‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 62 sur 73 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Sur quelques causes rares invoquées pour la

pathogénie d'anévrysmes aortiques spéciaux, bien différents des anévrysmes vulgaires.

Nous n’avons, jusqu’à présent, étudié que la pathogénie de l'anévrysme spontané vulgaire. Nous sommes arrivés à considérer celui-ci, non pas comme une lésion pouvant relever de causes diverses, comme on le fait d'ordinaire, mais plutôt comme une manifestation d’une maladie particulière, une forme si l’on veut de la syphilis aortique. Est-ce que parfois une maladie d'une autre nature pourra produire du côté de l’aorte des lésions assez comparables pour qu'elles permettent la formation de poches analogues? Nous ne pouvons pas dire catégoriquement « non»; il y aurait certainement lieu, par exemple, d'étudier de près les lésions des aortites infectieuses et leur évo-

lution anatomique, choses assez mal connues. Mais, en tout cas, la nature syphilitique ne paraissant pas douteuse dans la grande majorité des cas, les autres infections ne pourraient être incriminées que pour un faible nombre de faits. Aussi leur intervention hypothétique est assez peu probable, d'abord parce que la logique conduit plutôt à attribuer à une cause univoque une lésion à caractères aussi constants et Spéciaux; ensuite, parce que si,parfois l'examen anatomique ne montre pas delésions permettant d’affirmer la nature syphilitique, toujours, du moins, elles Sont telles qu’elles ont pu parfaitement être produites par la syphilis.

Mais nous n'entendons parler ainsi que pour l'ané- VrÿSme Spontané ordinaire, k

En effet, il existe d’autres anévrysmes aortiques qui n'ont aucun rapport avec le précédent, ni par leur pathogénie, ni par leurs lésions. D'ailleurs, ils sont rares, et les auteurs en ont certainement exagéré l'importance et le nombre de variétés.

1° Anéyrysme par dilatation de l'aorte au-dessus d'un rétrécissement.

C’est ce que Lewvasche (1) a cherché à reproduire expérimentalement; il comprimait chaque jour pendant quelques instants l'aorte abdominale chez des chiens; ceux-ci, sacrifiés après plusieurs mois, pré- Sentaient une dilatation générale, plus marquée à

- (1) LEWascHe. — Zeit. f. Klin., med., 1885,

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