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De
pas paru non plus être un caractère bien Hrabche. et elle ne ressort pas toujours bien nettement des descriptions des auteurs. Thoma, par exemple, décrit et représente une plaque au niveau de laquelle non seulement la plaque elle-même mais « aussi les parties contiguës de la moyenne contiennent Caset-là quelques cellules Iymphoïdes ».
La correspondance des bords, au degré où on la constate habituellement, n’est pas si exacte qu'elle ne puisse s'expliquer autrement (par exemple par écartement des deux parties contiguës d'une trainée inflammatoire). Manchot avoue lui-même que souvent on ne peut pas reconnaître cette correspondance. Mais, même dans les figures qu'il donne comme Ed ot cette correspondance ne frappe nullement et, pour arriver. à l'établir, cet auteur est obligé d’invoquer (arbitrairement) que telle partie a dû se rétracter, telle autre se dévier latéralement, etc. D'ailleurs, comme nous le disions tout à l'heure, nous ne voulons pas affirmer qu'iln'y ait aucunes ruptures de la moyenne, question insoluble actuellement, mais dire seulement que leur existence, en tant que lésion primitive et isolée, n'est pas démontrée.
Helmstedter décrit des îlots de moyenne à peu près saine au sein de ces plaques. Manchot, par des coupes sériées, est arrivé à reconnaître que, très souvent, c'était une pure apparence, et que ces flots représentaient la coupe transversale de prolongements partant d'une des parois ; cependant, malgré ses recherches minutieuses, il est obligé d'avouer
qu’ «en outre on trouve, notamment dans de grosses ruptures, de véritables îlots de moyenne isolés de toute connexion, comme Helmstedter les a déjà décrits ». Cela ne semble guère de nature à démontrer qu'il y ait eu une rupture mécanique. Il est très aisé, en effet, de comprendre qu’un processus inflammatoire qui suitles ramifications vasculaires arrive à découper des îlots du tissu préexistant, fait qu'on voit dans les scléroses de tous les organes. Mais, que l’'étirement d'une fibre élastique provoque deux ruptures successives de la même fibre, voilà que nous ne comprenons pas. |
Nous ferons encore remarquer que si, de l'avis de tous les auteurs, les foyers inflammatoires suivent les voies vasculaires, il est curieux de constater qu'il semble en être de même pour les prétendues ruptures de la moyenne. Thoma donne trois figures; dans une, on trouve dans la plaque une artériole entourée de cellules d'infiltration. Manchot n’a pas manqué d'être frappé de la fréquence de cette localisation. « Souvent ces lacunes sont en relation avec les vaisseaux normaux » ; si bien qu'il s’est vu obligé d’en donner une explication, et la voici : « Les points où passent les vaisseaux sont des points particulièrement favorables à la production des ruptures. La musculaire et les éléments élastiques sont interrompus à leur niveau, et ces interruptions sont remplies par un tissu moins résistant. [1 serait donc bien admissible qu'une rupture partielle de la paroi vasculaire tire son origine de ces interruptions naturelles des éléments spécifiques de la paroi,
Evidemment, cela ne peut pas être démontré rigoureusement ». Nous ne discuterons pas cette explication hypothétique, mais il reste toujours ce fait que ces prétendues ruptures primitives ont le même lieu d'élection que les lésions inflammatoires.
Donc, non seulement les formations que nous avons observées nous ont toujours paru être inflammatoires, mais les rares faits eux-mêmes sur lesquels a été basée la théorie ne nous semblent pas être hors de discussion.
2° La deuxième forme des ruptures n'est décrite que par Manchot ; c’est ce qu’il appelle les ruptures de lamelles isolées ; cette lésion, il la signale dans ses divers anévrysmes artério-scléreux, et dans un seul cas d'anévrysme sans artério-sclérose (son deuxième cas : dilatation diffuse légère). Dans certains points où la moyenne était amincie, il constata que le nombre des lamelles était très diminué: et, en allant des parties saines à ces points dilatés, il voyait de temps en temps une fibre élastique interrompue. Il ne donne pas d’autres caractères, si ce n’est que les fibres qui restent ne présentent pas d’altérations.
Ces fibres étaient-elles réellement rompues? Cela est possible; mais que ces ruptures aient été indépendantes de toute inflammation, voilà qui ne nous paraît pas suflisamment prouvé, puisque la description est basée sur une série de cas dont un seul est dit indemne d'artério-sclérose. Or, comme Manchot le déclare lui-même, l'athérome est capable de produire par lui-même des ruptures.
Nous avons examiné, avec coloration, soit par l'orcéine, soit par la méthode de Manchot, un certain nombre d'aortes athéromateuses, d'aortes dilatées, ou encore de véritables anévrysmes. Il nous est arrivé, en effet, assez souvent, de voir des points où le nombre des lamelles diminuait ; d’autres fois, dans des cas identiques pour le reste, on ne trouvait rien de semblable. Nos recherches sur ce point n'ont pas été assez systématiques pour nous permettre de nous prononcer d’une manière catégorique sur le déterminisme de cet äspect. Il est très admissible que, lorsqu'une aorte se dilate, des fibres élastiques se rompent, mais 1l ne nous paraît pas démontré que cette lésion soit indépendante de toute lésion inflammatoire, ni qu'elle doive être considérée comme une lésion essentielle et spéciale de l’anévrysme.
Il résulte de tout cela que si l'existence de plaques mésartéritiques inflammatoires n'est contestée par personne (pas plus par Manchot que par les autres), il n'en est pas de même de celle de plaques dues à des ruptures primitives indépendantes de tout processus patholovique.
Mais, il y a plus. Manchot décrit des plaques d’origine inflammatoire (1),dont la première tracede
(1) « Les faibles degrés de ces lésions sont souvent délicats à reconnaître avec les colorations nucléaires; la musculature présente parfois de l’atrophie, de la dégénérescence graisseuse, ou bien elle est remplacée par du tissu conjonctif. Il est souvent difficile de distinguer s'il y a une infiltration cellulaire. Au contraire, les fbres élastiques montrent, dans beaucoup de cas, des altérations frappantes ».
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