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L'atmosphère fut à nouveau considérée comme l'agent de transmission des épidémies à grande dislance, el AUBERT ROCHE, à la suite de recherches scientifiques, concluait, en 1845, à la libre pratique accordée à tout navire où aucun cas de peste ne se serait manifesté depuis S jours.
La même année ,commençait à l'Académ'e de Médecine une série de discussions sur les quarantainés de la peste ; tout en reconnaissant le mystère qui régnait sur la genèse et la propagation des ép'démies, et par suite la difficulté d'établir des règles de prophylaxie, l'Acaar mie se prononça contre les pratiques surannées des quarantaines, ct proposa l'envoi en Orient de médecins char-
gés d'étudier la peste en son foyer.
Les Médecins sanitaires d'Orient. furent créés ru l'ordonnance du 18 avril 1847, et en 1850, parut un décret réduisant où supprimant un grand nombre d'entraves aux relations commerciales ; devant les inconvé nients et les insuffisances des quarantaines, la théorie de la libre pratique tendait à triompher.
: Mais en 1848. le choléra reparut en Europe, el devant le danger d’une nouvelle grande épidémie que la rapidité des communications pouvait rendre redoutable, de nou-
velles mesures de rigueur réapparurent, en Italie surtout,
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Le Gouvernement Français comprit les inconvénients de règlements établis par chaque Etat pour son propre compte sans se concerter avec ses voisins, el après de longues négociations, réussit à réunir à Paris, en 1851. la première Conférence sanitaire Internationale : Les Etats riverains de la Méditerranée, l'Angleterre et le Portugal étaient représentés chacun par un médecin et un diplomate ; écartant toute discussion purement scientifique, et les Médecins sanitaires d'Orient ayant montré que nulle part, en Orient la peste ne régnait à l'état endémique, la Conférence décida de diminuer la rigueur des quarantaines en Méditerranée, établissant un minimum et un maximum, et d'exercer une surveillance des bâtiments aux ports d'embarquement ; une convention fut rédigée : un système administratif, identique pour tous les Etats, fut proposé, les puissances admettant en principe des mesures sanitaires uniformes.
Ce règlement, qui contrariait les habitudes de chaque Etat, fut la cause de l'échec de la Conférence; la plupart . des Gouvernements n’appliquèrent pas les prineipes de la convention que signèrent seuls la France, la Sardaigne «à le Portugal ; une nouvelle Conférence, composée uniquement de diplomates, se réunit à Paris, en 1859, pour réviser l’œuvre de 18571 ; le résultat fut le projet d'une nouvelle convention, donnant une plus large part à la liberté d'action de chaque Etat ; mais la guerre d'Italie survint et la Conférence se sépara sans aboutir à l'entente espérée, En 1865, la Convention de 1851 fut elle-même dénoncée,
Malgré l'échec des premières Conférences sanitaires, le
principe d’une coopération internationale en vue de la
défense de l'Europe contre les maladies pestilentielles
avait été posé par le Gouvernement Français, et sa première réalisation devait être l'œuvre de la seconde moilié du xix° siècle,