TECHNIQUE GÉNÉRALE
J'ai étudié comparativement l’action de trois diastases amylolytiques dialysées (l’amylase salivaire, l’amylase pancréatique et l’amylase du malt) sur trois variétés de subtance amylacée (l’amidon de pomme de terre ordinaire, l’amidon purifié suivant la méthode de MM. Fernpaca et Wozrrr, et l'amidon déminéralisé de M. Mazrrrano et de M1 Moscakorr).
I. La salive qui a servi à ces expériences était de la salive humaine mixte, filtrée sur bougie Berkefeld, après dilution dans un égal volume d’eau distillée.
II. Le suc pancréatique était obtenu par injection de sécréüine chez le chien immobilisé par la morphine. Il était recueilli asepliquement après qu'on en avait laissé perdre les premiers centimètres cubes sécrétés.
LT. L'extrait diastasique de malt a été préparé en faisant macérer 10 grammes de malt vert broyé dans 100 ce, d’eau distllée pendant 4 à 5 heures. La macération obtenue était filtrée sur papier et ensuite stérilisée par filtration sur bougie
Berkefeld.
Les dialyses ont toutes été effectuées à l’aide de sacs de |
Fr + collodion stériles, suivant la technique en usage dans le laboratoire de physiologie de l’Institut Pasteur ‘.
Dans la plupart des. cas, les dialyses étaient faites contre l’eau distllée, telle qu’elle est fournie dans les laboratoires de l’Institut (K—1,28><10 environ. Dans certaines expériences, on a substitué à cette eau de l’eau redistillée dans un alambic d'argent (K —6,54 >< 10 environ), procédé qui permet de pousser la dialyse à un degré plus élevé.
Enfin, dans quelques cas, on a dialysé les diastases contre de l’eau salée (NaCI à 9 0/60). |
Les eaux de dialyse étaient renouvelées bi-qotidiennement
pendant les quatre premiers jours, et quotidiennement à partir de ce moment.
Les temps de dialyse ont été très variables ; 7amais inférieurs à huit jours, 1ls ont pu dans certaines expériences s'élever à 20 et 30 jours.
La technique suivie pour la préparation des amidons sera indiquée ultérieurement (première partie et troisième partie) au moment de rapporter les expériences pratiquées avec leur aide.
Organisation des expériences. — Toutes les expériences ont été effectuées de la manière suivante : Dans des tubes à essai, soigneusement lavés à l’eau distillée, on versait d’abord les liquides diastasiques, on ajoutait ensuite les divers électrolytes à étudier, et en dernier lieu l’empois d’amidon.
Les saccharifications ont été faites à 409 et 50° pendant des temps de 3 ou 4 heures, sans prendre de précautions
1 Formule du collodion employé : Coton azotique, 25 gr. Alcool absolu, 600 cc. Ether à 65°, 400 ce.
contre l’ingérence des microbes dont le développement restreint en ce laps de temps ne troublait en rien les résultats, comme nous l'avons constaté.
Les dosages de sucre ont été faits avec la liqueur de Fehling ferrocyanurée, méthode suffisamment précise pour l'objet de ces études. Les quantités de sucre sont évaluées en glycose.