‹ Suppuration des Fibromes au Cours de la PuérperalitéChapitre 7 sur 31 · D MO EE · texte numérisé non relu

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térine, d’altérations glandulaires et de proliférations conjonctives intra-musculaires. Les culs de sacs glandulaires sont bourrés de coagulum granuleux, les cellules épithéliales qui les bordent prolifèrent et forment par places de petits amas. Le tissu conjonctif interstitiel est bourré de cellules rondes inflammatoires accumulées. Ne voyonsnous pas souvent à l'œil nu de volumineux vaisseaux sanguins relier la tumeur à l'utérus. Il est donc naturel de conclure qu'entre la tumeur d’une part et l'utérus d'autre part, existent de nombreux liens et tout ce qui retentira sur l’un affectera l’autre. Les lésions de métrite et d’endo-métrite qui coexistent habituellement avec le fibrome, en s’aggravant, entraîneront la dégénérescence de la tumeur. | |

Or, la grossesse et surtout le travail sont certes des causes prédisposantes de l'infection de la muqueuse utérine puis du muscle utérin et l'on sait quels liens étroits ratfachent l’un à l’autre; n’en a-t-on pas une preuve évidente dans l’accroissement bien connu des fibromes qui accompagne celui du musele utérin pendant la gravidité. L'infection de l'un retentira facilement sur l’autre grâce aux nombreux lymphatiques qui les unissent.

Les germes septiques peuvent aussi provenir des organes voisins, nolamment des trompes. De vieilles collections salpingiennes peuvent très bien, en déversant leurs microbes dans les espaces lymphatiques, occasionner la suppuration d’une tumeur en voie de nécrose. Et ce sont bien les lymphatiques qui transportent les germes sepliques, sans quoi il serait très difficile de comprendre d'où ces germes pourraient provenir. Du péritoine, ce n’est guère vraisemblable, car c'est le plus

souvent la suppuration du myome qui entraîne celle du péritoime. D'ailleurs, si la suppuration des fibromes s’accompagne généralement de péritonite suppurée ou tout au moins de réaction péritonéale qui se. manifeste par de nombreuses adhérences reliant la tumeur aux organes voisins, cela prouve que le même phénomène infectieux s’est transmis en même temps à la tumeur et au péritoine par la voie des vaisseaux, mais non que la suppuration du péritoine ait déterminé celle du fibrome. Nous devrions, en ce cas, trouver la capsule et les parties superficielles de la tumeur détruites, l’inflammation du péritoine s'étant transmise de proche en proche à celle de la tumeur. Le plus souvent, au contraire, nous voyons ces parties périphériques respectées et la tumeur creusée dans ses parties profondes, de cavités purulentes.

Nous ne croyons pas non plus que l'infection du fibrome soit apportée par la voie sanguine. Celte voie, certes, est possible, elle a probablement même été suivie dans notre observation 16, où la malade présentait de nombreuses embolies septiques ; mais elle n’est pas habituelle, car alors la suppuration du fibrome s’accompagnerait de la suppuration d’autres organes. Il est probable que des microbes dont la virulence serait suffisante pour faire suppurer une tumeur, iraient se fixer dans d’autres organes et occasionneraient des embolies septiques signalées dans nombre d'observations.

La voie lymphatique semble être la plus habituelle, c'est la voie admise par Hartmann et Mignot (1).

« L'infection dans le cas de fibrome en voie de trans-

(4) Harrmann et MrGnor. Annales de gynécologie, juin 1896.

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