ANÉVRYSME MILIAIRE CÉRÉBRAL
On sait le rôle qu’on lui fait jouer dans la pathogénie des hémorrhagies cérébrales.
Ces anévrysmes étaient déjà connus de Rokitansky, Cruveilher, Virchow. Mais le premier travail d'ensemble est celui d'Eulenburg (2). Cet auteur rapporte les observations de Pestallozzi, qui avait reconnu les trois couches dans les parois des anévrysmes ; il cite les opinions de Brummerstadt et Mosherr pour qui la stéatose de la musculaire est la cause de l’anévrvsme, et de Guil qui, dans un cas pensa avoir affaire à une lésion congénitale. Mais Eulenburg ne se prononça pas lui-même définitivement sur le mode de développement des dits anévrysmes.
Les recherches bien connues de Bouchard et Charcot tendirent à démontrer que ces anévrysmes
(1) Voici ce que Buhl dit d’un de ses cas: « La quatrième fois, la paroi antérieure était épaissie à peu près au triple de son épaisseur; après écartement du thrombus, on vit que l’intime présentait deux fentes longitudinales et parallèles de 1,5 mm. de long, àitravers lesquelles le thrombus se continuait avec un caillot semblable situé sous l'adventice. C'était donc un anévrysme disséquant du conduit de Botal ».
(2) EuLenBurG. — Virchow’s Archiv., Bd. 24.
De miliaires sè développent par suite de. périartérite. avec atrophie consécutive de la moyenne, et qu'ils mont pas de relations avec l’artério-sclérose habituelle. AN D Ne
Pour Roth (1)il se produit d'abord, en un point une dilatation cylindrique diffuse avec hypertrophie de la paroi; puis la moyenne subit én ce point la dégénérescence graisseuse ou amyloïde, et la dilatation devient sacciforme. Zenker (62 ét ess les attribuent à l’artério-sclérose.
- D'après le travail important d'Eichler ( (2) le proéessus débute par la dégénérescence graisseuse de l'endothélium et l'épaississement du reste dé l'intime; il insiste sur ce que, dans les anévrysmes complète-
ment développés, on retrouve la couche musculaire
ininterrompue; elle est simplement amincie, atrophiée, ses fibres musculaires sont atrophiéeset dissé= minées. En même temps un processus de prolifération se développe entre la musculeuse et l’adventice. En somme, Eichler attribue ces anévrysmes à une artérite chronique semblable à l'artério-sclérose. IL est à remarquer que, dans ses recherches très minutieuses, cet auteur ne fait aucune mention de l’élastique. / Kromayer (3) combat les ‘allégations d'Eichler,
Rorx. — Ueber Gehithancolente (aie, Blatt. f Schw. Aerzte, 1874.
(2) EicxLer. — Zur those der Gehirnblutungen (Deut. archiv. f. klin. Med., Bd. XXII.
(3) Kromayer.— Ueber ee aneurysmen und calloïd (In: Diss., Bonn 1885). =