‹ Sur L'absorption Vésicale: Étude De La Question Et Recherches ExpérimentalesChapitre 16 sur 21 · EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES

Avant d’exposer nos expériences, nous croyons utile d'émettre quelques remarques et de décrire notre manuel opératoire une fois pour toutes, afin d'éviter des répétitions inutiles. à

Parmi les expériences que nous allons rapporter, les unes ont été faites par nous à l’École de médecine, dans notre laboratoire de l’Institut d'anatomie, soit en présence ou en collaboration avec M. le professeur Magon, soit sur ses indications, soit en présence et aidé de mes collègues de l’École de médecine ; les autres sont dues à l’obligeance de M. le professeur Magon, qui a poursuivi l’étude de l’absorption vésicale depuis de longues années. Elles sont toutes inédites.

Toutes nos expériences ont été faites avec le soin le plus minutieux et tous les détails ont été notés avec l’exactitude la plus scrupuleuse. Connaissant toutes les objections qui ont été faites à tous ceux qui ont publié des expériences de ce genrelà par les partisans d’une théorie contraire, nous avons essayé de nous placer dans les meilleures conditions.

En général, nous avons évité toute opération préliminaire ét nous avons introduit nos substances dans la vessie, sans faire subir à cet organe la moindre manœuvre, la moindre malaxation. Pour que la substance introduite dans la vessie ne soit pas en contact avec la muqueuse uréthrale, nous l’avons toujours introduite avec une sonde molle. Nous nous sommes servis de sondes molles N° 6, 8 ou 10, dela filière Chavrière,

SO suivant la taille des animaux ; nos sondes éfaient toujours très propres, légèrement chauffées, soigneusement lubréfiées avec de la vaseline, et toujours introduites avec les plus grandes précautions.

Nous n’avons presque jamais fait uriner nos chiens avant de leur injecter nos solutions. Toutes les fois que nous avons laissé sortir de l’urine où que le chien avait ufiné avant l’expérience, nous l’avons noté.

Nous nous sommes servis tour à tour de solution d’alcaoïdes et de sels métalliques. Nous ne croyons pas que nos solutions aient jamais été assez concentrées pour léser l’épithélium.

Elles étaient le plus souvent au titre de 1 pour 100. Elles ont toutes été soigneusement préparées soit par notre ami Bourguignon, interne en pharmacie, soit par notre collègue Guillot, préparateur de chimie à l’École de pharmacie. Pour éviter l’action du froid ou de la chaleur sur l’épithélium, nos injections ont toujours été faites à la température de 35 à 37°. Elles ont toujours été faites lentement, et le plus souvent, pour n’expérimenter que l'absorption, nous n’avons injecté qu’une très petite quantité. |

Nous ne nous sommes servis que de chiens et de chiennes d’assez forte taille, adultes, bien portants, calmes et très peu irritables. Nous n'avons fait que peu d'expériences sur le même sujetet à intervalles assez éloignés; nous avons, je crois, attendu toujours assez longtemps non seulement pour répéter une même expérience sur un même sujet, mais aussi avant de faire une expérience nouvelle, pour que l’épithélium ait eu le temps de se reposer d’une première impression, si toutefois il l'avait eue.

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