibreuses sous-péritonéales et une tumeur dans la fosse iliaque droite (kyste ou cancer de l'ovaire [?]) fut prise d'accidents de péritonite et d'une diarrhée persistante qui amena rapidement un amaigrissement extrême.

Sous l’influence de sa péritonite sans doute, elle avorte d'un fœtus de 4 mois environ. Deux jours après cet avortement elle passe dans le service de M. Cornil, le 20 septembre (on n'avait pas diagnostiqué la grossesse).

Faiblesse et amaigrissement extrême, douleur abdominale intense, diarrhée continuelle.

Le 22, ces accidents péritonitiques se montraient avec une nouvelle intensité. La malade va en s’affaiblissant et meurt le 28 octobre.

Autopsie. — Tumeur volumineuse occupant tout le côté droit de l'abdomen, et remontant jusqu'aux fausses côtes : adhérences du péri-

toine pariétal à la tumeur : 2 à 3 litres de pus séreux dans la partie libre du péritoine, c’est-à-dire à gauche de la tumeur.

La tumeur principale est dirigée obliquement de bas en haut, de gauche à droite, elle adhère par l'intermédiaire du grand épiploon qui lui est accolé, à l'estomac et au foie; ces adhérences assez lâches pour être détruites avec le doigt l’unissent également aux anses intes tinales à la partie inférieure de la vessie.

Cette masse, de forme ovoide, mesurant 23 centimètres dans sa plus grande longueur, est constituée :

Par une enveloppe fibreuse résistante qui est unie aux organes voisins : cette enveloppe, de couleur ardoisée, surtout dans sa partie inférieure, renferme une masse dure, résistante, criant sous le scalpel, d'une couleur gris rosé à la coupe qui fait voir des fibres contournées et entre-croisées dont l'aspect est celui d’un myome.

Entre l'enveloppe et le myome se trouve une assez grande quantité de pus plus concret que le liquide séro-purulent qui remplit la cavité péritonéale. ï

La masse myomateuse est creusée en tous sens de cavernes et d'excavations remplies de pus : sa surface tomenteuse a l'aspect et la couleur de la substance grise du cerveau. -

Obs. 19. — Tarnier, Annales de gynécologie, août 1879.

Tumeur fibreuse apportant un obstacle absolu à l'accouchement. Opération césarienne suivie de l'ablation de l'utérus et des ovaires d'après la méthode de Porro.

Mu: X..., primipare, 33 ans, est depuis 20 ans atteinte d'une hernie inguinale gauche.

Habituellement, régulièrement réglée. Les dernières règles datent du 17 au 21 avrii 1878.

A partir de mai, a tous les symptomes de la grossesse.

Le D' Reinvillier, médecin de M" X, après avoir constaté la présence d’une tumeur fibreuse, demanda l'avis de M. Tarnier qui examine, le 16 janvier 1878, la malade et exprime de grandes craintes sur l'issue probable de l'accouchement.

Le 18 janvier, M. Depaul, Reinvillier et Tarnier constatent les faits suivants : ventre volumineux; le fond de l'utérus remonte jusqu’à la région épigastrique. Le fœtus se présente par l'extrémité céphalique, sa lète est siluée dans une espèce de loge située au-dessus et un peu en avant du pubis. Battemènts du cœur fœtal nettement perçus.

Bet Qi 2e

Par le toucher on trouve une énorme tumeur fibreuse qui remplit toute l'excavation pelvienne et refoule le col de l'utérus en haut et en avant, derrière le corps du pubis. Une autre tumeur tibreuse occupe la partie latérale gauche de l'utérus où elle est sentie par le palper abdominal.

D'un commun accord on décida d'attendre en espérant que les contractions utérines, lors de l'accouchement, déplaceraient la tumeur.

Néanmoins tout fut préparé pour pouvoir pratiquer l'opération de Porro.

M"° X .. fut placée dans une maison de santé.

Le 17 février 1879 au terme de sa grossesse, rupture des membranes, écoulement de liquide amniotique teinté de méconium, quelques petites contractions utérines

Le 21, les mouvements de l'enfant cessent et les battements du cœur disparaissent, on ne doute pas qu'il ne fut mort.

Les 22 et 23 quelques. petits frissons, des vomissements, le liquide qui s’écoulait par le vagin devient peu à peu fétide.

Le 24, langue sèche, gaz dans la cavilé utérine décelé par un son tympanique à la percussion.

Plus de contraction de l'utérus. Il est évident que la malade est atteinte d'infection putride.

Le même jour, M. Tarnier pratique l'opération césarienne.

Large incision du péritoine. On fait sortir de l'abdomen l'utérus et ses annexes. On remarque alors l'énorme développement des veines se rendant à l’utérus.

Une ligature est passée de chaque côté, sur chaque ligament large.

Incision de l'utérus. Des gaz fétides s'échappent de l'utérus. M. Tarnier fait l'extraction d'un fœtus et d’un placenta dejà putréfié.

Par des tractions modérées, on essaye de faire sortir de l'excavation la tumeur fibreuse qui y est engagée. Mais elle est fixée au petit bassin par des adhérences si solides qu'il est impossibte de les rompre.

M. Tarnier prit le parti d’évider la partie centrale de cette tumeur

et de n'en laisser subsister que la coque extérieure.

En incisant la tumeur, on en trouva le tissu ramolli et parsemé de

cavités contenant un liquide purulent.' Un fil de fer serré à l’aide du constricteur de Centrat fut fixé à l'union du corps et du col de l'utérus el une broche fut placée au dessus de ce fil de fer. Le pédicule comprenant non seulement l'utérus, mais encore l'enveloppe de la tumeur fibreuse fut maintenu en dehors.

Le corps de l'utérus et les ovaires furent ensuite incisés à 1 centimètre au-dessus de l'anse formée par le fil de fer.

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La paroi abdominale suturée aux fils d'argent au-dessus et au-dessous du pédicule.

Trois jours après, la malade succombait avec le symptôme d'un empoisonnement septique.

Obs. 20. — Hiricoyen., in Journal médecine de Bordeaux, 24 Îévrier 1884.

Fibromes multiples. Accouchement à terme. Péritonite. Un fibrome sphacélé et purulent. ;

Femme primipare parvenue au terme de sa grossesse, extraction d'un enfant vivant se présentant par le siège en sacro-iliaque gauche antérieure. S

Péritonite ; mort le 7° jour après l'accouchement.

Autopsie. — Péritonite généralisée : pus collecté entre les anses intestinales et le cul-de-sac postérieur, de plus. collection purulente du volume d'une olive dans le ligament large droit refoulant la vessie à gauche.

Utérus. — 25 centimètres.

Dans la corne droite, volumineux fibromes interstitiels du volume des deux poings ; dans la corne gauche, fibrome interstitiel du volume d'une orange ; à la partie inférieure, troisième fibrome du volume des deux poings, dans le segment inférieur.

Enfin en soulevant l'utérus, on voit à sa face postérieure un quatrième fibrome inaccessible pendant la vie, du volume et de la forme d’un rein sous-péritonéal, implanté au niveau du quart inférieur de la face postérieure, un peu à droite de la ligne médiane, par un pédicute de la grosseur du pouce et de 2 à 3 centimètres de long. Ce fibrome est couché dans la fosse iliaque droite, adhérant par une bride au mésocôlon et par une autre bride au mésentère.

La cavité utérine, recourbée sur ce dernier corps fibreux. comme dans la rétroversion, présente une partie supérieure, cloaque où s’'accumulaient les produits d'exfoliation muqueuse que les injections ne pouvaient atteindre.

De plus le corps fibreux interstitiel gauche avait subi un commencement de sphacèle dans les points en rapport avec la cavité utérine : c'est ce fibrome sans doute qui a amené la lymphangite pelvienne et la péritonite.

Les autres corps fibreux avaient subi un commencement de ramollissement : géodes pleines de détritus pultacés.

Obs. 21. — VaRnier, in Ann. de gynécologie, 1886, ® série, p. 18 (très résumée).

Fibrome suppuré pendant la grossesse.

Malade 37 ans, entre à Lariboisière, service du D' Duguet, le 26 février 1886.

Réglée à 17 ans, très irrégulièrement.

Mariée à 28 ans. Fait deux fausses couches de 2 mois 1/2 et de 3 mois 1/2.

Règles supprimées depuis fin décembre 1885.

Depuis 2 mois, c'est-à-dire depuis janvier 1886, le ventre a augmenté de volume ; on constate l'existence d'une douleur abdominale qui, restée complètement latente, très rapidement s’est accrue au point de remplir actuellement l'hypogastre, les 2 fosses iliaques et de remonter jusqu’à l'ombilic.

Depuis 1 mois, quelques tiraillements dans le ventre, a des vomissements.

Il y a 3 jours, douleurs très vives dans tout le ventre, vomissements presque continuels, miction devenue très difficile; pas de selles depuis 5 jours. ;

C'est en cet état qu’elle entre à l'hôpital.

Examen. — Température : 39° ; pouls petit et rapide, hoquet, vomissements verdâtres, ventre développé comme une grossesse de 7 mois:

Peau de l'abdomen lisse et tendue ; palper très douloureux. On peut sentir néanmoins une tumeur régulière, sphérique, de consistance partout égale et d'une dureté ligneuse, mate, remplissant toute la portion sous-ombilicale de l'abdomen ; la tumeur est immobile : la main appliquée sur l'abdomen perçoit une crépitation amidornée très nette sur toute la région correspondante à la tumeur, rien à l’auscultation.

Vulve et vagin coloration violacée. Au toucher, l’excavation est vide, le col haut, gros, ramolli, orifice externe entr'ouvert; à un moment, pénétrant dans l’orifice interne, le doigt a pu sentir une tumeur dans la cavité utérine distendue. Utérus peu mobile, les mouve. ments communiqués à la tumeur sont transmis au col, mais non réciproquement.

Aux seins, colostrum et tubercules de Montgomery.

On porte le diagnostie de tumeur fibreuse sous-péritonéale avec

grossesse probable.

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