CHAPITRE II
Anatomie pathologique.
Nous allons exposer ici simplement les résultats de nos observations.
Toujours nous avons examiné un très grand nombre de fragments et du collet et de la poche, ce qui est indispensable pour arriver à connaître l'anévrysme d'une manière à peu près exacte, car l'aspect varie souvent d’une manière notable, d'un point à l’autre et, en tout cas, ce serait s’exposer à l'erreur que de conclure, par exemple (comme on la fait bien des fois), d’un point du collet à l’ensemble de celui-ci. Toujours aussi nous avons examiné les points ayant un aspect particulier : coudure ou changement de direction de la poche, bourrelets précédant le collet, etc. Nous avons aussi fait porter notre examen sur des parties de l'aorte, en dehors de l'anévrysme, mais nous reviendrons, avec plus de détails, sur ce point, quand nous parlerons de la pathogénie.
ENTO NS,
Nos pièces ont été conservées, quelques-unes dans le formol ou le liquide de Müller, la plupart dans l'alcool. Le durcissement à la gomme nous a servi bien des fois ; mais la celloïdine nous a paru donner les meilleurs résultats, car elle garantit une conservation parfaite des rapports des divers éléments qui est indispensable ici. Comme coloration, nous avons obtenu les meilleurs résultats avec le picro-carmin et la conservation dans la glycérine picro-carminée. L'orcéine donne d'assez jolies préparations, mais l'élection perd de sa netteté dès qu'on lui adjoint un colorant nucléaire, ce qui est indispensable pour étudier l'ensemble des lésions. L’orcéine nous a rendu des services, mais elle n’est pas indispensable, à condition que l’on ait du très bon picro-carmin. Quant à la méthode de Manchot, qui peut donner de jolies colorations, elle ne nous a pas paru supérieure à l’orcéine ; d’ailleurs, sesélections sont imparfaitement connues; elle ne donne rien avec les cartilages élastiques et, par contre, colore la substance
hyaline.
A. —— CAS D'ANÉVRYSMES AORTIQUES.
Nous rapportons ici six cas comprenant huit anévrysmes sacciformes et un fusiforme ; plusieurs p résentaient, en outre, des bosselures, des dilatations diverses qui nous fourniront d'importantes indications. Nous n'avons voulu utiliser ici que des pièces bien typiques. D'autres, ayant quelques particula-
“go es rités, seront rapportées plus tard, dans le cours de ce travail.