COUPE TRANSVERSALE D’'UNE TIGE DE LUPIN
(Localisation du S-gaïazulène)
Figure n° 1
a) Cellule épidermique.
b) Cellules stomatiques.
c) Cellules annexes des stomates.
d) Chambre sous-stomatique.
Le pointillé signale la présence de S-gaïazulène. ép. : épiderme.
D. C. : parenchyme cortical.
Examen de sections transversales (Fig. 1).
L'examen au microscope, de sections transversales, montre l'existence d’azulène dans les cellules stomatiques, dans les cellules annexes des stomates, dans la chambre sous-stomatique, dans les cellules situées en bordure de la chambre sous-stomatique, dans les espaces intercellulaires et dans des groupes de cellules appartenant à la couche parenchymateuse formée par les six assises de cellules les plus externes. Il semble qu’il y a diffusion à partir des chambres sous-stomatiques.
La cavité des vaisseaux de bois paraît bleue.
Des fragments de tiges sectionnées transversalement, nettoyés par l’hypochlorite de soude renferment encore, dans les cellules indiquées, du S-gaïazulène intracellulaire associé aux granulations cytoplasmiques.
Les vaisseaux lignifiés du bois de ces préparations sont fortement colorés en brun.
L'examen de coupes longitudinales confirme l'exactitude de ces observations.
ÿ) Radicule.
La fixation de l’azulène par la radicule est particulièrement intense dans les membranes des cellules de la zone subéreuse. La nature lipidique de la subérine et l’affinité des azulènes pour les corps gras suffiraient pour expliquer cette localisation.
Il est remarquable que les extrémités de radicules ne présentent jamais de coloration bleutée. Ces portions ne sont pas encore subérifiées.
La fixation de l’azulène par les tissus subérifiés se fait par contact direct avec le milieu renfermant l’hydrocarbure et non à la suite d’une migration, à partir de la tigelle, vers la radicule. Nous avons contrôlé ce fait par les expériences et les observations suivantes :
a) Des échantillons à radicule blanche et à tigelle et cotylédons bleuis par le S-gaïazulène sont transportés dans un milieu constitué par de l’eau bidistillée pure. Après trois ou