‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 10 sur 101 · GREPPI, III · texte numérisé non relu

GREPPI, III

2. Conseil qui, dans la constitution cisalpine, calquée sur celle de lan II, correspondait au Conseil des Cinq-Cents français.

3. Le décret de nomination (18 brumaire an VI) se trouve Arch. Vienne, I.

4. « Partout, écrit le principal historien du Congrès, il sait se faire des amis : Français, Prussiens, Metternich. Cobenzl le représentent comme un homme perspicace et bien

intentionné, mais à qui on ne pouvait accorder pleine confiance. » HÜFFER, Der Rastatter Congress, I, 52.

s. Note de Lagarde, Secrétaire général du Directoire, jointe à la lettre de Talleyrand du 27 nivôse an VII-16 janvier 1798. Aff. Etr., Corr., Allemagne, 674, fo 227. 6. Réponse de Treilhard du 4 pluviôse-23 janvier 1798, Aff. Etr., Corr., Allemagne, 674, fo 287.

prévenu, la femme du diplomate Reinhard, écrivait au contraire dans ses lettres intimes : « Rastadt fourmille de personnalités illustres. Le comte Dehm, l’envoyé de l'Empire allemand, et Melzi, le délégué de la République Italienne, nous ont fait une excellente impression ‘. »

Sur le rôle joué par Melzi au Congrès la publication de son petit-neveu n'apporte que peu de lumières; elle ne reproduit (t. [, pp. 483-491) que quatre de ses dépêches, assez insignifiantes. Toute sa correspondance politique se trouve en effet à Vienne (cartons 2) où le principal historien du Congrés l’a le premier consultée, et en a le premier signalé l'existence et Hntéréte:

En attendant qu'elle fasse l’objet d’un travail spécial, l’on peut en résumer le contenu et les tendances par une déclaration postérieure de Melzi au baron de Moll. « Je suis Italien, Ita Eiten 802 et comme tel, j'ai dit et écrit déjà à Rastadt ce que je croyais utile à l'Italie. La cour de Vienne a vu mon plan d'alors et il ne lui a pas déplu. François de Neufchateau ne l’a pas accueilli parce qu'il n'avait pas d'ordres de négocier et de traiter, mais seulement de gagner du temps. Voyant ne pouvoir faire le bien de l'Italie, et que la France ne négociait pas de bonne foi, je suis parti de Rastadt°. » D'après les dépêches de Cobenzl, analysées par Hüffer, ce « plan » aurait consisté à mettre fin à l'existence de la Cisalpine, dont l'existence indépendante était impossible, et à transférer le grandduc de Toscane à Milan, comme chef d’un Etat destiné à séparer la France et l'Autriche 4. C'était là l’idée favorite de Melzi, et dont il devait toujours poursuivre la réalisation à travers les vicissitudes et les chances favorables de la politique européenne. Cette idée devait être plus agréable au cabinet

1. Leltres de Madame Reinhard à sa mère, (traduction Wimpflen, dans les publications de la Société d'Hisioire contemporaine, 1901), p. 3.

2. « À Rastadt, Melzi n’a pas obtenu grands résultats pour le but qu'il poursuivait, mais sa pénétrante correspondance présente beaucoup d'importance et d'intérêt pour l’histoire de sa patrie. Elle mériterait qu’un Italien entreprit de tirer ce trésor des Archives d'Etat viennoises. » HÜFFER, I, 42.

3. Dépêche de Moll du 21 mai 1802 (Arch. Vienne. Corr., Milan, 1802).

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