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couche néoformée. La formation évoluait vers une transformation fibreuse par augmentation de ce tissu et par organisation du caillot; elle devenait ainsi de plus en plus solide.
Ou bien on trouve simplement une cicatrice plus ou moins étroite ; cela se voit dans les cas où la fente. a été superficielle, n'a intéressé que l'intime ou bien une très faible portion de la moyenne. De tels faits ont été rapportés par Recklinghausen (1), Zahn (2), Eppinger. I n'y avait alors qu'une très légère dépression linéaire de la face interne de l'aorte, donc rien qui rappelle un anévrysme.
Enfin, dans un troisième cas, il y a un véritable anévrysme simple ; mais alors on ne trouve aucurte preuve qu'il ait été consécutif à une déchirure, ainsi
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que nous le verrons.
Donc, on ne voit pas comment on pourrait prouver ce mode de formation des anévrysmes, Mais, voyons les faits qui ont été donnés en faveur. Ce sont des faits expérimentaux et des faits cliniques.
Les faits expérimentaux ont d'abord élucidé Île mode de cicatrisation des déchirures; nous n'insis- ; tons pas sur ce point. Il semble résulter des travaux 2 de Baumgarten (3), Zahn (4), Raab (5), Pfitzer (6),
(1) RECKLINGHAUSEN. — Virchow’s Archiv., Bd 30.
(2) Zaax. — Ueber einen Fall von Aortenaneurysma mit geheilten Querrissen der Intima und Media (Virchow's Arehiy:, Bd:73). :
(3) BaumGarTEn. — Ueber die sagennante organisation des Thrombus, 1876.
(4) Zanx. — Untersuchungen über Thrombose, Bildung
— A4E — que l'endothélium joue le rôle principal. Dans’ le cas que nous avons rapporté de déchirure de l'aorte
avec hématome, on se rappelle qu’en effet le tissu
néoformé se continuait sans limites avec les couches internes de l’intime, tandis que le reste de celle-ci apparaissait simplement interrompu. Mais on a cherché aussi, par ce moyen, à reproduire des anévrysmes, ce qui devrait être facile s'il suffisait de déchirer les tuniques internes, selon la théorie d'Eppinger. Or, on n'y est pas arrivé. Amussat, Jones, J: Hunter, Evers-Home échouëèrent. Les résultats de Quincke (1) sont peu concluants, de l'avis même d’'Eppinger. Cet auteur n'accorde de valeur qu'aux cas de Peacock et de Zahn.
Nous n'avons pu nous procurer le travail de Peacock (2),qui semble peu démonstratif, à en juger par les quelques mots qu’en dit Eppinger. Zahn (3), opérant chez des lapins, établissait par des ligatures qui étaient aussitôt déliées, des déchirures de l’intime et des couches internes de la moyenne: ces points
der Thromben (Virchow's Archiv., Bd 62). — Untersuchung über die Vernarbung von Querrissen der Arterienintima und Media nach vorheriger Unnschnurung (Virchow's Archiy.. Bd 06).
(5) RaaB. — Über die Entwickelung der Narbe in Blutgefäss nach Unterbindung (Laugebeck's Archiv., Bd 23.
(6) Prirzer. — Ueber den Vernarbungsvorgang an durch Schnitt verletzten Blutgefaessen (Virchow's Archiv., Bd 73).
(1) Quincke. — Ziemssen's Handbuch der speciellen Pathologie, Bd VI.
(2) Peacock. — Edimburg med. and surg. Journal, 1843.
(3) Zan. — Loc. cit.
formaient simplement une dépression en rigole annulaire haute de 1 à 1,5 millim., mais il ne se produisit « jamais une dilatation anévrysmale ». Dans ce même travail, il est dit simplement que, dans une série d'expériences dans lesquelles il lésait la face interne des vaisseaux au moyen de fils d'argent, il avait «une fois o5tenu, par suite de l'usure de l’intime et de la moyenne, un anévrysme du volume d’un pois au niveau de l’arc aortique ». Ce cas isolé et rapporté sans détails ne permet pas de conclusions.
Plus récemment, Malkoff serait arrivé à produire
des anévrysmes par déchirure des tuniques internes; mais nous n'avons pu avoir le travail original et nous ne pouvons donc pas en tenir compte.
. Nous souscrivons donc pleinement à cette conclusion d'Eppinger : « I semble donc qu'on ne peut reproduire expérimentalement ce que la rature et un traumatisme produisent chez un homme pour amener un anévrysme ». C'est la condamnation même de sa théorie.
Quant aux faits cliniques, voyons ceux par lesquels Eppinger pense établir sa démonstration. Il donne la description de quatorze pièces (cas XIX à XXXIII) Les cas XIX et XX nous sont déjà connus ; ce sont des déchirures récentes produites par de violents traumatismes ; ils ne prouvent donc rien pour la question. Le cas XXI est relatif à un déchirure guérie, limitée à l’intime de l'aorte ascendante ; il n’y avait, naturellement, aucune dilatation, et on ne trouve là encore rien qui puisse expliquer la formation d’un anévrysme ; notons en pas-
Sant, qu'au voisinage de cette déchirure les tuniques .
présentaient des lésions inflammatoires bien marquées. Les cas suivants sont plus intéressants, carils sont qualifiés « déchirures avec anévrysme commençant ».