BAS
FL. L'adjonction à ces diastases de chlorures (NaCI-CaCF)
leur restitue leur activité.
ll. Les phosphates, aussi bien à l’état de phosphates mono-
basiques que de phosphates bibasiques, sont incapables d’ac-
tiver ces amylases inactives. En quantités minimes même, ils s'opposent plus ou moins, suivant la concentration où ils sont employés, à l’action activante des chlorures.
Le mélange des deux phosphates fait perdre à chacun d'eux son influence imhibitrice et pour une proportion déterminée de ces deux sels, il ne s'oppose en rien à l’action aclivante des chlorures.; mais en aucun cas ne saurait la | renforcer.
Ces propositions, en même temps qu'elles réclament quelques explications, soulèvent des considérations d'ordre général que nous allons discuter en les reprenant chacune successivement. Îln'y a pas lieu d'insister sur l’inactivité des amylases dialysées vis-à-vis de l’amidon déminéralisé, phénomène tout à fait naturel que faisait prévoir à coup sûr l’inactivité de ces mêmes amylases vis-à-vis de l’amidon ordinaire. lPuisqu’en présence des phosphates de l’amidon, elles étaient dépourvues de tout pouvoir saccharifiant, il ne
“pouvait, à plus forte raison, qu'en être de même envers un amidon déphosphaté. Aussi l'intérêt de ces expériences résidait-il bien moins dans les résultats prévus à priori que dans la réalisation d'un milieu diastasique dépourvu rigoureusement de tous sels où l'influence d’un élément chimique quelconque ajouté pouvait être étudié avec la plus grande
précision.
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III. Les chlorures, condition nécessaire et suffisante du fonctionnement des amylases.
Ces expériences mellent surtout en évidence l’infiuence aclivante des chlorures de sodium et de calcium (en général des chlorures alcalins et alcalino-terreux.)
Au cours de recherches qu'il est inutile de rapporter ici, j'ai constaté que les bromures, les iodures jouissaient de la même propriété que les chlorures. Par contre, les sulfates, azotates, elc., nous ont paru dépourvus de toute influence favorisante.
Comme les bromures, iodures, ne se rencontrent qu’à titre exceptionnel dans les sécrétions salivaire et pancréatique, tandis que les chlorures en sont un constituant normal, nous sommes autorisé, pour synthétiser les résultats obtenus, à faire abstraction des premiers pour ne prendre en considération que les derniers. Dès lors, nous avons le droit de conclure, avec une rigueur quasimathématique, que la présence de chlorures — alcalins ou alcalino-lerreux — est une condition nécessaire et suffisante au fonctionnenent des diastases amylolytiques. |
De même qu'HARDEN à nettement mis en lumière la nécessilé du phosphore dans la formule « Pas de fermentation alcoolique sans phosphore », de même nous pouvons affirmer le rôle des chlorures sous une forme analogue : « Pas de saccharification diastasique sans chlorures" ».
? 4 [n'est question, bien entendu, que de la saccharification par les
amylases salivaire et paneréatique. L’amylase du malt exige-t-elle aussi la présence de chlorures ? Nous ne pouvons encore résoudre ce problème par suite de l'impossibilité où l’on se trouve actüellement d'inactiver le malt par dialyse.
La présence de chlorures a, dans ces phénomènes, j'y insiste, le double caractère de la nécessité et de la suffisance, ce qui revient à dire, en termes plus explicites, que la saccharification de l’amidon par ces diastases ne pourra se faire que si le milieu contient des chlorures ; mais cette condition, une fois réalisée, la diastase manifestera son activité sans qu'il soit besom de faire intervenir un autre facteur quelconque.
La quantité de chlorures capable de déclancher l’activité diastasique d’une façon appréciable est extrêmement minime. L'adjonction à l’amylase inactive de 0 gr. 001 à 0 gr. 002 4 de NaCI suffit à en permettre le fonctionnement. Des quantités dix fois plus petites sont encore efficaces à la condition qu’on laisse agir la diastase sur l’amidon pendant un temps plus long.
Je signale enfin que le chlorure de calcium m'a paru être légèrement plus activant que le chlorure de sodium (fait particulier qui ne ferait que confirmer l'influence du calcium sur la généralité des actions diastasiques). Ce n’est là qu’une impression qui s'appuie sur quelques données numériques ; elle aurait besoin d’être étayée par des méthodes de dosage plus précises que celles que j'ai utilisées.