Ibid
s. Al popolo cisalpino, Discorso sulla Costituzione reproduit dans les Memorie- Documenti, Il, pp. 420-448.
s'était longtemps confondu avec le sien, ce fut encore Melzi qui opéra avec Haller ce travail de liquidation’. Bien qu'il eût refusé un poste de Directeur pour se contenter d’un simple siège de député au Conseil des Juniori ?, il semblait donc se départir peu à peu de son système d'abstention.
Il fit aussitôt après un pas de plus vers la vie active en acceptant (9 novembre 1797); d’être désigné comme ministre plénipotentiaire de la Cisalpine au Congrès de Rastadt. Ce rôle devait être assez ingrat, et l’on peut s'étonner à première vue de voir Melzi déroger à ses principes pour aller représenter la nouvelle République dans une assemblée de diplomates où elle avait peu d'intérêts, exercerait peu d'influence et apparaitrait à l'Europe comme la vassale et la satellite de la France. En réalité il obéissait, ainsi qu'il l'a déclaré lui-même, au désir de revoir Bonaparte, et de l'intéresser au sort de son pays.
Sa présence au Congrès lui parut sans objet quand l’expédition d'Egypte l’eût forcé à renoncer à cette espérance et que d'autre part il eût trouvé ses collègues français ou étrangers fort indifférents aux destinées de la Cisalpine. Arrivé parmi eux en décembre 1797, il devait les quitter au bout de six mois.
L'impression qu'il produisit dans leur réunion semble avoir été assez favorable, quoique un peu mélangée +. — Aux plénipotentiaires français, 1l avait été dénoncé de Paris comme ayant tenu lors de son passage à Bâle, des propos « assez inciviques ». Treilhard répondit à cet avertissement : « L'on m'avait assez mal parlé de lui. Ce qu'on m'avait dit n’a cependant pas été prouvé. La confiance dont le général Bonaparte l’a honoré est un puissant précédent en sa faveur. » — Un témoin moins