‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 33 sur 101 · Melzi à Marescalchi 3 sept. 1802. Arch. Vienne · texte numérisé non relu

Melzi à Marescalchi 3 sept. 1802. Arch. Vienne

avoir au début de fortune personnelle ‘. Marescalchi ne se montre pas plus favorable :

« Je ne puis comprendre Guicciardi, répond-il à Melzi, ni expliquer sa tendance à tout critiquer autrement que par son caractère tâtillon, ainsi que par les convoitises que lui inspirait à Lyon le Ministère de l'Intérieur *. »

Et plus tard (mai 180$), dans les notes qu'il fournira à Napoléon sur les hauts fonctionnaires du régime, il représentera encore Guicciardi comme dominé par la crainte de se compromettre aux yeux de l'Autriche, dans l'éventualité d’une réaction ÿ.

Une pareille recommandation ne semblait guère un titre à l'avancement. Le désir de paraître favoriser en sa personne ses compatriotes de la Valteline valut pourtant à Guicciardi, outre son entrée au Conseil d'Etat (mai 180$), un poste de confiance, la Direction générale de la Police (août), occupée déjà par lui sous la première Cisalpine. L'épreuve ne pouvait lui être favorable, car c'était la place où ses défauts de caractère risquaient de se manifester avec le plus d'éclat. Au bout d’un an, il semble en avoir conscience, car il annonce l'intention de se retirer pour soigner sa vue affaiblie et se consacrer à l’éducation de ses enfants‘; peu après, le Vice-Roi Eugène déclare à l'Empereur (14 octobre 1806) qu'il conviendrait de hâter la réalisation de ce dessein, car Guicciardi ne fait rien, néglige son office de surveillance, apprend ou feint d'apprendre le dernier ce dont il devrait être le premier informé, et rédige ses rapports avec tant de prudence qu’ils « pourraient être montrés Autrichiens. » Malgré la sévérité de ces constatations, l’'embar-

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