‹ Sur l'Évolution de la Prophylaxie Maritime Internationale des Maladies pestilentiellesChapitre 10 sur 20 · CONFÉRENCE DE VIENNE · texte numérisé non relu

CONFÉRENCE DE VIENNE

Une nouvelle Conférence se réunit à Vienne en 1874 pour réviser l’œuvre de 1865. Les études sur l’étiologie du choléra aboulirent aux conclusions adoplées à Constantinople. Pour assurer la protection de la voie marilime des Indes dont l'ouverture du canal de Suez en 1869 venait d’intensifier le trafic, la Conférence établit les mesures à prendre à l'égard de chaque catégorie de navires, navires ordinaires et navires à pélerins : libre pratique, observation, quarantaine, désinfection, passage du canal en quarantaine, suivant Ja nature de la patente et l’état saritaire à bord. Des stations sanitaires furent construites dans la Mer Rouge.

La Conférence espéra pouvoir rédiger une Convention sanitaire qui pourrait être signée par tous les Etats

mais lentente ne put se faire ; de même la proposition

de créer une « Commission Internationale permanente » ayant pour but l'étude et la prophylaxie des maladies

épidémiques. resta à l’état de projet et ne fut pas réalisée. CONFÉRENCE DE RoME (1885)

À la suite d'une nouvelle épidémie de choléra qu débuta en France par Toulon, une nouvelle Conférence réunit à Rome en 1885 les délégués des Etats Européens et des principaux Etats de l'Amérique et de l'Asie ; elle avait pour objet de rendre les mesures sanitaires adoptées par les différents Etats, à la fois uniformes, plus efficaces, el moins préjudiciables au commerce.

L'entente n'ayant pu s'établir, la Conférence ne fui

suivie d'aucune convention diplomatique.

En 1881 s'était tenu à Washington une Conférence en vue de la défense de l'Amérique contre la fièvre jaune qui avait été plusieurs fois transportée des Antilles aux Etats-Unis. L'Amérique décida de prohibér l'entrée dans ses ports de tous les navires infectés pendant la saison dangereuse ; mais il n’y eut pas de -Convention Internationale.

Les Conférences de Constantinople, de Vienne et de Rome, malgré lPimpossibilité d'arriver à une entente eurent une grande influence sur les pratiques sanitaires des différents Etats qu'elles ont contribué à rendre plus rationnelles et plus uniformes ; en plusieurs occasions les mesures appliquées se montrèrent efficaces : en 1872

el 1877 l'Egypte fut préservée du choléra constaté au

pèlerins, avant leur retour à Suez, aux stations sanitai-

pélerinage de la Mecque, grâce à l'envoi des navires à

res d'EI Wesch et de Debel Tor-; les années suivantes une simple observation des navires venant de l'Inde à leur entrée dans la Mer Rouge (lazaret de l’île de Camaran) suffit à préserver le pélerinage. Les mesures d'isolement et de désinfection se montrèrent efficaces même à bord des navires (épidémie du « Canton » rapatriant des

troupes du Tonkin, 1888).

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