Napoléon à Eugène, 23 mars 1806. Corr. XII, no r
3. Voir le détail de ces sommes dans TIVARONI, Storia critica del Risorgimento, 11205.
4. Pino à Napoléon, 1 oct. 1806. Arch. Guerre, Corr. Armée d'Italie, 1806.
5. Ce tableau se trouve maintenant au Museo del Risorgimento à Milan. Stendhal, qui l’admira en 1818 dans la villa du général à Oggiono, en a laissé la description et la critique. (Journal d'Italie, éd. Arbelet, p. 371.)
les Anglais, s'étant emparés de ses équipages, les renvoyérent quand ils en connurent le possesseur. — Au printemps de 1812 enfin, il se met en route pour la Russie à la tête d’une belle division, dont les fatigues réduisent promptement l’effectif, mais dont la valeur impétueuse décide du gain de la bataille de Malojaroslawetz (24 octobre). Il rapporte de l’expédition, avec une blessure reçue dans cette dernière bataille, des ressentiments naissants contre son chef, le Vice-Roi Eugène, qui ne semblait pas apprécier à leur valeur ses talents militaires et qui manifestait à l'égard des Français de son corps d'armée une préférence injurieuse pour l’élément italien’. Le malentendu continua, en s'aggravant, pendant les campagnes de 1813 et de 1814. Dans l’une, Pino ne fut pas envoyé en Allemagne et dans l’autre il ne reçut qu’un commandement secondaire sur.les derrières de l’armée (6 oct. 1813).
Il se trouvait à Milan lors de la chute de Napoléon et de l'armistice de Schiarino-Rizzino (16 avril), dont le Vice-Roi comptait profiter pour faire demander par ses administrés aux puissances alliées le maintien de la souveraineté italienne. Fidèle à son passé, Pino commença par solliciter et par obtenir du prince une dernière gratification de $0.000 francs ? : après quoi il reprit aussitôt son indépendance d'action. « Ayant découvert le plan du Vice-Roi, il donna l'alarme et signa le premier la déclaration du 19 à la Maison de Ville de Milan : « Point de Vice-Roi ! » qui fut suivie dans deux heures par 8.000 signa- LLC C’est, (ajoutait l’auteur de ces renseignements), un homme dont on peut tout faire si l’on sait le cajoler ». Son rôle dans les derniers jours de la domination napoléonienne a été très discuté et présente encore quelques points obscurs #. Ce qui semble établi, c'est que l’opinion publique l’accusait
1. LEZAT DE Pons, Etudes sur lhistoire de la Lombardie dans les loente dernières années, Pp. 13-16.