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pa fine anormale (congénitale) du conduit de Botal , puisse parfois jouer un certain rôle, nous laisserons, pour le moment, cètte question de côté, car les faits dont il s'agit se rapportent en somme à des anévrysmes à aottiques spontanés de l’aduite.
Si nous nous sommes étendu un peu longuement sur l’anévrysme congénital d'Eppinger, c'est seulement parce que cette question est généralement peu connue en France. On a vu que cette maladie n’a évidemment pas grand rapport avec les anévrysmes tels qu'on les rencontre ordinairement au niveau de l'aorte, et qu'il est même discutable qu’on doive lui donner le nom d'anévrysme.
20 ANÉVRYSMES PAR ARROSION |
C'est le nom qu'Eppinger et la plupart des auteurs allemands donnent à des anévrysmes produits par une infection locale détruisant l'artère, l'ulcérant de dehors en dedans. La seule variété bien étudiée (1) est l'anévrysme de Rassmussen, qui serait produit par une ulcération de branches de l'artère pulmonaire au contact d'une caverne tuberculeuse.
Ces anévrysmes mériteraient une étude spéciale parce que l'accord n’est pas fait sur leur nature ni
sur leur structure ; beaucoup même des productions.
qualifiées anévrysmes de Rassmussen ne sont pas
(1) On en a rapproché des cas d'anévrysmes de l'artère hépatique survenus au contact des voiés biliaires enflammées.
Voir à cesujet : ScaminT (Deut. Arch. f. Klin. Med:, Bd. ET).
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. des anévrysmes (1). Il y avait donc, là, matière à des - recherches très longues que nous n'avons pas voulu - entreprendre parce qu'il s’agit, en tous cas, de lésions . n'ayant guère de rapports avec les anévrysmes aor- - tiques. Nous nous contenterons d'indiquer rapide- : ment les opinions émises à leur sujet.
Virchow considère que ce qu’on prend pour des anévrysmes sont de simples épaississements de Ja * paroi vasculaire par infiltration. Foerster nie égale- . ment ces anévrysmes. Ils sont décrits, au contraire, - par Rokitansky, Seitz-Niemeyer. Lépine, Debove
et Powell en font des dilatations des parois artérielles avec endo-périatérite. Rassmussen signale * une hypertrophie compensative de la moyenne suivie . de dégénérescence graisseuse.
Hertz (2) attribue ces anévrysmes à l'excès de tension produit par les secousses de toux et par l’oblitération des branches collatérales. Powell invoque à
la fois les excès de tension à l’intérieur et la dimi- . nution de la résistance du tissu ambiant. Fraëntzel (3) fait intervenir la rétractiondes parties environnantes.
Le travail important de Pauli (4) apporte des données plus précises ; il conclut de ses examens qu'il y
(1) M.le as Tripier, qui a examiné beaucoup de ces formations, n’a jamais pu y trouver les caractères d’une dilatation artérielle.
(2) HErTz. — Ziemssen’s, Handbuch, Bd V.
(3) FRAENTZEL. — Beobachtungen über das Vorkommen
grosser Lungenblutungen, ihre Lo und Mine Annalen,. 1875). ë
(4) Pauzr. — Ueber re der arterien in Cavernen bei Phtisis pulmon. (Virchow’s Archiy. , Bd ri}
a à la fois épaississement progressif de l’intime et infiltration des deux tuniques externes ; d'ordinaire cela amène l’oblitération de l’artère, mais si la destruction des couches externes va plus vite que laconsolidation intérieure, l’intime peut se replier en dehors en anévrysme (aneurysma herniosum). Ces lésions inflammatoires ne seraient pas, pour Pauli, de nature tuberculeuse. D'ailleurs la tuberculose des vaisseaux n'était guère connue alors ; elle ne l'a été qu'à la suite des travaux de Cornil, Kiener, Brodovsky, Mugge, Zahn, H. Martin, Orth, Ziégier, ctc:
Le premier travail sur la tuberculose des artères pulmonaires avec formation d’anévrysmes est celui de Weigert (1). Il trouva que la paroi de l’anévrysme n'avait plus rien de l'aspect ordinaire des tuniques artérielles ; c'était une membrane parcourue par des fibres à gros noyau fusiforme, et contenant, entreces fibres, de petites cellulles rondes. Celles-ci étaient très abondantes en dehors du vaisseau. Enfin il trouvait quelques tubercules.
Pour P. Meyer (2) le sac est différent dela paroi artérielle : il est constitué par une substance hyaline néoformée. Celle-ci se développe d’abord entre la paroi artérielle et le thrombus ; la paroi artérielle est peu à peu détruite par inflammation et caséification
(1) Weicerr. — Tuberculoeses aneurysma eines Astes der Pulmonalarterie (/bid.) (2) P. Mever. — De la formation et du rôle de l'hyaline
dans les anévrysmes et dans les vaisseaux (Arch. de Physiol., 1880).
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a et il ne reste plus alors que la couche hyaline qui se dilate. :
Eppinger (1) à la suite d'examens personnels intéressants, combat ces idées de P. Meyer et arrive à ces conclusions : Toute artère située dans le voisinage immédiat de la paroi d’une caverne chronique éprouve, sur sa face tournée vers la caverne, des altérations inflammatoires chroniques: prolifération de l'intime, formation de tissu de granulation dans l’adventice et lamoyenne. Puis le bacille tuberculeux parti de la caverne, pénètre dans cette paroiartérielle enflammée et détermine la production de tubercules dans l’adventice, puis dans la moyenne dont le tissu élastique est ainsi dissocié et détruit. Ces tissus tuberculisés subissent Ia dégénérescence hyaline puis caséeuse, qui va de la caverne vers la cavité vasculaire. En même temps, l’intime subit aussi l'enva-. hissement tuberculeux, s’épaissit, rétrécit la lumière vasculaire. Les parties caséifiées s’éliminent, et l’on voit ainsi disparaître, en ce point, l'adventice, la moyenne et les parties profondes de l’intime. Donc, à ce moment, tout tissu élastique a disparu ; il ne reste plus que l’intime, malade, qui peut devenir hyaline, se laisser dilater ; on a alors l’anévrysme. Ce serait donc également un anévrysme hernieux. Un point reste acquis, c’est que ces anevrysmes ont pour paroi une substance hyaline. Mais on ne s'accorde pas sur l’origine de celle-ci et, suivant l'opinion que l’on adoptera, ces formationsseront
(1) Loc. cit.
considérées comme ea de véritables:
anévrysmes, ou bien comme n'en n'ayant que F appa-
rence. Nous avions donc raison de dire tout à l’heure que des recherches: spéciales sur ce point ne nous
auraient pas appris grand chose sur les anévrysmes |
artériels en général.
3° ANÉVRYSME EMBOLIQUE
Il nenous arrêtera pas non plus bien longtemps, carsa pathogénie est bien spéciale et n’a certaine ment aucun raport direct avec celle des anEvrySMES" spontanés de l'aorte (1). |
Le travail le plus important sur ce sujet est certainement le chapitre que lui consacre Eppinger, sous dé nom de mycotisch-embolische aneurysma. 1 crée ce terme pour exprimer comment il en comprend la la pathogénie : uncaillot endocarditique, contenant des agents septiques vient s'arrêter en un point de l'arbre circulatoire : les agents mycotiques passent
du caillot dans la paroi artérielle adjacente et y.
déterminent des phénomènes inflammatoires (périartérite, puis mésartérite) qui aboutissent à la production d'un anévrysme.
L'étude d'Eppinger est basée sur sept cas personnels. Dans tous il y avait des végétations sur les sig-
moïdes aortiques et c’est d'elles que devait prove-
(1) Cependant Eppinger admet l'origine embolique de deux
cas d’anévrysmes aortiques ; nous discuterons ces cas plus loin. HU
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ni£ Larnbolrs. La démonstration de la nature myco-
tique de la lésion, il la trouve dans ce fait que, surles
coupes, il a vu, dans les lésions. endocarditiques. et. dans l'embolus des microbes semblables. « Dans le. territoire de la thrombose embolique mycotique on trouve, dans l’adventice, une infiltration cellulaire exsudative étendue ; cette périartérite aiguë rayonne dans les couches voisines de la moyenne. Cependant en quelques points, la pénétration de la périartérite dans la moyenne se présente sous forme de foyers ronds, semblables à des abcès. Ceux-ci disjoignent couches de la moyenne, |
tendent l'intime au-dessus d’eux, laquelle intime, SE mesure que grossit le foyer d’exsudation, et qu’en.
même temps .a lieu la destruction de la moyenne, s’amincit toujours de plus en plus et enfinéclate »(r). Une fois l’anévrysme constitué il trouve qu’à son niveau l’intime et l’élastique sont toujours complète-
ment interrompues ; la musculaire l'est complète-
ment ou partiellement. Quand lanévrysme est.
ancien et non trombosé, on le trouve tapissé par une couche conjonctive néoformée ; l’embolus peut ne pas être trouvé, soit parce qu'il s’est détaché, soit parce que des dégénérescences l’ont rendu méconnaissable. ne
Ces anévrysmes sont généralement multiples et. siègent habituellement aux points de bifurcation des ” artères, surtout dans celles de pétit calibre. Le volume de ces anévrysmes est toujours faible.
“) Loc. cit. Didi
OR
Bien avant Eppinger, divers auteurs (Jaliffe, Tufnell, Oggle, Church, Smith, Barlow, Bertrand) avaient décrit des anévrysmes consécutifs à l’embolie. Mais le mécanisme de production de cesanévrysmes emboliques était compris autrement ; on se ralliait à la théorie mécanique de Ponfick(r1).On sait que, pour celui-ci, il s'agissait ou bien d’embolus calcaire et pointu venant s’enfoncer dans la parotarté-. rielle ; ou bien (plus rarement) de caillots mous qui, obstruant l'artère, provoquaient à ce niveau une dilatation sous l'influence de la poussée sanguine accrue. C’est à cette théorie mécanique que se rallie Thoma (2) pour ses deux cas dans lesquels il aurait trouvé sur les coupes le fragment calcifié planté dans la paroi artérielle, tandis qu’il ne put découvrir de microbes.
Néanmoins la théorie d’'Eppinger semble être la plus généralement admise. C’est ainsi que Schrœætter cite commeconfirmatifsies cas de Laugton et Bowlby Weinlechner (3), Le Gendre et Beaussenat (4). On peut encore citer les cas de Pel (5), O. Ling (6), etc.
Schroetter pense même qu’un certain nombre des anévrysmes trouvés chez des nouveau-nés, au niveau
(1) Ponricx.— Ueber embolische Aneurysmen {[Vircäow’s Archiv.. Bd 67).
(2) Toma. — Virchow's Archiv., Bd 111, 112, 113.
(3) WeinLEcHNER. — Chirurgische Mittheilingen (Œsterr. Zeit. jf. Hetlk; 1865);
(4) Le GENDRE et BEAUSSENAT. — Revue de Chirurgie, 1803.
(5) PEL. — Zeit. f. klin. Méd., 1887.
(6) Oscar LinG.— Arch. russes de pathologie, de médecine clinique, etc., Vol. IX.
Cr er du canal de Botal ou de l'artère ombilicale ont une origine embolique, et il cite en exemple quatre cas que Buhl(1) rapporte à propos des infections puerpérales des nouveau-nés.