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tance, il faudrait des raisons plus convaincantes que celles invoquées par Eppinger (1) à la suite de l’examen microscopique de ses cas personnels. Mais il y a plus : la seule lésion constante, c'est la formation de nodules par épaississement de la paroi vasculaire ; la dilation de la lumière à ce niveau est très inconstante et, dans beaucoup de nodules,cette lumière est normale ou même rétrécie. Si bien que la meilleure définition anatomique de cette lésion nous paraît être celle de Schroetter (2) : « Une altération inflammatoire circonscrite de la paroi vasculaire, par laquelle celle-ci est épaissie, et par laquelle la lumière peut être ou bien rétrécie, ou bien (parce que la paroi est devénue souple) élargie et anévrysmatiquement dilatée ». Il ajoute justement : « Celle-ci (formation d’anévrisme) peut, mais 7e doit pas survenir, car,dans le plus grand nombre des cas,la lésion s’arrête à la formation d’épaississements nodulaires ». Bien que, dans la pathologie de son anévrysme de traction de l'enfant, Thoma admette qu’une brièveté
(1) Voici comment il s'exprime : « Ce fait que ces proliférations conjonctives (qui provenaient nettement de l’adventice, se trouvent avec une certaine prédilection dans les fragments pris dans les parties bombées des anévrysmes dont les corps se pressent contre et entre les faisceaux muscalaires du cœur ; qu'ils ne furent pas trouvés dans ceux qui proéminaient à la surface du cœur, et qu’ils furent trouvés seulement ça et là dans les autres anévrysmes, tout cela est en faveur de l'idée qu’elles sont à considérer comme un phénomène tout à fait accidentel auquel ne doit pas être attachée une importance primordiale ».
(2) Scaroeërrer. — Ueber Periarteriitis nodosa (Wien Klin.Woch., 1899.