‹ Sur l'étiologie de la présentation du siègeChapitre 6 sur 37 · LATTES · texte numérisé non relu

LATTES

spacieuse de l’ovoïde utérin ; à terme, la tête quitte cetle situation à cause du manque de nourriture el d'espace, pour se porter en bas.

Néanmoins, l'esprit de recherche scientifique qui caractérise celte époque, continue à se manifester. Ambroise Paré (1510-1590) émet une théorie nouvelle : c'est le fœtus qui, par ses mouvements, est l’auteur de sa propre présentalion ; c'est par des déterminations instinctives et volontaires qu’il adopterait

dans la majorité des cas la présentation céphalique

comme la plus opportune de toutes. Les présentations vicieuses résulteraient donc de l’absence ou de la perturbation de ces mouvements instinctifs.

Au XVII° siècle, l'étude de la question qui nous occupe fit peu de progrès ; Mauriceau, Portal, s’en sont peu occupés. À la fin du siècle, Pierre Dionis admet encore la théorie de la culbute, mais, comme le palper abdominal qu’il pratiquait avait pu le renseigner au moins en partie sur les rapports de la ca-

vité utérine et de son contenu, il dit dans son Traité

général des accouchements (1) : « I ne fallait pas que l'enfant attendit les derniers jours pour se mettre dans la posture dans laquelle il doit sortir, il aurait été, pour lors, trop gros, el n'aurait pu se tourner avec autant de facilité. »

Vers la même époque, Henry Van Deventer ne rejette pas non plus la thérorie de la culbute, mais il

(1) Dronis, Traité général des accouchements, 1718. 2 livre, page 186.

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