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tion de substances étrangères. Lottermoser et E.-V. Meyer $e rangent à cette manière de voir. Ces deux auteurs ont de plus constaté, que le courant électrique détermine un déplacement des particules d'argent. On trouve au bout d'un certain temps un dépôt d'argent gris spongieux à la cuthode ; à l’anode on peut voir un dépôt brun soluble dans l'eau qu'il colore en vert. Ce dépôt est constitué par de l'argent. Ces expériences ont été contrôlées et complétées par M. A. Oberbeck.
M. Henriot a étudié de plus près ces caractères et 1l s'est aperçu que lorsqu'on soumettait à l'électrolyse la solution, l'argent se dépose au pôle positif. C’est une anomalie qu'il importe d'expliquer.
De plus, l’auteur s'est aperçu que si l'on traitait ce composé par l’azotate d'argent on obtenait un précipité. Ce fait n'a rien d'étonnant, car nous savons que l'addition d'un électrolyte fait coaguler la solution colloïdale.
Mais le fait curieux réside en ce que M. Henriot n'a pu retrouver l'argent dans la liqueur où il avait ajouté le nitrate en quantité déterminée. Chacun des sels ajoutés par l'auteur donne lieu à la même remarque.
Enfin le précipité obtenu de cette manière, soumis au lavage, centrifugation, etc.. , est insoluble dans l'eau, le carbonate de soude, la potasse etle mercure ; mais 1l se dissout dans le cyanure de potassium en donnant une liqueur incolore et il est attaqué par l'ammoniaque en donnant le liquide rouge brun du collargol.
L'action des acides mentionnés plus haut donne aussi un dépôt soluble dans les alcalis.
La conclusion qui s'impose de ces faits est la suivante : Le collargol est une substance dans laquelle il existe un acide, l'acide collargolique et l'argent fait partie du radical de cet acide.
Ceci nous explique que dans l'action de l’électrolyse cest non l'argent: mais l'acide collargolique qui se dépose au pôle positif.
De plus si nous considérons la solution colloïdale comme un sel collargolique, il est facile de comprendre que l'addition d'azotate d'argent provoquera la précipitation du collargolate d'argent, sel insoluble; de même que l'addition d'azotate de cuivre donnera du collargolate de cuivre, et si les quantités de sel ont été strictement observées on ne retrouvera plus de métal dosable dans la solution. Enfin si nous admettons l'existence de l'acide collargolique insoluble, nous comprendrons le précipité formé par des acides plus forts tels que l'acide azotique. Le fait que les alcalis et l’ammoniaque dissolvent le précipité confirme encore cette hypothèse. C'est en somme une simple neutralisation.
Admettons donc pour l'argent colloïdal l'état de collargolate, c'est à l'ammoniaque comme base que sera très probablement uni cet acide. Le précipité régénère en effet avec l’ammoniaque la solution colloïdale rouge brun.
Nous sommes donc loin, en cequi concerne le collargol, de la simple dissolution d'argent à l'état métallique.