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MM. Chassevant et Posternak ne partagent pas la même opinion que l’auteur précédent et aboutissent à des conclusions différentes.
Pour ces auteurs, en effet, l'argent préparé par la méthode de Carey Léa modifiée renferme 9p.8 0/0 d'argent. L'argent ne deviendrait peu à peu insoluble qué parce que l'ammoniaque serait transformé par l'acide carbonique de l'air. en carbonate d'ammonium.
L'argent colloïdal se dissout en grande partie dans l'ammoniaque’ étendu; ces solutions sont précipitées dans l'acide acétique dilué, solubles dans un excès d'acide acétique sans perdre leurs propriétéscolloïdales.
La solution ammoniacale d'argent colloïdal précipite par le carbonate de soude et le carbonate d'ammoniaque, par l'hydrate de baryte. Le sulfate de cuivre nécessaire pour précipiter cette solution n'est pas en rapport avec la quantité d'argent, mais dépend plutôt de la proportion d'ammoniaque qui se trouve dans la solution.
Trituré dans un mortier d’agathe ce produit devient d'autant moins soluble qu'il est plus fin:ment pulvérisé. Ces auteurs ont remarqué que dans ce cas ce sont surtout les impuretés qui se dissolvent.
La solution ac'tique électrolysée laisse déposer l'argent colloïdal au pôle négatif; alors qu’au contraire en solution alcaline le dépôt se fait sur l’électrode positive. L'argent colloïdal se comporte donc vis-à-vis du courant électrique de la même façon que les flocons d’albumine dans l'expérience de Hardy, que
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les flocons d’hydrate de fer et de silice, etc., dans les expériences de Linder et Picton.
Cette différence de direction imprimée aux particules de l’argent colloïdal n'est pas due aux propriétés chimiques de ce corps, mais aux charges électrostatiques communiquées à ces particules physiques par les ions les plus mobiles en présence dans la solution. charges positives dans le cas de liquide acide, charges négatives dans le cas de liquide alcalin. Ces faits ont déjà été démontrés par Posternak pour d’autres colloïdes.
L'ensemble de ces faits exclut l’idée de la nature acide du produit et s'accorde au contraire avec les propriétés des autres colloïdes.
MM. Chassevant et Posternak en concluent que le collargol n'est pas un acide mais un colloïde.
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$ 2. — Mode de préparation du collargol.
Les solutions colloïdales peuvent se préparer par voie chimique ou par la méthode de pulvérisation électrique. La première solution préparée par voie chimique fut l'argent colloïdal de Carey Léa. Empressons-nous de dire que cette solution n’est pas de l’argent colloïdal véritable comme on l’a vu dans les premiers temps et ainsi que l’a démontré M. le professeur agrégé Henriot dans ses communications à l'Académie des Sciences. L'argent de Carey Léa a été préparg depuis sous le nom de collargolum Crédé. C’est Crédé qui a introduit ce corps en thérapeutique, mais nous
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devons surtout a MM. Netter et Salomon ses multiples applications.
On a donné pour le préparer plusieurs formules. Carey Léa conseille le procédé suivant : on place, dans un verre, 200 centimètres cubes d'une solution d’azotate d'argent à 10 o/o et tout en agitant on ajoute un mélange composé de 200 centimètres cubes d’une solution de sulfate de fer à 30 o/o et de 50 centimètres cubes d’une solution de carbonate de soude à 10 0/0. Il se forme un précipité qu'on lave avec une solution saline qui doit être de préférence une solution de citrate. Ce lavage donne au précipité une couleur bleu foncé alors que dans la solution mère 1l conserve quelque temps sa couleur primitive. Carey Léa indique également une autre méthode. On dissout dans deux litres d'eau 40 grammes de soude et 40 grammes de dextrine. On ajoute progressivement une solution de 28 grammes d’azotate d'argent dissout dans la plus petite quantité d'eau possible. On détermine ainsi un précipité d'oxyde d'argent qui se dissout rapidement. La solution qui ne contient que 10 0/0 d'argent est complètement noire. Elle est rouge à faible dilution. À une plus grande dilution elle prend une couleur jaunâtre.
D’après MM. Danlos et Cothereau il serait impossible de préparer le collargol suivant les procédés indiqués par les périodiques français. Ces auteurs recommandent la technique suivante : prendre 100 grammes d'acide citrique, les dissoudre dans l’eau et saturer d’ammoniaque jusqu'à coloration de la
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phtaléine. Compléter à 500 centimètres cubes avec de l'eau distillée.
Faire une solution de 186 grammes de sulfate ferreux ammoniacal et ajouter de l’eau distillée en quantite suffisante pour 500 centimètres cubes.
Mélanger les deux solutions.
Etendre 1 litre et demi d'eau environ, et verser dans la liqueur par petites parties, en agitant constamment, 100 centimètres cubes d'une solution de nitrate d’argent cristallisé à 25 0/0.
Il se forme un précipité rouge brun à reflets ardoisés, qu'on laisse déposer. La liqueur surnageante est décantée, le précipité jeté sur un appareil à filtratration rapide, lavé avec une petite quantité d’eau puis essoré.
Ces différentes manipulations doivent être faites rapidement, pour éviter l'action de la lumière et surtout de l'air, qui insolubilisent en partie le produit. Le précipité recueilli est ensuite soumis à la décantation dans le vide, au dessus de l'acide sulfurique et à l'abri de la lumière. Le produit est constitué par de petites masses à reflets métalliques renfermant 97 0/0 d'argent avec des traces de fer et d'acide nitrique.
Il est complètement soluble dans l’eau, et les solutions traversent le septum du dialyseur, d'où le nom d'argent colloïdal.
Préparation du collargol par l’électricilé.— Toutes les solutions colloïdales obtenues à l'aide de réactifs chimiques tels que le sulfate de fer, le formaldéhyde, les sels stanneux, etc., ne se débarrassent que très
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