FORCES
humaine, filtrée au préalable sur bougie, j'ai voulu me rendre compte des modifications qu’apportait à la ptyaline la soustraction des sels qui se trouvent normalement dans la salive (NaCI, KCI, COSNa?, COSNaH, Po‘HK° CAZzSK). Voulant surtout expérimenter en l’absence de tout sel, 1l fallait éviter une cause d'erreur à l'abri de laquelle ne se sont pas mis les divers auteurs dont j'ai rapporté les travaux ; il fallait n’opérer qu'avec un amidon purifié, privé des sels qu'il contient toujours en quantité assez considérable. Il est à remarquer que dans toutes les recherches que j'ai mentionnées, on s’est préoccupé de débarrasser la diastase des sels qui l’accompagnent, mais jamais de faire subir le même traitement à la substance amylacée. Coze Sypney, Guyénor, SLosse et Limposcu, il est vrai, ont pris le soin de laver l’amidon à l’eau distillée ou de le dialyser, avant de le mettre en empois ; mais cette opération parfaitement inefficace ne peut servir à purifier l’amidon que d'infime manière, lorsqu'on songe que des solvants aussi puissants que l'acide chlorydrique ne permettent pas encore d'arriver au résultat recherché.
On sait que l’amidon ordinaire de pommes de terre, par exemple, laisse après incinération un résidu de cendres -de plus de 3 grammes par kilogramme. L'analyse chimique y a décelé de la chaux, de la potasse, du manganèse, de la silice et surtout du phosphore en très grande quantité, fait qui permet de supposer que la plus grande partie de ces bases se trouve combinée au phosphore- sous forme soit de phosphates, soit de phosphates organiques de constitution encore mal connue.
Il paraît donc nécessaire, si l’on veut étudier d’une façon rigoureuse l’action des divers sels sur les amylases, de commencer par établir comment se comporte une dyastase amy-" lolytique exempte de matières minérales vis-à-vis d’un amidon qui lui-même en est débarrassé. Il est alors facile,