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V. Influence activante des oxalates neutres, formiates acétates, etc.
Nous pourrions, d'ores et déjà, tenter d'établir une interprétation du fait, pour le moins inattendu, de l’activalion d’une amylase par les alcalins, alors que jusqu'ici toutes les données accumulées depuis les recherches de KyeLoHaL -attribuaient ce rôle aux acides. ;
Cependant, pour plus de précision, il faut rapporter quelques expériences qui semblent compliquer le problème, déjà * pourtant assez obscur.
Au cours d'essais de réactivation par différents sels neutres, j'ai expérimenté l’action de certains sels d'acides organiques, m’attendant à les trouver dépourvus de toute activité (je rappelle ncidemment que dans les expériences de Bierry, Henri et Gras, ils se montraient inactifs). C’est précisément un résultat inverse que j'ai trouvé. Employés à la dose de { cc. d’une solution à 1 °/,, les acétates, formiates, oxalates neutres, tartrates de sodium et de potassium, ont été d’excellents agents de réactivation (notamment les formiates et acétates). L'activité de l’oxalate neutre, déjà nette à cette concentration, devient aussi considérable que celle des autres sels organiques pour une concentration double ou triple.
Je n'ai pas fait de recherches systématiques sur leur influence activante en raison de leur concentration ; mais j'ai tout lieu de penser qu'on pourrait obtenir avec eux des saccharifications aussi intenses qu'avec les alcalins, en les äjoulant en proportions convenables.
Tous les sels dont je me suis servi étaient neutres à la
PL AO phénolphtaléine. En présence de cet indicateur, ils n'y déter- N
minaient le moindre changement. I gpeue de Na0OH —— 30
N faisait virer au rouge: | goutte de SOH'-SS- ramenait à la
teinte primitive.
VI. Inactivité de l’amylase pancréatique sur l’amidon Fernbach-Wolff.
Des rétutats identiques en tous points à ceux que je viens de signaler au cours de ce chapitre peuvent être obtenus lorsqu'on fait agir sur de l'amidon de Feansaca-Wozrr, non plus de la salive dialysée mais du suc pancréatique de chien dialysé contre l'eau distillée.
Mais, immédiatement, une précision simpose pour éviter une intrication de phénomènes disparates, n'ayant rien de commun entr'eux. Le suc pancréatique dont je me suis servi pour ce genre d'expériences n'avait point perdu entièrement son activité vis-à-vis de l’amidon ordinaire, la dialyse n'ayant pas été poussée assez à fond pour le dépouiller de tout pouvoir amylolylique. Certes, ce dernier avait diminué dans des proportions telles que cette diastase était moins active sur l’amidon ordinaire que la salive dialysée. Cependant, après deux heures de thermostat, elle déterminait la formation de sucre réducteur en quantité largement appréciable par la liqueur de FexLinc. |
Par conséquent, le cas du suc pancréalique est complètement assimilable, dans ces conditions, à celui de la salive. Même activité de l’une et l’autre de ces diastases vis-à-vis de .
NT OUR l’amidon ordinaire ; même rigoureuse inactivité vis-à-vis de l’amidon purifié par la technique de Ferveaca-Worr.
Dans les expériences de Brerry, HENRI et Grasa le suc pancréatique dialysé, inactif sur l’amidon ordinaire, récupère son activité par adjonction de chlorures. Dans celles dont je m'occupe maintenant, le résultat est tout différent. En effet, Je suc pancréatique dialysé, encore légèrement actif vis-à-vis de l’amidon ordinaire, est rigoureusement inactif vis-à-vis de Pamidon purifié. L’adjonction de chlorures, bromures, iodures, et en général de sels neutres, reste sans effet activant. Au contraire, les phosphates neutres, les sels alcalins — à la même concentration que celle indiquée plus haut pour la salive — les acélates, oxalates, jouissent de propriétés activantes marquées.
Si on se reporte à la note de Brerry et Graza (26), on constate, non sans un certain étonnement, que /es sels qui dans leurs expériences étaient réactivants sont précisément inactifs dans les miennes (chlorures, bromures, etc.), ef inversement que ceux qui sont achfs dans les miennes (phosphates, carbonales, oxalates) étaient inefficaces dans les leurs.
La différence, semble-t-il, ne peut pas être plus tranchée, le désaccord plus profond.