I. — Suppuration dont le début se fait au centre du fibrome
Dans le premier cas, nous avons un fibrome semblable celui qu'a étudié le Prof' Cornil et qui a servi de base l'étude précédente. ;
Sur ces parties ainsi morlifiées, la présence de microbes pathogènes se décèlera immédiatement par la suppuration. Tous ces lissus dépourvus d'irrigation sanguine, en voie de nécrose, se transformeront en une
nappe purulente qui souvent sera circonscrite ; le pus apparaissant au milieu d’une de ces vastes cavités nécrosées, occupera alors une cavité plus ou moins volumineuse dont les parois seront formées par des tissus, dont la résistance sera plus grande ou qui n'auront pas subi
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au préalable de lésions de dégénérescence et que le Prof’ Cornil décrit ainsi : « A la périphérie de cette zone mortfiée, entre elle et le tissu hypertrophié, on trouve une zone dans laquelle il existe un très grand nombre de globules blancs migrateurs en dégénérescence graisseuse et des corps granulo-graisseux.
Cette inflammation avec diapédèse et phagocytose très marquée existe à la limite des parties vivantes et mortifiées. C’est ainsi que l’on constate dans cette zone intermédiaire du côté des muscles hypertrophiés et vivants des rangées de cellules lymphatiques rondes non granuleuses entre les fibres de tissu musculaire et du côté du tissu mortifié, des accumulations de globules blancs granulo-graisseux entourant les fibres musculaires pelites mortifiées, ne se colorant plus par le carmin et l'hématoxyline. »
Dans d’autres cas, la suppuration sera bien moins nettement circonscrite, les tissus au préalable nécrosés formant à l’intérieur de la tumeur des géodes de dimensions diverses, séparées les unes des autres par des bandes de tissu plus résistant, qui auront reçu une irrigation plus abondante ; le pus ne formera plus alors, comme dans le cas précédent, une vaste cavité, il sera contenu dans des sortes de géodes plus ou moins anfrac-
tueuses, reliées entre elles par des communications nombreuses.