‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 16 sur 101 · CELA PARENT · texte numérisé non relu

CELA PARENT

Après le Vice-Président, c'est son représentant à Paris, le Ministre des Relations extérieures, qui semble avoir joué dans l’histoire de la République Italienne le rôle officiel le plus important, où au moins le plus en vue. Bien que les fonctions de Marescalchi, exercées sans interruption pendant toute la durée de la domination française, l’aient fait vivre quatorze ans (1800-1814) dans l'entourage immédiat de Napoléon, sa vie est aussi peu connue que sa personnalité paraît avoir été effacée. En raison des évènements importants auxquels elle a été mêlée, elle mériterait pourtant une étude biographique détaillée, que nous a promise M. Casini', et dont il peut être intéressant de rechercher dès maintenant les sources principales.

1° On trouverait probablement les plus importantes, si la réalité pouvaiten être établie, dans les écrits dont l’auteur de la notice insérée dans la Biographie Didot (vol. xxXH1, p. $29) attribue assez gratuitement la composition à Marescalchi. Ce seraient, outre quelques essais littéraires une « Histoire de la Consulte de Lyon » (à la réunion de laquelle il prit une part prépondérante) et des « Considérations sur les rapports de la France avec les autres états de l’Europe », dont les titres indiquent suffisamment le caractère semi-autobiographique. Ces ouvrages n'ont malheureusement jamais pu être retrouvés, ni dans

1. CASINI, p. 275. « Marescalchi sera l’objet d’une monographie spéciale, que je suis en train d'écrire à l’aide d’un grand nombre de ses lettres diplomatiques et familières. »

les archives de famille dont M. Casini a obtenu l’accés ’, ni dans les dépôts publics de Paris, Vienne et Milan, où je les ai vainement cherchés.

2° Les papiers personnels de Marescalchi, restés entre les mains de son arrière-petit neveu et très abondants, d’après M. Casini, permettront sans doute de mieux connaître les détails de son existence privée.

3° Les papiers d’état qu'il a laissés représentent enfin une source des plus précieuses pour l'étude de son caractère et de son rôle politique. La masse principale se trouve à l'Haus-Hofund Staats-Archiv de Vienne où elle remplit plus de 200 cartons du fonds appelé « Napoleonisches Archiv* ». Elle a dû y être transportée, soit de Modène où Marescalchi est mort en 1816 comme ministre d'Autriche, soit plutôt de Paris en 1814, comme l'affirme, d’ailleurs sans preuve, le biographe d’Aldini, en même temps que tous les papiers italiens saisis par le comte de Bombelles, au nom du cabinet de Vienne’. Ce fonds contient d'abord les dossiers complets de toutes les grandes affaires que Marescalchi soumettait à l'examen du Premier Consul, en des notes résumées qui étaient ensuite déposées à la Secrétairerie d'Etat. On y trouve surtout des documents plus intéressants encore au point de vue personnel : la série complète de toutes ses lettres intimes à Melzi. Les minutes figurent au complet dans les cartons 30 à 32 *, et la majeure partie des expéditions dans les cartons 3 à 8 (provenant de leur destinataire).

En dehors des archives viennoises, restées jusqu'ici inex-

1. CasiNi, Fonti per la storia della Consulta di Lione, p. 5.

2. Ce fonds, qui comprend 238 cartons, est formé de la réunion des papiers de Melzi et de ceux de Marescalchi ; mais le catalogue n'indique pas la provenance de chacun d’eux. Autant qu’on peut en juger par les titres et le contenu, les 13 premiers cartons seulement auraient la première origine ; quelques autres pourtant sont disséminés, sans raison apparente, dans la série des numéros suivants, qui proviennent de Marescalchi.

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