Localisation. Erreurs grossières
À la pression. — Une forte pression à gauche est comparée à une faible pression à droite.
Atlitudes segmentaires. — 1. Au repos. La malade ne trouve pas ses doigts gauches avec la main droite, tandis qu'elle trouve ses doigts droits avec sa main gauche {lentement à cause des mouvements athétosiques).
Mouvements passifs. À gauche, les mouvements communiqués aux doigts ne sont pas perçus, les mouvements communiqués à la main sont assez bien perçus, les mouvements communiqués à l’avant-bras sont bien perçus.
Osseuse (au diapason). — Abolie dans tous les os à gauche.
Agnosie tactile — Absolue.
OgserTs MAIN GAUCHE Clé. . . . . . . . . . C’est long, je ne sais pas ce que c'est. Sucre . . . . . . . . Je ne sais pas ce que c’est. Porte-monnaie . . . . C'est gros, je ne sais pas ce que c'est. Canif , . . . . . . . Je ne sais pas ce que c’est. 9. — Annette B..., 64 ans, couturière, Salpétrière, salle Chardon-Laga
che, 3, 1908.
Syphilis, à 16 ans, soignée par Gibert.
A 20 ans, douleurs dans la jambe droite, profondes, continues, sans paroxysmes, par crises durant plusieurs jours, séparées par des intervalles de calme complet.
2 ou 3 ans après, douleurs de tête frontales, continues, sans exacerbations, par crises durant plusieurs jours, alternantes avec les crises dans la jambe, mais séparées par des intervalles de calme complet.
À 29 ans, embarras de la parole, chute dans la rue, violente attaque épileptiforme. Transportée chez elle, où elle reprend connaissance, la malade commence à souffrir violemment de la tête.
Séjour à l'hôpital, pour sa céphalée : violentes attaques épileptiformes (quelquefois plusieurs par jour) ; elle ignore tout du séjour qu'elle à fait à l'hôpital.
Vers cette époque, amblyopie progressive, ayant rapidement abouti à l’'amaurose (6 mois après la première attaque épileptiforme). A dater d'alors, elle resta complètement aveugle ; plus de céphalées, douleurs dans la jambe droite moins fréquentes, mais persistant encore aujourd'hui.
A 43 ans, sensations d’engourdissement dans le pouce, l'index et le médius droit, remontant quelquefois jusqu'au coude, ou, plus rarement, jusqu à l'épaule. En même temps, la main droite perd son adresse, « parce qu'elle distingue mal ce qu’elle tient ».
A dater d'alors, l'engourdissement persiste dans le bras droit, moindre dans la jambe droite, Il n'y a plus eu d'attaques épileptiformes MUR la
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cécité, sauf 2 à 41 ans la même journée, suivies pendant huit jours de mouvements continuels dans le bras droit. La malade croit avoir entendu dire qu'au cours des attaques son bras droit s'agitait continuellement, plus que les autres membres.
1908.— Motilité. — Pas de raideur musculaire au membre supérieur droit, mouvements possibles, avec ataxie prononcée, léger affaiblissement musculaire, surtout à la main, pas d'atrophie musculaire.
Raideur musculaire légère au membre inférieur droit. Marche facile, un peu d'ataxie, léger affaiblissement musculaire, surtout au pied, un peu d’atrophie musculaire à la cuisse.
Légère hémicontracture faciale droite.
Réfiectivité. — Réflexes rotuliens, presque inexistant à gauche, beaucoup plus fort à droite ; réflexe tendineux du poignet plus fort à droite qu’à gauche.
Pas de Babinski.
Sensorialité. — Atrophie papillaire bilatérale.
Anesthésie et paresthésies de l’odorat.
Audition et goût normaux.
Sensibilité. — Tactile. — 1. Seuil intensif. Diminuée à droite, assez légèrement toutefois.
2. Localisation. Erreurs de 3 ou # centimètres à la main. La malade se trompe de doigt.
3. Seuil extensif. Pour obtenir la discrimination tactile il faut arriver aux écarts suivants :
A droite À gauche Dotgts rite nr Es 35 à 40 mm. 4 à 5 mm.
Avant-bras : en long. © 80 à 100 » 60 »