‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 17 sur 101 · ZANOLINI. Aldini ed à suoi tempi, I · texte numérisé non relu

ZANOLINI. Aldini ed à suoi tempi, I

4. C’est dans une lettre du 29 juin 1802 seulement (Arch. Vienne, 30) et après six mois de correspondance, que Marescalchi annonce l'intention de numéroter ses lettres à Melzi ; à partir du 1e* juillet et jusqu’au 15 novembre 1804, date où le Vice- Président part pour Paris, ce numérotage comprend 803 lettres.

plorées, l'Archivio di Stato de Milan contient également des lettres de Marescalchi. Ce sont : 1° celles qu'il écrivait sous le Gouvernement provisoire (1800-1801) au Ministre des relations extérieures Pancaldi. Elles se trouvent dans la série Affart Esteri, cartons 322 à 325 (Correspondance de Paris). 2° à partir de 1802 certains doubles de celles qu'il écrivait à Melzi et qui sont déposées à Vienne. La série n’en est d’ailleurs pas complète, au moins pour les lettres d’affaires. Par contre les lettres relatives à l’état de la France ne paraissent pas présenter de lacunes, et comprennent même certaines pièces qui manquent à l'Haus-Hof-und Staats-Archv.

En attendant que l’utilisation de ces documents personnels ou officiels permette d'écrire la biographie détaillée de Marescalchi, l'histoire de sa carrière politique peut être résumée en quelques lignes ; l'intérêt s’en concentre presque tout entier autour de la période consulaire.

Né à Bologne en 1764, d’une famille noble du pays, le comte Ferdinando Marescalchi dut à son origine d’entrer dès 1780 en Sénat héréditaire qui gouvernait la ville. Il dut sa fortune politique à l'attitude qu'il prit lors de l’arrivée des Français à Bologne (juin 1796). Comme son collègue et ami Caprara, il se joignit au mouvement qui entraînait vers eux beaucoup de ses compatriotes, mécontents du joug pontifical. Il fit la connaissance personnelle de Bonaparte, auprès duquel il fut même envoyé en mission (août 1796), devint peu après Vice-Président de l'Administration centrale du département du Reno’, et prit part ensuite comme député de sa ville natale au Congrès de Modène (octobre), où les quatre gouvernements provisoires de Emilie (Bologne Ferrare Modène Reggio) s’unirent par un pacte fédératif, prélude de la fusion que devait réaliser le congrès de Reggio (décembre). Il ne semble pas ensuite avoir joué de rôle important jusqu'au jour où la République cispadane, à peine formée, fut réunie à la Lombardie pour former la Cisalpine (mai 1797).

1. Sur le rôle de Marescalchi dans la Révolution bolonaise, cf. le livre récent de UNGARELLI, generale Bonaparte in Bologna (Bologne, 1911), pp. 59 et 117.

Lorsque cet état, reconnu par la paix de Campo-Formio, voulut consacrer son existence internationale par l'établissement d’une représentation diplomatique, il fut désigné par son passé, sa naissance et sa fortune pour le poste le plus important : celui d’'ambassadeur à Vienne. Il vint l’occuper en décembre 1797 mais se trouva presque aussitôt dans une situation particulièrement délicate, quand l'affaire de Bernadotte eut amené la suspension des rapports diplomatiques entre la France et l’Autriche. D'autre part le gouvernement autrichien refusa de reconnaître le représentant d'une République qui devait son existence au traité de Campo-Formio, devenu caduc pour avoir été violé maintes fois par la politique envahissante du Directoire en Italie. Marescalchi dut donc quitter Vienne dès le début de juin 1797, alla ensuite remplacer Melzi au congrès de Rastadt où il rencontra les mêmes prétentions et les mêmes objections des plénipotentiaires impériaux, et revint ensuite à Milan. Ce fut pour s’y voir mêler à la politique active, et élire membre du Directoire (décembre 1798), à la suite du dernier des coups l’état auxquels les représentants de la France avaient soumis la Cisalpine. Mais il ne prit possession de son siège que le 20 mars, un mois avant l'entrée des Autrichiens à Milan *.

Il partagea alors le sort de ses collègues qui se réfugièrent à Chambéry, tentèrent d'y faire figure de gouvernement et durent borner leurs efforts à secourir leurs compatriotes malheureux. Le retour des Français en Italie mit fin à l’existence de ce fantôme de Directoire, remplacé (22 juin) par une Commission de Gouvernement et par une Consulte Législative dont fit partie Marescalchi. Mais dès le mois de juillet, il se vit envoyé en mission à Paris, ainsi que Paolo Greppi, avec Île titre de « député du Gouvernement provisoire cisalpin », en

1. Les Memorie de MELZ1 contiennent une lettre du Ministre des Relations Extérieures de Milan, qui lui est adressée à Vienne et qui est datée du 23 floréal an VI (pour an V})-12 mai 1798. Dans la réponse où il accuse réception de cette lettre, Marescalchi annonce qu’il est sur le point de partir.

2. Letexte du discours de bienvenue qui lui fut adressé à cette occasion par le Président du Directoire Sopransi est reproduit dans la Raccolla delle Leggi, Proclami… pubblicati in Milano nell anno VIT repubblicano (Milan 1801), p. 263.

réalité pour y exercer les mêmes fonctions que l’ancien ambassadeur Serbelloni ‘. Son collègue étant mort (13 septembre) presque aussitôt après l'audience que leur avait accordée le Premier Consul (15 août})°, il demeura et devait rester l’unique représentant officiel de la Cisalpine à Paris. Pendant un an, sa tâche, assez ingrate, se réduisit à se faire l'interprète des plaintes qu'il recevait de Milan et à implorer pour son pays un adoucissement au régime militaire ainsi que l’établissement d'un gouvernement régulier.

Il semble avoir eu peu de part à la rédaction de la constitution et aux pourparlers préparatoires à la Consulte de Lyon :. Il joua par contre dans cette assemblée un rôle actif, sinon prépondérant, dont il fut récompensé (27 janvier 1802) par le titre de Ministre des Relations Extérieures, en résidence à Paris auprès de Bonaparte. — Alors commença pour lui la période la plus brillante de sa carrière. Pendant trois années, il allait traiter avec le Premier Consul toutes les grandes affaires relatives à l’organisation et au fonctionnement de la République Italienne, le voir presque quotidiennement, recevoir parfois ses confidences, l'accompagner même dans ses déplacements (notamment au cours de son voyage en Belgique, pendant l'été de 1803). Quelles qualités et quelles insuffisances apportaitil dans ce rôle délicat d'intermédiaire entre les propositions du Vice-Président de Milan et les décisions du Président de Paris ? C’est ce que précise Melzi dans la curieuse conversation suivante :

« Marescalchi, déclarait-il au baron de Moll4, est un homme qui n’a de très grandes obligations. Il est riche et très économe. Son existence

1. Lettre de Serbelloni pour annoncer son départ, 27 juin 1800; lettre du Comité des Relations Extérieures de Milan à Talleyrand, pour accréditer Marescalchi et Greppi, 16 juillet ; réponse de Talleyrand, 6 août 1800. (Af. Etr., Corr. Lombard., 57.)

2. On trouvera le récit de cette audience dans une lettre de Marescalchi et Greppi reproduite par CANTU, Diplomatici, p. 32.

3. Une lettre de Marescalchi du 17 avril 1801, reproduite par ZANOLINI, I, 353, contient cet aveu significatif. « Melzi est ici. On le consulte, au moins jusqu'ici. Moi, je suis zéro, comme toujours. »

4. Dépêche de Moll, du 12 septembre 1802. Arch. Vienne, Corr. Milan, 1802. Toutes les conversations de Melzi sont reproduires en français dans les dépêches de Moll, dont le texte est en allemand.

à Paris et les avantages très considérables qui y sont attachés dépendent entièrement de moi. Marescalchi sait cela, et par conséquent il a pour moi tous les ménagements et toutes les déférences que je peux désirer. Il connaît à fond les patriotes et ne les aime pas... N’étant pas travailleur, il dépend de la plume de ses subalternes, auxquels il ne peut cacher certaines choses qu’il voudrait bien soustraire à leur connaissance ; il leur montrera par exemple quelques lignes d’un papier en leur cachant le reste; ils lui demanderont des explications ; pour trancher court, il leur donnera le papier tout entier, en leur disant : Tenez, voilà ce que c’est. Il a en outre le défaut d’être trop timide et de trembler devant le Premier Consul, ce qui est cause qu’il n'a pas le courage d’entrer en discussion avec lui, moins encore l’art de le presser et de lui arracher des explications, des décisions, de manière que je reste parfois trois où quatre mois sans réponse, même sur les sujets les plus pressants et les plus importants. Le Premier Consul n'aime pas les discussions préliminaires, les pourparlers, les rapports préparatoires ; il ne voudrait voir les choses que lorsqu'elles sont déjà müries pour ses décisions : c’est sa manière. Si d’un côté, elle porte des inconvénients, il faut avouer de l’autre qu'il ne peut guère faire autrement, accablé d’affaires et tué de travail comme il l’est. Du reste la retenue et la timidité même de Marescalchi portent le bon eflet que Bonaparte le souffre et le voit plus volontiers que les autres. Marescalchi a, à la différence de tous les autres ministres français, les entrées ouvertes à toute heure. Le Premier Consul trouve commode de pouvoir le brusquer quand il veut, et de le voir toujours endurant, flexible, et sans prétentions. »

L’impression que Marescalchi produisait sur ses compatriotes, était moins favorable, mais à bien des égards, analogues, si l’on en croit le récit pittoresque et un peu réaliste que l’un d’eux, de passage à Paris crut devoir lui faire (19 mars 1801). Introduits auprès de lui, écrit le véronais Zamboni dans son journal intime,

« … nous aperçcumes en entrant les larges épaules de S. E. le Ministre, assis à un grand bureau, un livre énorme entre les mains. II était en robe de chambre et coiffé d’un mouchoir qui, d’après son aspect, devait avoir servi les jours précédents à essuyer le nez barbouillé de tabac de l’indolent plénipotentiaire. Il ne fit pas un mouvement, ne nous salua pas, et me demanda seulement si j'étais italien, et qui était

mon compagnon. Il ne souffla pas mot de ma lettre de recommandation remise précédemment ; elle avait eu probablement le même sort que celle de Pinali, qu'il avoua avec une rare ingénuité avoir rendue sans la lire, parce qu’en l’ouvrant, elle lui avait paru trop longue pour lui. Après avoir entendu l’objet de notre visite, tout en feuilletant les pages d’un atlas maritime qui semblait fort l’intéresser, il nous adressa de CCICtAITES »

À la suite des changements opérés en 180$, Marescalchi ayant donné à la fois la mesure de sa souplesse comme courtisan et de son insuffisance comme homme d'état, vit ses titres s'élever et ses fonctions diminuer d'importance. — D'une part, il resta pendant onze années Ministre des Relations Extérieures du Royaume d'Italie, et devint Grand-Croix de la Couronne de Fer (20 février 1806), Commandeur de la Eégion d'honneur et comte du Royaume (1808). — Mais, d'autre part, il se vit enlever toutes ses attributions administratives, confiées (8 juin 180$) à un Secrétaire d'Etat (Aldini) résidant à Paris. Le royaume d'Italie ne pouvant avoir de politique étrangère distincte de celle de l'Empire, la besogne de son Ministre des Relations Extérieures se réduisait forcément à signer des passe-ports, à régler d'infimes questions de confins ou de douanes, et surtout à faire à Paris figure de personnage diplomatique. — Ce rôle de représentation suffisait et convenait aux aptitudes de Marescalchi: il s’attacha à le remplir avec une ardeur qui sembla lui faire oublier ses anciennes habitudes d'économie. Les fêtes qu’il donna dans l'Hôtel de la Légation lui ouvrirent l’accès de la société parisienne, défrayérent la chronique mondaine*?, et finirent par compromettre sa situation de fortune. Lors de son arrivée à Paris, il touchait un traitement de 160.000 francs ÿ, grossi, sur ses continuelles

. Parigt nel 1804, Ricordi di un veronese, publiés par G. Biapeco, Vérone, 1808. . On y trouve de fréquentes allusions dans les mémoires et documents du temps. ce notamment Mme DE CHASTENAY, Mémoires, II, 166 ; et STENDHAL, Rome, Naples et Florence (3e éd.), P. 355 :« Cet aimable comte de Pre ot que nous avons vu nous donner de si jolies fêtes dans sa maison des Champs-Elysées. » 3. 30.000 francs comme membre de la Consulte, 30.000 francs comme Ministre des Relations Extérieures et 100.000 francs représentant le traitement du Vice-Président, que lui abandonnait Melzi.

réclamations, par des gratifications extraordinaires. La disproportion de ses appointements et de ses dépenses attira bientôt l'attention de Napoléon, qui écrivit à Eugène (12 janvier 1808) ':

« Mon fils, le ministre Marescalchi fait à Paris des folies et est la dupe des intrigants. Il a fait construire vis-à-vis de sa maison une mauvaise salle en bois qui obstrue son salon et qui lui a coûté 100.000 francs. Cela est trop bête, et je n'ai jamais entendu que Marescalchi dépensât plus que son traitement. S'il veut dépenser son patrimoine, il en est le maître. Ce n’est pas à lui à faire les honneurs de Paris... Que Marescalchi dépense des 100.000 francs sans objet, à lui permis. Si je ne n'en suis pas mêlé, c’est que j'ai cru qu'il faisait une dépense sur son patrimoine. Avec ce qu'il me coûte depuis qu'il est à Paris, j'aurais pu bâtir un palais superbe pour la Légation d'Italie. »

Marescalchi réussit-1l à désarmer la colère impériale et à sortir de ses embarras financiers ? Il y parvint sans doute, car il conserva sa place jusqu'en 1814, en jouissant de la situation que lui assuraient l'éclat de ses fêtes et l’affabilité de son accueil.

Il était d’un caractère trop inconsistant et il aimait trop les honneurs et les profits de la vie officielle pour se retirer des affaires avec la chute du régime qu'il avait servi. Il profita d'abord de ses relations avec Marie-Louise pour obtenir Île poste de gouverneur des Etats de Parme et Plaisance, qu'elle était appelée à régir ; il Péchangea bientôt contre des fonctions plus en rapport avec son passé diplomatique et fut nommé ministre plénipotentiaire d'Autriche près la cour de Modène. C'est là que le surprit presque aussitôt une fin prématurée (22 juin 1816)° survenue, six mois après celle de son ancien chef Melzi.

Aprés avoir été pendant quatorze ans français par la résidence, il devait le redevenir dans la personne de lun de ses descendants. Son fils Charles-Alphonse-Marcel avait eu de son

r. Cette lettre, qui ne figure pas dans la Correspondance officielle se trouve dans les Mémoires du Prince Eugène, IV, 30.

2. Son portrait se trouve reproduit à cette date dans le recueil chronologique de COMANDINI.

mariage avec une Brignole-Sale un enfant, Napoléon-Charles- Alexandre, né à Paris le 27 mai 1812, et qui, après avoir épousé une Française, obtint en 1837 ses lettres de grande naturalisation, fut nommé la même année attaché à l'Ambassade de Vienne et parcourut une brillante carrière diplomatique, terminte en 1854 dans le poste de ministre à Carlsruhe.

S'il a joué un rôle de comparse plutôt que d'acteur sur la scène de la grande politique, Marescalchi y a tenu sa place comme témoin. Ainsi que la plupart de ses collègues accrédités auprès du gouvernement consulaire, il notait soigneusement, pour les envoyer au sien, les nouvelles du jour et la chronique de la cour de Bonaparte. Ses lettres sont l’œuvre d’un observateur trop dénué de personnalité pour ne pas refléter toujours l'opinion officielle, mais assez facile à impressionner pour traduire parfois l'opinion populaire. Elles servent ainsi à contrôler ou à confirmer les autres témoignages contemporains, présentent un caractère analogue à celles qui ont fait l’objet des recueils de Bailleu ou de Tratchevski ‘ et mériteraient d’être, sinon publiées, au moins consultées au même titre. La traduction des extraits suivants en montrera le genre d'intérêt *.

La série s'en ouvre par une lettre de Crespi, secrétaire de la Légation Cisalpine, qui assura la gérance entre le départ de Serbelloni et l’arrivée de Marescalchi. À la date du 28 thermidor, an VIII-16 août 1800, Crespi résume dans un curieux tableau d'ensemble les observations qu'il a faites sur l’état de la France.

« J'ai le plaisir de vous annoncer, écrit-il au Comité des Relations Extérieures de Milan, que cette capitale présente le spectacle d’une famille unie. Les ressources industrielles augmentent chaque jour en

1. BAILLEU, Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807. Politische Corripondenzen, Leipzig, 1881-1887 ; TRATCHEVSkI, Documents diplomatiques concernant les rapports de la France et de la Russie à l’époque de Napoléon Ier (Tomes LXX et LXXVII des Publications de la Société impériale d'histoire de Russie).

2. L’Archivio di Stato de Milan contient une autre série de lettres du même genre, mais plus rares et moins détaillées, adressées par Marescalchi à son ami Scarabelli- Pedocca résident cisalpin à Parme et relatives aux événements du jour. CANTU en a réproduit quelques-unes dans ses Corrispondenze di Diplomatici.

raison de lélévation du crédit public ; du reste, si quelques-uns condamnent cette tranquillité parfaite dont on jouit comme un signe d'indifférence à la politique, je puis vous dire que c’est le résultat de la pleine confiance qu’inspire au peuple la conduite de son gouvernement. Les administrations publiques gagnent chaque jour en régularité, et la Trésorerie Nationale se trouve dans une situation relativement satisfaisante. »

Les seules ombres à ce tableau d’après Crespi, c'étaient les craintes de guerre.

« Je vois partout, ajoutait-il, des chevaux destinés aux usages militaires, je vois des engins de tout calibre, je vois des projectiles de toute espèce embarqués sur la Seine pour être envoyés aux armées dans les régions les plus lointaines *. »

Ce fut sur ces entrefaites que Marescalchi vint prendre possession de ses fonctions. Préoccupé d’abord d’intéresser le Premier Consul aux misères de ses compatriotes et de rendre les derniers devoirs à son collègue Greppi, il semble au début de sa correspondance, étranger, sinon indifférent à la politique générale. À la fin de septembre seulement, il se familiarise avec le milieu diplomatique dans lequel il est appelé à vivre, et il rapporte dans ses lettres les nouvelles qu'il y apprend. Il note successivement :

le bruit d’un rapprochement avec l'Angleterre et l'Autriche, l’arrestation d’un grand nombre d'émigrés, et la suppression du Journal des Hommes libres (1° vendémiaire, an IX-23 septembre 1800) ;

l’arrivée de Cobenzl à Paris, la joie universelle qu’elle provoque, et le surcroît de popularité qui en résulte pour le Premier Consul, estimé assez habile pour amener l'Empereur à demander composition (6 brumaire-28 octobre);

la rentrée d'une foule d’émigrés, avec l'approbation tacite du gouvernement (3 frimaire-24 novembre) ;

l'air de satisfaction empreint sur le visage de Bonaparte,

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