TEA TE
En SACS
D a ET À
s ee de la poche anévrysmale et à la pathogénie de la lésion. Sur le premier point, ils déclarent que les divisions anciennes sont fausses : il n’y a qu’un anévrysme Spontané ; toujours la « poche est constituée par la tunique interne et la tunique externe modifiées par l’inflammation et dilatées sous l'influence dela pression du sang, la tunique moyenne ayant disparu en totalité ou en partie ». Ils précisent un peu plus ce dernier point : « La tunique moyenne a complètement disparu sur l'équateur d’un anévrysme fusiforme et sur le fond d’un anévrysme sacciforme. On en rencontre, au contraire, des lambeaux à mesure qu’on se rapproche de Ia portion non dilatée de l'artère. Au voisinage du collet du sac, la tunique moyenne amincie est continue, ou interrompue seulement par quelques points de tissu conjonctif vascularisé, interposé à la tunique externe et à la tunique interne ». Dans les portions où il n’y a aucune trace de moyenne, la paroi semble formée d’un seul tissu, parce que la tunique externe revêt une structure semblable à celle de l’intime. La cause, c'est l'artérite soit aiguë, soit chronique. Les inflammations combinées de l’intime et de l’adventice provoquent la dégénérescence graisseuse des fibres musculaires et la fonte granuleuse des fibres élastiques : le vaisseau ainsi affaiblise dilate. Doncla cause immédiate dela dilatation, c’est la dégénérescence, la fonte de la moyenne; « à mesure que celle-la disparait le tissu conjonctif des tuniques externe et interne, en active prolifération, comble rapidement les pertes de substance ».
Comme nous le disions tout à l'heure, ces déclara-
tions de Cornil et Ranviersont classiques chez nous. On peut ouvrir un Traité français quelconque, on les trouve répétées fidèlement. Elles sont considéréees comme un document acquis définitivement, et non seulement on ne semble guère avoir songé à contrôler les divers faits énoncés par eux, mais encore on n'a pas cherché à préciser tels ou tels points un peu obscurs dans leur description, par exemple la pathogénie qui semble faire de l’anévrysme la conséquence directe de toutes les lésions -artérielles, indistinctement : endartérite chronique, endartérite aiguë, athérome.
Aussi ne trouve-t-on pas, en France, des travaux importants depuis cette époque, et l’anévrysme est considéré simplement comme lié à l’artério-sclérose.
IV. — En Allemagne, au contraire, les travaux ont continué à paraître; à partir de ce moment, ils ont eu, Surtout, pour objet de rechercher si les lésions inflammatoires étaient cause ou conséquence (théorie mécanique) de la dilatation, et les partisans de la théorie inflammatoire se sont efforcées de préciser les caractères du processus particulier amenant les anévrysmes, Car on n’avait pas tardé à reconnaitre que ceux-ci n'avaient pas de relation directe avec l’athérome vulgaire.
C'est avec Recklinghausen (1) que nous voyons apparaître la théorie mécanique. Il a toujours sou-
(1) RECKLINGHAUSEN. — Allg. Pathol. des Kreislaufs und der Ernaehrung, 1883; Ein Fall von an. dissecans aortæ Virchow’s Archiv., Bd 30).
tenu, et soutient encore, que l’anévrysme a pour
cause une déchirure primitive des fibres élastiques
de (a moyenne. Il trouve dans celle-ci des lacunes, des espaces où manquent ses éléments spécifiques, remplacés par du tissu conjonctif qui serait venu secondairement combler les vides. « Les déchirures partielles de la moyenne se produisent sans qu’on puisse reconnaître microscopiquement une modification qualitative... Les anévrysmes se développent par suite d’une pression relativement trop forte, d’une exagération de la tension artérielle, bien que l’on puisse supposer des altérations moléculaires de l'élastique et des modifications de ses propriétés physiologiques, une diminution de son élasticité ». Ses élèves. Helmstedter et Meyer entreprirent de démontrer la justice de cette théorie.
Le travail d'Helmstedter (1) a eu un retentissement considérable, ‘parce que c’est le premier où l'on trouve des conclusions catégoriques en faveur de cette idée nouvelle; en réalité, ce court opuscule est basé sur un très petit nombre de cas avec des examens bien peu détaillés. Il y a deux théories actuellement,dit-il : pour les uns des lésions (inflammation, ulcération, ossification ) détruisent les tuniques interne et moyenne, et alors la tunique externe se dilate ; pour les autres, il y a primitivement dilatation des trois tuniques. La première théorie est fausse. La seconde n'est pas expliquée
(1) Hezmsreprer. — Du mode de formation des anévrysmes spontanés. Diss. Strasbourg, 1373.
LOT ee par des constatations suffisamment précises : c'est cette lacune qu'il veut combler. En faisant des coupes des divers points d'un anévrysme volumineux, il a généralement trouvé des ïilots de tunique moyenne jusqu'au fond de la poche, ilots ayant ici l'épaisseur et l'aspect de la tunique moyenne normale, et là, au contraire, représentéssimplement par un mince filet séparant les tuniques interne et externe. On ne peut donc pas admettre qu'il y ait eu.
une dilatation d’un point où l’athérome avait détruit
les tuniques interne et moyenne, car alors on n'aurait trouvé de moyenne en aucun point de la poche. Le fait primitif c'est une dilatation due à une lésion particulière de la moyenne. Cette lésion est représentée par des ruptures des fibres élastiques. Quand la rupture atteint toute l'épaisseur de la moyenne, elle détermine la production de ces ilots qu'on trouve disséminés dans les parois du sac. Mais la lésion débute par des ruptures moins étendues, des ruptures partielles. Celles-ci se présentent sous l'aspect de lacunes qu’on trouve disséminées dans la moyenne; les fibres élastiques s'arrêtent brusquement aux bords de ces lacunes, saus présenter aucune altéraration de structure. L'espace vide est occupé soit par des cellules embryonnaires, soit par du tissu fibreux complètement formé et, au sein de cette cicatrice, on trouve parfois encore quelques îlots de tunique moyenne à aspect normal. La tunique moyenne ayant perdu sa résistance du fait de ces ruptures, la paroi tout entière se laisse refouler dans les régions où ces lésions sont assez marquées. Comment se font
Le,
{L MS Un PA | V Tu) CAE : 5 ni Lie É 41 PP SE ET ER AN PS EN ET 2 PT RP ES TN RER UT MT PT PET