‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 57 sur 101 · MURAT, IL · texte numérisé non relu

MURAT, IL

4. Lettre de Melzi à Marescalchi, 13 mars 1804, Arch. Vienne, 24.

5. Napoléon à Eugène 23 mars 1806 (Mémoires du prince Eugène, II, 183).

Ces dernières lignes expliquent la continuation d'une indulgence qui ne devait pas se démentir envers un homme qui ne voulait pas se corriger. D’une part, en effet, l’on voit Caprara conserver ses hautes fonctions, en exercer toutes les prérogatives et en recueillir tous les honneurs, recevoir l’un des premiers la Grand'Croix de la Couronne de Fer, accompagner à diverses reprises (notamment en 180$ et 1811) le Vice-Roi à Paris, et entrer enfin au Sénat (1809). D'autre part, il ne semble pas avoir renoncé à des habitudes de prodigalité dont il était d'autant plus difficile de lui faire un grief qu’il savait s’en servir en adroit courtisan : la fête somptueuse qu’il offrit en 1809 à la Vice-Reine pour son anniversaire défraya longtemps la chronique mondaine de Milan’. « Jusqu'à un âge avancé, a écrit de lui Coraccini, il avait conservé l’ardeur et les goûts de la jeu- DeSsen,

Il survécut peu à la chute du régime qu'il avait servi et mourut dans sa ville natale en 1817. Sa carrière politique avait surtout servi à montrer quelle fidélité reconnaissante Napoléon avait pour principe de garder à ses premiers partisans.

1. Q Il avait fait construire un pavillon exprès dans son jardin pour cette fête. La société n’en était pas bien nombreuse, puisqu'on n’y comptait que 36 dames, mais toutes étaient arrangées avec beaucoup de goût et d'élégance et le coup d’œil en était charmant. » Dépêche de Marcacci, chargé d’affaires de Suisse, du 25 juin 1809. Arch. Berne, Corr. Milan, 555.

2. CORACCINI, p. 210. Dans sa biographie d’Aldini (1, 17), ZANOLINI trace (probablement d’après le témoignage de son père), un court portrait de Caprara qu’il dépeint comme « ayant gardé, à un âge avancé, l’habitude de sautiller en marchant, poussé par la vanité d’apparaître élancé et alerte comme un jeune homme. »

CHAPPEREONI

BE SRDIPEOMATES

Au moment où la seconde Cisalpine échangeait son nom contre celui de République Italienne, elle entretenait dans les pays voisins six agents chargés, avec des titres divers, d'y fépiéscntenmses interet. 4 Florence un charosé d'affaires, Tassoni, auprès du nouveau roi d’Etrurie; à Gênes un « député », Cometti, auprès de la République Ligurienne; à Berne et à la Haye, deux « agents diplomatiques », Venturi et Galdi, auprès des Républiques helvétique et batave ; à Parme, un « député », Scarabelli, auprès du duc; à Turin enfin, un « Commissaire », Bossi, auprès du gouvernement provisoire du Piémont. — Après la Consulte de Lyon, Melzi aurait désiré accroître l'importance extérieure de la nouvelle République en ajoutant à ces agents des ministres dans les grandes capitales, et notamment à Vienne, Rome, Naples et Munich : mais le projet qu’il proposa à Bonaparte ne fut point agréé par celui-ci. Même réduit à l'effectif restreint qu'il avait sous la seconde Cisalpine et qu'il ne devait pas dépasser, le corps diplomatique italien renfermait quelques personnalités intéressantes, et dont les défauts même montraient la difficulté d’improviser, à l’extérieur comme à l'intérieur, un personnel de gouvernement.

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