Le provincial qui venait à Paris pour l'Exposition
2. C'est en 1S77 qu'Hector de Saint-Maur avait fait paraître sa très remarquable traduction en vers des Biicoliques ôe Virgile.
que vous êtes aimable, mais je sais le cœur humain aussi, et ce n'est pas ^ai. J'écrivais — voyez le pressentiment ! — à Mathilde de Cisternes, ]e jour même où elle allait m'apprendre votre trou dans la lune : Les âmes aimables sont oublieuses. Je le disais d\in autre. On peut le dire de tous !
Mon cher Saint-Maur, je crains bien de ne pouvoir aller chez vous, comme vous m'y invitez. Je ne le pourrai pas ! même après la pluie. J'en ai une aussi qui va durer, ici.,. C'est une pluie détestée de travaux nécessaires. J'ai qiiatre éditions à surveiller chez Lemerre, que la grève de ces brigands de typographes a mises en retard et accumulées. J'ai un volume chez Dentu, et j'en prépare un second — horresco referens ! — Tout cela me rive à cet affreux Paris que les imbéciles traitent de magnifique. Je l'exècre et j'y reste. Vous l'adorez, et vous n'y restez pas ! Charmante logique que la vie !
Je n'y reste que pour ces gueux d'éditeurs qui m'oublieraient si je n'étais pas là à les piquer comme des buffles, car il n'y a pas d'oublieuses que les âmes aimables, il y a aussi les âmes maussades des éditeurs. J'y serais bien resté pour cette Océana • (revenue de Russie) qui fut mon caprice de l'année dernière ; mais vous qui recevez tous les journaux, vous