DOTE
lement) par la syphilis, ne possèdent aucun caractère
- distinctifet font ainsi partie de l’artério-sclérose. Les mêmes idées sont reproduites dans la thèse de
Deguy (1). *
En somme, l'étiologie ayant démontré l'importance de la syphilis, on pensa que celle-ci intervenait indirectement en favorisant l’artério-sclérose. Plus tard, l'anatomie pathologique fit voir que la syphilis
était capable de produire directement des lésions
spécifiques pouvant donner lieu à l’anévrysme. Quelques auteurs (Dieulafoy) pensent que cela n'a lieu que pour des cas spéciaux et assez rares, et ils
restent fidèles aux idées anciennes pour la majorité des cas. Au contraire, un certain nombre de travaux
allemands tendent à montrer que la syphilis agit habituellement (peut-être uniquement) par les lésions spécifiques qu’elle produit, et la connaissance toute récente des lésions dés aortites syphilitiques conduit à attribuer à cette diathèse la majorité des anévrysmes. +. | De ce long historique il résulte qu'il existe, actuelment encore, les plus grandes divergences tant au point de vue anatomique que relativement à la
pathogénie.
Anatomie patho‘ogique. — Pour la plupart des
anévrysmeés fusiformes, on est bien d'accord sur
l'existence, au moins au début, des trois tuniques
‘artérielles : c'est même pour cela que certains
(1) Decuy. — Le cœur et l'aorte des syphilitiques (Thèse
- Paris, 1900).
6e auteurs refusent d'y voir des anévrysmes ; mais on discute sur les lésions que présentent ces tuniques.
Pour les anévrysme sacciformes, le désaccord est complet. Pour les uns, il y a, primitivement, les trois tuniques, mais la moyenne est altérée : déchirée (Helmstedter), dégénérée (Cornil et Ranvier), etc. La disposition exacte au niveau du collet n'est pas nettement indiquée. Pour d’autres, au contraire, (Eppinger) la paroi n’est formée que par l’adventice et une couche néoformée, l'intime et la moyenne ayant été déchirées : on voit l'interruption de cellesci au niveau du collet. Quelques-uns, enfin (Thoma) trouvent tantôt les trois tuniques, tantôt, au contraire, un aspect confirmant les descriptions d'Ep-
pinger.
Pathogénie. — Même obscurité. Beaucoup ont parlé d’un affaiblissement, d'un relâchement de la paroi vasculaire, etc., auxquels on a assigné des facteurs étiologiques aussi multiples qu'hypothétiques. On s'accorde, cependant, assez bien, aujourd'hui, à attribuer l’anévrysme, non à un affaiblissement mystique en quelque sorte, mais à des lésions véritables. Seulement, on discute la nature de celles-ci. Elles sont purement mécaniques pour
quelques-uns : ruptures des fibres élastiques, déchi- .
rures de la paroi vasculaire. Pour la plupart des auteurs ce sont des lésions inflammatoires. Dire, comme quelques-uns, qu’il s'agit d’artério sclérose, ne donne pas de renseignements bien précis, car on a englobé, sous ce nom, toute la pathologie artérielle.
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Si on cherche à spécifier, on voit que certains auteurs ont eu en vue l’athérome, celui-ci agissant par ulcération ou par simple affaiblissement de la paroi. D'autres, au contraire (Koester) se sont attachés à individualiser des lésions spéciales dont la valeur tend, de jour en jour, à paraître plus certaine. Les recherches étiologiques, enfin, font ressortir de mieux en mieux l'importance de la syphilis, tandis que l’anatomie pathologique semble en chemin de montrer que celle-ci agit non pas d’une manière banale, vasue, par un simple affaiblissement des parois artérielles, mais en déterminant une véritable aortite syphilitique.
Tels sont les divers points que nous aurons à étudier.
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