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I. Préparation de l’amidon déminéralisé

Pour préparer cet amidon, ilest nécessaire de suivre avec soin la technique suivante, dont j'emprunte la description à M. Mazrrrano et à M'e Moscakorr (47).

«Nous allons décrire le procédé qui nous a permis de déminéraliser.complètement l’amidon, en lirant parti de sa coagulation par la simple congélation des empois.

» On prépare au bain-marte, dans des c’eusets en porcelaine, des empois uniformes à 1 °/, avec de la fécule de pomme de terre et de l'eau pure (K — 1 >< 10 environ). Après un chauffage en autoclave de? ou 3 heures, à 120°, on décante la liqueur

refroidie, fluide et opalescente, sans entrainer le faible dépôt sablonneux ; on la congêle dans un moule en nickel pur, puis on laisse fondre le glaçon compact obtenu. L'empois est alors transformé en un liquide tout à fait limpide, qui contient en solution la plus grande partie des sels el très peu d'amidon ; le reste forme des flocons que l’on sépare par filtration ou par centrifugation.

» Ces flocons ont été redissous dans l'eau pure et la même opération à élé répétée {rois ou cinq fois, avec cette seule variante que dans les derniers. traitements le chauffage n'avait heu qu’au bain-marie. La quantité d'amidon, qui reste dissoute après congélation, diminue très rapidement à mesure qu’on se débarrasse des sels. Ainsi un empois de fécule contenant 10 gr. 2 de matière sèche par litre, dont O0 gr. 036 de cendres donnait, après une-première congélation, un liquide contenant 0 gr. 9 de malière sèche et O gr. 029 de cendres. Dans les opérations suivantes, l'extrait sec des liquides était respectivement de 0,2; 0,05 ; 0,02 et 0,01 par litre, la teneur en cendres ne pouvant être appréciée que par des mesures de. conductivité électrique. Celle-ci était K — 53 >< 10° dans l'empois primitif, ainsi que dans le liquide après congélation ; à la deuxièine opération elle était de K — 10 >< 107", et dans : les opérations suivantes: K— ic 10% C'ést là une limite qu'on ne peut dépasser et qui correspond à la conductivité | de l'eau seule traitée de la même manière. | |

» De plus, après la deuxième congélation, les liquides ne donnaient plus qu'une faible coloration violette: avec l’iode, due à la formation, inévitable pendant le chauffage, de faibles quantités dé dextrines. Ces dextrines sont éliminées par lavage du coagulum à l’eau pure froide, et le produit obtenu est finalement séché, d’abord à froid, puis à 1250.

» En opérant ainsi, nous avons obtenu une matière très blan= che et fibreuse dont quelques échantillons de 10 grammes,

bre incinérés à feu modéré, n’ont donné qu’une quantité de cendres inférieure à 2 milligr. Encore faut-il les considérer comme provenant des vases, car dans des expériences de contrôle faites avec notre eau pure seule, nous avons trouvé de 8 milligr. à 10 milligr. de résidu minéral par litre après l'avoir chauffé dans les vases, »

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