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tres décrite par NOLF (63) mais, appliquée au cas qui nous intéresse, cela laisserait supposer que le S-gaïazulène est ra- pidement absorbé par les tissus et. que la réponse périphérique précèderait éventuellement la réponse centrale. Il n’en est rien. L’absorption de ce corps est trop lente pour accorder une valeur aux réponses négatives que nous avons cependant enregistrées en nous contentant de l’injecter dans le bout central d’une artère fémorale et d'inscrire en même temps les variations de pression dans le bout périphérique du vaisseau et dans le bout central d’une carotide.
Nous croyons devoir attacher davantage de crédit aux indications données par la comparaison des valeurs des pressions centrale et récurrente inscrites simultanément au cours de déterminations de deses mortelles, selon une méthode déjà utilisée par R. DELAS et Coll. (25), Toute vasodilatation périphérique provoque une hypotension plus profonde dans le bout prériphérique de l'artère fémorale que dans le bout central de la carotide.
pression fémorale récurrente
pression centrale s’abaissera donc rapidement et tendra à devenir nul dans les dernières phases de l’intoxication.
Il ne nous à jamais été possible d'enregistrer des variations de cet ordre (graph. 16). La chute des valeurs des deux pressions à toujours été progressive et proportionnelle. Nous n’avons donc pas pu, par cette méthode, mettre en évidence rexistence d’une action périphérique notable.
Le rapport des valeurs
y) Action sur le tonus sympathique.
HERING a montré que, à la bifurcation de la carotide primitive en carotides externe et interne, la zone sino-carotidienne est le point de départ périodique d’infiux nés sous le choc de l’ondée sanguine. La voie centripète de cet influx est le nerf de Hering qui, rejoignant le glosso-pharyngien, aboutit au bulbe. Sa voie centrifuge est le pneumogastrique. L'occlusion simultanée des deux carotides primitives, en supprimant la circulation dans ces vaisseaux, supprime aussi l'excitation de la zone réflexogène. L'effet inhibiteur permanent, entretenu par le jeu des contractions cardiaques, cesse
de s'exercer et il s'ensuit une hypertension, dont la valeur rend compte du tonus sympathique, mais qui dépend aussi du tonus vagal du sujet. La confrontation du réflexe oculocardiaque à la réponse hypertensive recherchée avant et après injection d’une substance permettra d'apprécier les effets sur le tonus des centres sympathiques.
Nous avons vu que la réponse hypertensive à l’occlusion des carotides est notablement diminuée, alors même que la réflectivité vagale est déjà sensiblement affectée.
On peut denc conclure que le S-gaïazulène, administré par voie veineuse, inhibe le tonus sympathique du chien chloralosé.
Il convient, certainement, de tenir compte, dans les effets observés, d’une action dépressive déjà subie par les centres vasomoteurs.
ô) Action sur les centres vaso-moteurs.
Les effets hypotenseurs obtenus par administration de doses modérées de S-gaïazulène ne permettent pas de considérer de façon satisfaisante l’action de ce corps sur les centres vaso-moteurs. Par contre, l'examen des phénomènes tensionnels accompagnant l’intoxication mortelle ou non montre que ces centres sont atteints et que l’hypotension qui s'établit traduit leur inhibition sous l’action toxique de la substance.
b) Effets respiratoires
Les effets respiratoires du S-gaïazulène se manifestent par une apnée précece, en réponse aux doses administrées brutalement. Les doses moins violentes déterminent l’apparition d’une polypnée prolongée. La section des vagues empêche l’apparition de ces effets ou les suppriment quand ils sont déjà établis.
Le S-gaïazulène exerce donc, au moins partiellement, son action par l'intermédiaire du vague, nerf sensible du poumon. On sait, en effet, qu’une faible excitation du bout central pneumogastrique détermine une polypnée. Or, le poumon, voie d'élimination des produits volatils, est l'organe qui retient le plus facilement le composé azulénique. La per-
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sistance de ce corps dans l’appareil respiratoire expliquerait la durée de l'effet observé.
Une forte excitation du pneumogastrique s'accompagne d'apnée passagère. Cette apnée est reproduite au moment de l’arrivée brutale des premières doses de l’hydrocarbure. D’autre part, chez l’animal à vague excitable et polynéique, la compression des globes oculaires entraine l’apnée qu'il est habituel de considérer en pareil cas. Ceci confirmerait que les effets respiratoires obtenus varient surtout en fonction de l'intensité de l'excitation qui sollicite le pneumogastrique.
DOSES LETHALES
Les quantités, relativement faibles, de S-gaïazulène dont nous avons pu disposer ne nous ont pas permis d'opérer sur un nombre de chiens assez élevé, Nos résultats sont donc insuffisants pour se faire une idée précise de la dose du produit capable de tuer le chien en un temps voisin de 60 minutes,
Après un essai préliminaire, nous avons réussi à sacrifier auatre chiens adultes, d’un poids moyen de 6 Kgs environ, en des temps compris entre 2 h. 30 et 30 minutes. Il semble que les doses voisines de 0,70 g. par Kkilog seraient capables de provoquer la mort des animaux en des temps approchant 1 heure.