‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 48 sur 73 · CAS XXXII · texte numérisé non relu

CAS XXXII

Homme de 62 ans. Anévrysme sacciforme de l’aorte descendante.

Là encore l'auteur ne donne aucune raison pour admettre la production par une déchirure. L'origine inflammatoire ressort, non seulement des lésions diffuses de l'aorte qui est dilatée et rigide, mais surtout de l'état des tuniques au voisinage du collet. « Depuis l'aorte jusqu'à ce point on trouve les couches externes de l’intime, la moyenne entière et l’'adventice chroniquement enflammées ; tissu de granulation dans les deux dernières tuniques, aspect strié et durement fibreux de la première, çà et là interruptions cicatricielles de la moyenne ».

Er résumé,dans aucun des cas d'Eppinger, l'aorte

n'était saine. Ces cas se rapportent les uns à des cicatrices dont rien ne prouve la transformation future en anévrysmes ; les autres à des anévrysmes typiques vulgaires, et alors on trouve Îles mêmes lésions inflammatoires importantes des diverses tuniques que nous avons trouvées nous-même.

Donc, la production d'anévrysmes par déchirure n'est pas démontrée. Est-ce que cela ne peut jamais avoir lieu? On ne saurait l'affirmer à priori, et il n'est pas impossible que, dans des cas exceptionnels, une telle cicatrice puisse subir un certain degré de dilatation. Mais, en tout cas, cela ne pourra't être appliqué qu'à des cas exceptionnels, ef non à l’ensemble des anévrysmes.

Même avec cette réserve la théorie d'Eppinger reste fausse. D'abord, parce qu'on ne voit jamais un anévrysme sur une aorte complètement saine, et qu'il n'est même pas prouvé qu'une aorte normale puisse se rompre spontanément. En second lieu, dans tous les cas que nous avons examinés nousmême, et dans tous ceux que nous avons pu trouver dans les auteurs, accompagnés de détails suffisants, toujours on retrouve, dans le sac, plus on moins loin du collet, des îlots de moyenne, fait inexplicable dans Ja théorie d'Eppinger et qui démontre hettement wr refoulement de la paroi aortique. Si donc on peut faire quelques réserves sur la possibilité, dans des cas exceptionnels, de la production d'un anévrysme 3 la suite d’une déchirure, la structure du sac montre que, dans nos cas et dans tous ceux où les auteurs ont pratiqué un examen soigneux de nombreux

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fragments, un tel riécanisme était inadmissible, et

qu'il ne peut, entout cas, être considéré comme Éjant le mécanisme habituel.

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