‹ Sur deux conditions de milieu: Nécessaires à la saccharification de l’amidonChapitre 34 sur 44 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

ACTION DES AMYLASES DIALYSÉES CONTRE EAU REDISTILLÉE SUR L’AMIDON PURIFIÉ DE FERNBACH ET WOLFE.

Nous avons montré que les amylases salivaire et pancréatique neutralisées par la dialyse, encore actives sur lamidon ordinaire, étaient dénuées de toute activité sur lamidon de Fernpacu- Wozcrr, et que les sels tels que lés phosphates neutres, carbonates, oxalates neutres, restituaient à la diastase son activité, en reslituant à l'amidon sa réaction amphotère primitive dont l'avait privé son mode de préparation.

Nous avons vu ensuite que, soumises à la dialyse contre l'eau redistillée, ces mêmes amylases devenaient inactives vis-à-vis de l'amidon ordinaire et que l’adjonction de chlorures leur restituait une partie de leur activité.

La nécessité pour le fonctionnement des amylases de cette double condition de milieu, établie par l'emploi de techniques différentes (amylase dialysée contre eau distillée — amidon Fernsacu-Wozrr et amylase dialysée contre eau redistillée — amidon ordinaire) peut se démontrer d'une

re

façon encore plus schématique, plus indiscutable, en com- . binant les deux techniques précédentes, c’est - à - dire en faisant agir sur de l’amidon de Fernsacx - Wozrr les amylases dialysées contre l’eau redistillée :

Suc Pancréatique dialysé contre eau redistillée. Amidon de Fernbach-Wolff 3 2}, :

Suc P Amidon Nall CaC12 PO4H2Na POZHNa2 Eau D Sucre

— N/15 N/15 N/15 N/15 — ec. ec. LA cc. cc * cc. CC: F4 0,3 +: 148 FRONT 0 DRE MS 15 Le 207 0 0,3 + 43 M pes LT 0 0,3: 27145 AUS HE 0 Er 0,3 + 45 4 L'148 0 0,3 + 145 ROSES 0 OR LME CE Ne CE Ve 0 0,324 48 20 rs oner LES 09 0 DSL MES RS LUS 2e Er COM DS SAUCES de 0,138!

0,3 + 15 2 © VO EEMRDS 0,090 Dia MEL 4S EE 09 ADS COS 0.

Salive dialysée contre eau redistillée, Amidon de Fernbach- Wolff à 3°/,.

Salive D Amidon * NaCl PO4H2Na PO4HNa2 Sucre pe WA N/15 N/15 N/15 es

L'ec: D; A5 cc. \ 0

Loc, 5:: 46 cc: + d'éc À 0

À ec. 5. + 15 ce. HTC 0

Acc. 5 + 15cce + 1 cc. + Acc. 0 gr. 021

Lec. 5 + 0

15 cc + Lcc + Acc.

‘ Ce chiffre n'est pas exactement comparable aux autres par suite de l'inégalité de volume (0 ec. 3 en plus que dans les autres). L'erreur est cependant pratiquement négligeable.

Le Mie

Ces deux expériences, et notamment la première, qui est une des plus démonsiratives que. j'ai exécutées, mettent en évidence la nécessité de la réalisation des deux conditions de milieu étudiées jusqu'ici analytiquement. Ajoutés séparément, d’une part, les chlorures — agents réactivants dans les expériences effectuées avec l'amidon ordinaire — de l’autre, les phosphatés — agents réactivants dans les expériences effectuées avec l’amidon de Ferxsaca-Wozrrr,

sont tous deux dénués de toute espèce de propriété acti-

vante dans ces conditions. En apparence paradoxaux, ces résultats semblent, par leur diversité, suivant l’amylase ou l’amidon employé, dérouter toute interprétation. Il n’en est cependant rien; ïl$ sont tels’que le raisonnement était en droit de les attendre.

Ils prouvent en effet qu’en l'absence de chlorures les amylases ne peuvént exercer leur activité; qu'en présence de chlorures, mais en l'absence d'une ‘réaction de milieu favorable, elles ne‘sauraient. fonctionner davantage; mais qu'elles exercent immédiatement leur fonction, si l'on vient à réaliser dans le milieu où elles’ se trouvent les deux condlions nécessaires à leur activité: présence de. chlorures. plus exactement d'ions Cl: présence de. la. réaction ampre

Etant donnée l'exquise sensibilité des diastases purifiées à toute modification de milieu, on comprend ca One ces expériences sont délicates à exécuter.

FoRD ET GUTaRIE ( (27) opérant avec du malt et de l'amidon purifiés

é signalent que les expériences exécutées dans des conditions qui

paraissent rigoureusement identiques ne donnent que. rarement

* des. résultats concordants «tant est grande la sensibilité des dias-

{ases purifiées agissant sur un amidon purifié ». Avant de connaître ce travail, j'avais fait cette remarque pour m'être fréquemment heurté à des résultats contradictoires, Ces irré-

=. pe

gularités sont attribuables à un manque de méticulosité dans les diverses manipulations. Pour obtenir des résultats constants, il est indispensable de n'employer que des tubes tour à tour lavés à la soude, à l'acide chloydrique, rincés à l’eau distillée et lavés à l'eau redistillée au moment de s’en servir'. Si l’on ne s’entoure pas de ces précautions, il peut rester dans le tube des traces de NaCl (formées au cours des lavages à l'acide et à la soude et non entrainées par le 1° lavage à l’eau), traces qui suffisent à rendre active une diastase qui ne devrait pas l'être. On comprend alors comment dans certains cas l’adjonction de phosphates neutres peut réactiver l'amylase inactive vis-à-vis de l’amidon de FerNBAaca- Wozrr s'il se trouve, à l'insu de l’expérimentateur, des traces de NaCl.

Il ne faut pas oublier que dans ce genre de rechérches une trace d'impuretés peut par sa présence exercer une influence plus considérable que n'en exercerait une quantité pondérable, par cela même qu'elle échappe à l'investigation del’analyse chimique la plus délicate.

À ce point de notre étude, les résultats acquis peuvent se résumer ainsi:

La présence de chlorures alcalins ou alcalino-terreux et la présence d'une réaction de milieu amphotère, acide à la phénolphtaléme et alcaline à l’hélianthine, sont deux conditions dont la réalisation simultanée est indispensable au fonctionnement des amylases salivaire et pancréatique.

! Il sera même nécessaire, dans certains cas, de passer les tubes dans un jet de vapeur d'eau pendant 3 à 4 minutes, comme OsrwaLp l'a recommandé.

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