Marescalchi à Melzi, s septembre 1804. Arch. Vienne
Il se retira à Reggio, où il occupa sa vieillesse à composer plusieurs mémoires sur des questions d’hydraulique ou d’histoire des sciences ‘. Il mourut le 10 septembre 1822, après avoir réalisé le type du savant égaré dans la politique, fourvoyé dans une carrière étrangère à ses habitudes et à son passé ?.
BOSSI
Le corps diplomatique de la République Italienne fut complété en 1802 par un agent qu’elle entretenait, avec le tre de « Commissaire », auprès du gouvernement provisoire établi dans le Piémont après Marengo. Le titulaire de ce poste était Luigi Bossi, qu'il faut distinguer de ses contemporains et homonymes Giuseppe et Carlo Aurelio : ; il appartenait à la catégorie, si nombreuse à cette époque, des hommes de lettres que le régime français avait transformés en hommes d'Etat.
Né à Milan le 28 février 1758, d’abord étudiant en théologie et prêtre, il était en 1796 chanoine à Saint-Ambroise. Au moment de l'invasion française, 1] se jeta avec ardeur dans le mouvement révolutionnaire, fut nommé par Bonaparte député de l'Olona au Conseil des Juniori cisalpin (9 novembre 1797), mais abandonna bientôt la vie parlementaire pour les emplois publics ; après un court passage aux Archives de l'Etat, il alla représenter la Cisalpine auprès de la République Ligurienne. Cette nomination ne lui apporta guère qu’un titre honorifique, car elle eut lieu peu avant la double disparition du gouvernement qu'il servait et de celui auprès duquel il était accrédité. Il avait quitté Milan quelques jours avant l'entrée des Autrichiens ; il arriva à Gênes au moment où allait commencer le siège