CORACCINI, p
4. Foscolo (cité par TivaroNI, Storia critica del Risorgimento, Il, 227) parle de Vaccari comme d’un homme « d’une âme noble, ferme et droite, mais qui, nommé ministre pour son malheur, ne put éviter de recevoir à sa table des littérateurs courtisans auxquels il fit beaucoup de bien et qui le récompensèrent par l'oubli et l’ingra-
disi il était devenu le centre d’un cénacle littéraire dont le caractère un peu exclusif lui valut quelques inimitiés *.
Quand le régime napoléonien parut toucher à son terme, Vaccari fut un des rares fonctionnaires dont le caractère parut à la hauteur de l'esprit et au niveau des circonstances. « Le Ministre de l'Intérieur, écrivait Melzi le 9 novembre 1813, est plus décidé (que celui de la Justice) et conserve tout son aplomb au milieu des événements présents *. » Malgré les préventions auxquelles l’exposait son origine modénaise, il lutta jusqu'au bout pour sauver l'indépendance italienne sous le sceptre du Vice-Roi Eugène, puis après la catastrophe se retira dans sa ville natale où il vécut dans la retraite. Il devait y mourir de bonne heure (26 janvier 1819), terminant une carrière officielle assez courte, mais bien remplie, plus administrative que politique, plus utile qu'éclatante, et dans laquelle il s'était montré l’un des serviteurs les plus capables du régime napoléonien.
titude. » La correspondance de Mon'rt (Leltere inedite, IT, 4, 19, 54, 61, 93) contient d'autre part de nombreuses traces de ses relations avec le monde littéraire.
1. LEZAT DE Pons, Etudes sur l’histoire de la Lombardie dans les lrente dernières années, p. 17.