MELLE
3: Dépêche de Taglioretti, 16 juillet 1803. A la même date (22 juillet), Trivulzi demandait sa retraite (Lettre de Melzi à Marescalchi du 22 juillet. Arch. Vienne, 21). Il était d’ailleurs devenu presque aveugle à la suite d’une chute de cheval.
mal”. » Une intrigue de son collègue Pino vint précipiter la solution attendue. Nommé au commandement de la division italienne envoyte au camp de Boulogne, celui-ci se cassa la jambe au passage des Alpes, revint à Milan pour se soigner, et employa le temps de sa convalescence à briguer, avec le concours de Murat, le ministère de la Guerre. Un matin de septembre (1804), Melzi reçut, à sa grande surprise, un décret impérial daté d'Ostende (1$ août) par lequel Trivulzi, remplacé par Pino à Milan, devait lui succéder à la tête de la division des côtes de l'Océan. Ce n’était donc pour lui qu’une demi-disgrâce.
Il n'eut d’ailleurs que le temps de prendre possession de son nouveau commandement. Appelé aussitôt après à Paris pour y assister au couronnement, il y fut retenu par Napoléon, y tomba malade et y mourut le 2 mars 180$, à l’âge de 32 ans.
Sur les instructions de l'Empereur, ses funérailles furent aussi somptueuses que ses goûts avaient semblé modestes. Elles furent célébrées par Caprara à la Madeleine, dont le fronton s'ornait d’une inscription latine composée par Foscolo, au milieu de 6.000 hommes de troupes rendant les honneurs, au bruit des salves d’artillerie, en présence d’un grand nombre de généraux français *.
Son existence a été trop courte et trop vide d'évènements pour tenter un biographe. Elle a fait l’objet d’une courte notice que lui a consacrée Zanort II, 424. Son portrait figure dans le COMANDINI. P. 119.
BOVARA
Parmi les ministères constitués par le gouvernement de Melzi, celui du Culte, créé un peu postérieurement aux