Mile C..., 20 ans, Saipétrière
Apoplexie : Après la phase aiguë, hémiparésie droite, progressivement décroissante, hémianesthésie droite complète, légèrement améliorée par la suite, aphasie motrice et sensorielle plus lentement dissipée. Rétrécissement mitra!.
Juin 1906. — Motilité. — Hémiparésie droite au minimum, aucune contracture, léger affaiblissement musculaire. Réflectivité. — Réflexes tendineux et réflexes osseux plus forts à droite,
ébauche de clonus du pied.
Pas de Babinski, pas d'Oppenheim.
Sensibilité, — Tactile. — 1. Seuil intensif. Normale. 2. Localisation. Erreurs grossières aux doigts, à la main, et au poignet. 1
3, Seuil extensif. Elargissement des champs de Weber aux doigts, à la main et à l’avant-bras.
Douloureuse. — Franchement diminuée surtout au pied et à la main.
Thermique. — Normale.
A la pression. — Elle n'apparaît guère émoussée.
Atlitudes segmentaires. — Perception des mouvements passifs abolie ou très altérée, surtout au pied et à la main,
Osseuse (au diapason). — Légèrement affaiblie au pied et à la main.
Aganosie tactile. — « Si l’on place successivement différents objets dans la main droite de la malade, elle en reconnait parfaitement les diverses qualités ; elle dit si l’objet est dur ou mou, lisse ou rugueux, chaud ou froid ; pour la forme et la dimension, les renseignements qu’elle donne, sont assez souvent exacts, mais parfois elle se trompe ; ainsi, ayant dans la main une
‘bille en stuc, elle dit très bien : c’est froid, c'est dur, c'est lisse ; mais elle ajoute : c’est arrondi et allongé.
Pour une pièce de deux sous elle dit : c'est du métal, c'est plat, c'est lisse, c'est rond, etc... la notion des trois dimensions des objets, la perception stéréognostique en un mot n’est donc pas absolument intacte. Enfin, elle est tout à fait incapable de nommer l'objet qu'elle tient dans sa main ; sur
Vouters
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plus de 15 objets présentés, elle ne tente pas plus de 4 ou 5 fois d'en nommer un, et pas une seule fois, elle ne tombe juste ».
OBSERVATIONS DE LonG (résumées).
(Thèse de Paris, 1899).
XXX VI (p. 153).
60. — Hémiplégie gauche avec hémianopsie, contracture et mouvements choréiformes du bras gauche, remontant à 4 mois, en voie d'amélioration chez un ancien syphilitique, âgé de 49 ans,
Sensibilité. — Hypoesthésie gauche tactile, douloureuse et thermique, avec erreurs grossières dans la localisation des excitations (5 à 20 cent.).
Sensibilité à la pression, sens des attitudes segmentaires très altérés à
gauche, Agnosie tactile. — Absolue, malgré les mouvements lents des doigts. XXXVII (p. 154).
61. — Hémiplégie droite, avec dysarthrie sans aphasie, remontant à
4 mois, progressivement améliorée, jusqu'à n'être plus qu’une hémiparésie extrêmement légère, chez un homme de 54 ans.
Sensibilité. — Zactile et douloureuse, affaiblies. — Thermique, normale à droite, avec erreurs grossières dans la localisation des excitations (10 à 20 c/m.).
Sens des attitudes segmentaires altéré à droite, au repos, comme aux mouvements passifs.
Agnosie tactile. — Absolue, malgré les mouvements des doigts, non seulement pour la signification, mais encore pour la forme des objets.
XXX VIIT (p. 155).
62. — Hémiparésie droite, avec amaurose, et mouvements aisés, mais plus ou moins ataxiques du membre supérieur droit, remontant à 13 ans, chez une ancienne syphilitique âgée de 54 ans.
Sensibilité. — Hypoesthésie factile, douloureuse et thermique, avec écarts de localisation considérables.
Sens des attitudes segmentaires altéré à droite, au repos, comme aux mouvements passifs.
Agnosie tactile. — Quoique la malade puisse faire presque tous les mouvements nécessaire, à la palpation des objets, elle n’en apprécie, ni la forme, ni les autres caractères essentiels.
XIL (p. 155).
63. — Hémiplégie droite, avec contracture, remontant à un an 4/2, chez un homme de 44 ans.
Sensibilité. — Hémianesthésie droite, tactile, douloureuse el thermique, avec erreurs dans la localisation des excitations.
Sens des ailitudes seymentaires altéré : notion de position imparfaite à droite.
Agnosie tactile absolue.
XL (p. 156).
64. — L..., 54 ans, publiciste, Salpêtrière (consultation), 1897.
Motilité. — Hémiparésie droite avec tremblement et mouvements choréiformes à la main droite, après hémiplégie droite avec dysarthrie légère aujourd'hui disparue, remontant à 6 mois.
Sensibilité. — « La sensibilité générale est intacte (tactile, douloureuse et ihermique), les sens spéciaux également.
La localisation cutanée d’un contact, même léger, se fait exactement, et la notion de position des membres n'est pas altérée à droite. »
Agnosie tactile. — « Chez ce malade, tous les mouvements de la main droite sont possibles ; il peut opposer le pouce à l'index ; mais dans l'acte du palper ces mouvements sont moins précis que du côté gauche, et lorsqu'on lui donne à reconnaitre un objet placé dans sa main, bien qu'il en sente immédiatement le contact, il analyse lentement les résultats fournis par la sensibilité cutanée. Pour un pinceau il sent d'abord la partie dure qu’il compare à un cure-dents, puis les poils, et il nomme ensuite l'objet. Si c'est un bouchon, il le compare à un petit tube, mais il n’en sent pas la consistance élastique qu’il reconnait immédiatement avec la main gauche. Pour une pièce de 5 francs, il sent la dureté du métal et Ie poids, mais il croit que c’est une plaque quelconque, tandis qu'avec la main gauche il sent tout de suite les aspérités de la surface. Sur un bouton de chemise il sent la partie plate, puis la tige et l'extrémité arrondie, il nomme ensuite l'objet. Pour un mètre à ruban il indique assez vite le nom, et dit qu'il a senti l’'enroulement de la chevillère ».
Osservarions DE NoicA ET AVRAMESCU (résumées). (Revue neurologique, 1906.)
65. — Bucarest, hospice Pantélimon. — Sur 4 tabétiques, à troubles radiculaires des sensibilités superficielle et profonde, N. et À, ont constaté une agnosie superposable à topographie radiculaire.
Sensibilité. — Aux deux membres supérieurs, sur la bande interne (face interne du bras, face interne de l’avant-bras, bord interne de la main, avec les trois derniers doigts), on constate des troubles variables des sensibilités tactile, douloureuse et thermique, dans l'intensité, la localisation et la discrimination tactile, toujours particulièrement altérée, associés à des troubles profonds de la sensibilité à la pression, du sens des atlitudes segmentaires et de la sensibilité osseuse.
Agnosie tactile. — Les objets familiers : bouchon, dé, petite clé, monnaie, bouton, n’ont jamais été reconnus, soit entre les trois, soit entre les deux derniers: doigts et la paume ; ils ont toujours été rapidement connus soit entre le pouce et l'index, soit entre l'index et le médius et la paume,
avec le pouce à l'écart.
Bucarest, hospice Pantélimon. — Sur deux malades, à troubles périphériques localisés des sensibilités superficielle et profonde, N. et A. ont constaté une agnosie tactile à topographie périphérique superposable.
I (p. 592 et 1024).
66. — J. B..., 27 ans, névrite cubitale droite, après coupure à la main.
Sensibilité. — A la main droite, dans le territoire périphérique du eubital,anesthésie, hypoalgésie et hypothermésie, avec agrandissement des champs de Weber, associées à des troubles marqués de la sensibilité à la pression, du sens des atlitudes,segmentaires, aboli au petit doigt, troublé seulement à l’annulaire, et de la sensibilité osseuse au diapason.
Agnosie tactile. — Entre les deux derniers doigts et la face palmaire, les objets (bouchon, monnaie, plume, etc...) ne sont pas reconnus ; ils sont reconnus entre les trois premiers doigts et la face palmaire. Quelquefois, grâce à la sensibilité normale du segment externe de l’annulaire, un caractère est reconnu (rondeur d'un sou, par exemple) mais l'objet n'est pas identifié.
Examen nouveau le 20 juillet 1909. « Le malade ayant les yeux fermés on lui met dans la main droite, entre les deux derniers doigts et la partie correspondante de la face palmaire différents objets ; et pour corriger la difficulté qu'il a de remuer bien l’objet, nous l'aidons dans ce sens :
OBsers. RÉPONSES.
Un carré en bois . . . Un objet dur, mais il ne peut en dire davantage.
Un bouchon de liège . C'est rond, un peu mou, mais je ne sais pas ce que c’est,
UÜnetcl ea Teese C'est dur, cela paraît long, lisse, mais je ne sais pas ce que c’est.
Un dé à coudre. . . . C'est froid, c'est rond, je ne sais pas ce que
c'est ». Mais aussitôt que nous avons mis le dé dans son doigt annulaire, il a deviné que c'est.
un dé.
Une pièce de 5 francs . C’est rond, c'est plat, ça doit être une pièce de à francs.
Une pièce deÿ centimes. Un corps plat, c'est dur, ilne sait pas ce que
c'est ; mais aussitôt que nous avons retourné la pièce, pour qu'il sente les bords de la monnale, il nous a répondu que c'est une pièce de > centimes.
Une cuillère . . . , . C'est dur, c'est creux, c’est une cuillère. Un canif, . . . , ... C'est dur, c'est rond, mais il ne sait pas ce que c'est,
Ë En résumé, notre malade présente un trouble dans une partie de Ja main, consistant en ce fait que, dans la grande majorité des cas, il ne se rend pas compte de l'objet qu'on lui a mis dans la main, Il ne peut pas nous dire quel est cet objet, quel est son nom, quoiqu'il se rende compte, avec les yeux fermés, de quelques-uns des caractères de l'objet.
IT (p. 593).
67. — M. D. A.., 44 ans, pseudo-tabes alcoolique récent : aux deux membres supérieurs, névrite localisée au médian. Motilité. — Affaiblissement musculaire, mouvements des mains diffi-
ciles, particulièrement aux trois premiers doigts.
Sensibilité. — Aux deux mains, engourdissement, fourmillements dans les trois premiers doigts.
Aux deux mains, dans tout le territoire périphérique du médian, hypoesthésie et hyperalgésie avec agrandissement des champs de Weber, associés à des troubles du sens des attitudes seymentaires et de la sensibilité osseuse au diapason dans l'index et le médius.
. Agnosie tactile. — Entre les trois premiers doigts et la paume, un ob- Jet n’est pas reconnu ; il est immédiatement reconnu entre les deux derniers doigts et la paume. |
OBsEerRvATION pE RAymoND (résumée).
(Clinique de la Salpétrière, 1897-1898, p. 15.)
68. — Epilepsie jacksonnienne avec hémiparésie brachiale droite, opérée par Chipault en trois temps d'un angiome de la pie-mère, enlevé avec le tissu cortical sous-jacent de la région rolandique, le tout ayant environ le volume moyen d’une demi-crange (voir obs. 38) : guérison.
Deux mois après. Motilité. — Inhabileté sans affaiblissement musculaire à la main droite.
Sensibilité. — Tactile, douloureuse et thermique partout conservées, avec hésitations dans la localisation ; musculaire conservée ; le malade perçoit bien un écart de 10 grammes, aucun autre renseignement,
Aganosie tactile droite.
Osservarion ne Raymonp er EGGer (in extenso). (Revue neurologique, 1906, p. 371.)
69. — Mme L..., âgée de 61 ans, a toujours joui d'une bonne santé. Elle s'est mariée à l'âge de 24 ans, a eu sept enfants, dont cinq sont morts de méningite, les 2 enfants qui vivent sont bien portants. Pas d’alcoolisme, sobre et travailleuse.
Histoire de la maladie. — Au commencement de février 1906, la malade commença à sentir des fourmillements dans la main droite. Deson métier de couturière, elle se frottait les mains chaque fois que les fourmillements venaient la gêner dans son travail. Mais bientôt, le petit doigt s'engourdit et se paralysa. Le lendemain vient le tour de l’annulaire, le surlendemain du médius et, au bout de quelques jours, tous les doigts de la main droite étaient paralysés, et la main tomba. Inquiète de cet état de chose, la malade vient consulter à la Salpétrière. En s'en retournant chez elle, elle se sent prise de vertiges et de bourdonnements d'oreilles et d’un malaise indéfinissable, qui alla en augmentant une fois rentrée chez elle. Apeurée, elle va jusqu’à l'escalier pour appeler la concierge, mais la parole lui manqua. Elle retourne dans sa chambre et attend jusqu'à trois heures de l'après-midi, lorsqu'arrive une amie; elle ne peut s'expliquer à sa visite, parle de travers. On fait chercher le médecin, qui ne vient que le lendemain lorsque tout s'était dissipé,et que la malade avait de nouveau retrouvé l'usage intelligible de sa parole. Ceci s'élait passé le 22 février ; durant un certain temps encore, la malade avait un certain degré d’amnésie pour les mots usuels. En pleine conversation avec son mari, il lui arriva de ne pas trouver le mot. Actuellement, c'est-à dire un demi-mois après son ictus,il ne reste plus rien de son aphasie. La malade s'explique parfaitement bien. La lecture, de même que l'écriture spontanée et l'écriture sous dictée, s’exécutent normalement.
Elat actuel. — Monoplégie de la main droite en voie d'amélioration. Actuellement la main n’est plus tombante, la malade peut la redresser. Les doigts sont encore un peu fléchis, mais la malade peut les faire remuer dans tous les sens. Le mouvement est encore lent. Le pouce peut être opposé à l'index, au médius, et à l’annulaire. Mais l'indépendance chez divers mouvements fait encore défaut. La flexion ou l'extension d'un doigt entraine les mouvements des autres et l'effort se communique aux segments homologues de la main gauche. Donc, la paralysie est strictement limitée à la main. Au niveau de l’avant-bras et du bras, mouvements et force sont normaux. Tous les réflexes tendineux du membre supérieur droit sont exagérés. À gaucbe, ils sont normaux ; du côté de l'extrémité inférieure, tout est normal. Il n'y a ni signe de Babinski, ni signe d'Oppenheim, ni trépidation du pied.
Le facial ne montre pas trace de paralysie, la malade ferme l’œil gauche ou l'œil droit indépendamment l'un de l’autre. La langue est tirée en ligne droite.
Il n'y a pas d’agueusie ou d’hémianopsie. Tout est normal du côté des yeux.
Sensibilité : a) sensibilité cutanée. — L'examen de la sensibilité, pratiqué à plusieurs reprises a révélé ce qui suit: intégrité absolue de tous les.modes de sensibilité cutanée. Les impressions tactiles douloureuses et thermiques sont aussi bien senties sur la main droite que sur la gauche. Il n'y a que pour le seuil extensif des sensations un léger trouble. Les cercles de Weber sont un peu plus agrandis, sur cette main droite.
Ainsi, pour avoir la sensation du contact simultané de deux points, un
écartement de 2 millimètres suffit pour les pulpes de la main gauche, tandis que ces mêmes parties exigent, à droite, un écartement de 3 à # milli- . mètres, __ D'une manière générale, la moitié radiale de la main est plus défectueuse que là moitié cubitale. Les cercles de Weber atteignent, sur la moitié radiale de la paume, 1 millimètre et demi d’écartement contre un demi-millimètre seulement du côté cubital. Tout l’avant-bras droit participe encore à cette diminution peu prononcée du seuil extensif.
Les erreurs de la localisation sont aussi plus prononcées sur la moitié radiale de la main. C’est ainsi qu'un attouchement du pouce est localisé sur l’annulaire ou le petit doigt et les attouchements de l'index sur le médius ou l’annulaire ; par moments, la malade localise juste,
La sensibilité à la pression est un peu émoussée.
b) Sensibilités profondes. — Les vibrations du diapason sont un peu moins fortement senties dans la main droite que dans la gauche. Pour les os de l’avant-bras, l'intensité de la sensation redevient normale.
Sens des attitudes. — La malade perçoit très bien les mouvements passifs, qu'on fait exécuter à ses doigts. Elle sait si on fléchit, ou si on étend les doigts ; elle sait quel est le doigt fléchi ou étendu. Cependant, il lui arrive par moments de confondre le petit doigt et l'annulaire avec le médius et l'index.
- La malade imite très bien les attitudes des doigts de la main droite avec la gauche et vice-versa.
L'estimation des poids est un peu moins fine dans la main droite que dans la gauche, La malade fait cependant une différence de 15 grammes.
Examen de la perception stéréognostique. — Quand on place dans cette main droite, paralysée, les objets les plus divers, la malade reconnait parfaite ment bien leurs formes. Elle nous dit si l’objet est rond ou carré, s’il est épais ou plat, s’il est gros ou petit, s’il est bombé d'un côté ou creux et l’autre.
En consultant la liste des objets qui ont été palpés par la malade, on verra que la perception de la tridimensionalité des objets est parfaitement
conservée.
Omer. MAIN DROITE. MAIN GAUCHE
Dé... , , ,... C'est petit, j'ai le doigt dedans, jene Un dé. sais ce que c'est.
Bouton en porelaine C'est un petit objet, qui a un fond, Bouton de por-
plat avec 4 trous. c’est un dé, laine.
Flacon en verre C'est rond d'un côté, avec un fond C'est un flacon. rond . : . . . . plat, c’est froid, c’est un verre.
Montre. . , , . , Ce n'est pas si gros que la main, Montre
c’est de l'acier ou du verre, c’est plus épais qu'une pièce de 5 fr.
mt
Une grande clé. .
Pipe en bois avec armature en métal Qu Eee
Cuillère à dessert plus longue que la (Main te ue
Morceau de sucre CALTÉ See
Orange .