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région citée modifie la courbure de façon à tendre, à écarter l'aorte de la colonne.
Une autre localisation, pas très rare, est la partie supérieure de la face antérieure de l'aorte descendante. 11 s’agit, dans ce cas, de traction exercée par le conduit de Botal, soit parce que celui-ci était anormalement court (et alors il n’est pas oblitéré), soit parce que ce canal, étant oblitéré et ayant sa longueur normale, il y a une déviation de l'aorte (1) qui tire sur cette insertion. Mais la brièveté de ce conduit favorise beaucoup la production de cet anévrysme. Comme cette brièveté et cette inocclusion sont un trouble d'évolution qui se produit naturellement dans l'enfance, l’auteur donne à cette variété le nom d'infantile.
Enfin, ces anévrysmes de traction pourraient encore se voir sur la face antérieure de l’aorte abdominale, la traction étant exercée soit par le tronc cœliaque, soit par la mésentérique supérieure, grâce aux mouvements respiratoires du diaphragme qui, à chaque inspiration, abaisse les organes auxquels se rendent ces vaisseaux.
ILest évident que ces tractions ne sauraient être considérées que comme des causes adjuvantes. On ne peut admettre qu'elles suffisent à provoquer un anévrysme sur une aorte saine, €t si on lit Les observations de Thoma on voit que toujours l'aorte présentait des lésions d'endartérite. Mais même comme causes adjuvantes, il ne semble pas qu'il faille leur
(1) Due, par exemple, à une scoliose.
= 04 2 accorder beaucoup d'importance. Les variétés de Siège qu'il décrit (nous n'avons cité que les principales) sont si multiples, qu'il arrive à trouver une traction pour chaque point de l'aorte descendante, etsur n'importe quelle face: si bien qu’on se demande quels seraient, parmi les anévrysmes dé l'aorte descendante, ceux qui ne seraient pas dus à une traction. En réalité, nous avons examiné plusieurs cas d’anévrysmes sacciformes de l'aorte ascendante, et nous n'avons jamais trouvé les anévrysmes de traction qui auraient dû, alors, exister sur l'aorte descendante.
39 Anévrysme embolique de l'aorte.
Eppinger est, croyons-nous, le seul auteur qui admette l'existence d’anévrysmes emboliques de l'aorte. Comme cette question mérite d'être discutée, nous rapporterons les deux observations qu’en donne cet auteur. Nous les résumerons un peu, car dans le texte, les descriptions sont très longues et présentent de nombreuses répétitions.
1er cas (cas IV d'Eppinger). — Anévrysmes parasitaires multiples de l'aorte. Femme de 33 ans; il ne donne aucun renseignement clinique. — Autopsie : Pneumonie croupale du poumon droit; œdème aigu des poumons ; insuffisance mitrate et aortique.
Aorte dilatée. — « Tous les clapets aortiques sont raccourcis, épaissis en bourrelet, et semblent durs. Les portions commissurales des lunules sont restées délicates, tandis que leur portion nodulaire est
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