‹ Sur l'étiologie de la présentation du siègeChapitre 8 sur 37 · LEE A · texte numérisé non relu

LEE A

lions utérines qu'il avait observées au cours de la ceslation. [F part de cette proposition, que toute autre présentation que celle de la tête trouble l’équilibre mécanique et organique de l'utérus et détermine des contractions qui rélablissent cet équilibre en reproduisant la présentation céphalique. Ces contraclions, pour l'auteur, raccourciraient l’axe Jongitudinal de lutérus, et, par ces raccourcissements répélés, feraient lourner la tige fœtale.

Cazeaux (1), en 1856, admet pour les présentalions du siège, l'explicalion suivante, qui est également celle de Mme Lachapelle : « l'enfant flotte assez librement dans l'utérus jusque vers le huitième mois, sa Lête peut donc, dans quelques mouvements de la mère, dans le mouvement du décubitus en parüiculier, se porter vers le fond de l'organe, et si l'enfant à déjà un certain volume, peut-être son grand diamètre occipilo-coccygien, ne pourra repasser à Lravers le pelit diamètre de lovoide utérin, sans un mouvement aussi énergique que celui qui a changé la position. » F

En 1866, Hodge (2), en Angleterre, émet une opinion analogue.

En 3868, Cohnstein base une nouvelle théorie de la culbute sur le mode de circulation du sang du fœtus.

Nous arrivons enfin à une époque où, complète-

(1) Cazeaux, Trailé des Accouchements. 1856, page 457.: (2) HanGr, À Système of Obsletircs, page 166.

Cine

. ment éclairé, tant au point de vue clinique qu'anatomique, Pajot entreprit d'étudier scientifiquement les lois physiques qui président à la naissance de l'homme. Dans la préface qu'il fit au Traité du Palper de M. le professeur Pinard (1), il dit : « Les praüciens éminents dans notre art, n'avaient jamais pu se résoudre complètement, à considérer la naissance de l'homme comme un fait dépendant des lois physiques, au moins dans sa majeure partie. Les plus osés faisaient intervenir la Pesanteur, pour expliquer les présentations et comme l’expérimentation

PTE confirmait pas l'hypothèse, on s’en tenait avec P. Dubois à cet instinct fœtal qu'il. acceptait faute de mieux, sans songer qu'il revenait ainsi à la Providence et à la Grâce de Dieu, d’Avicène.

Or, la contraction utérine et l'effort volontaire, mis à part, toit le reste de l'acte fonctionnel, du début à la fin, sa préparation comme sa terminaison, en dépit de divisions classiques et surannées, tout le reste de la parturition est une application constante de la loi d’accommodation, c’est-à-dire d’une loi physique. »

\ Cette loi d’accommodation, Pajot la formula pour la première fois, à l’article Accouchements du dictionnaire encyclopédique des sciences médicales

« Quand un corps solide est contenu dans un autre, si le contenant est le siège d'alternatives de mou-

(1) Traïié du Palper, page vu.

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