‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 74 sur 101 · MEL · texte numérisé non relu

MEL

. Merzi, I, 76.

. Dépêche de Moll du 31 mars 1803. Arch. Vienne, Corr. Milan, 1803.

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« dévoué à toute outrance » ‘ à Bonaparte, en préconisant une annexion à la France, en lui dénonçant des complots imagji- . naires contre la domination française *. Toutes ces intrigues aboutissent à l'affaire Ceroni, qu’il a machinte pour amener la chute ou la démission de Melzi, et que la fermeté de Bonaparte finit par retourner contre ses auteurs. Lechi n’en retire d'autre avantage que de se voir déplacé et envoyé en province, malgré les protestations de Murat, malgré une lettre de justification envoyée directement au Premier Consul 5.

Il va bientôt trouver à l'extérieur, avec des occupations plus dignes d’un général, des occasions de se livrer impunémentà ses penchants. Lors de la rupture avec l'Angleterre, il obtient sans peine (mai 1803) le commandement de la division italienne adjointe au corps de Gouvion Saint-Cyr, chargé d’aller occuper les côtes du royaume de Naples. Il passe la frontière avec ses troupes, qu'il fait cantonner dans les Pouilles. Il y est à peine établi qu'il devient (7 octobre) le héros d’une affaire où il joue un rôle au moins équivoque. Il est accusé .par le capitaine napolitain Marulli d’avoir proposé à Acton son concours pour chasser les Français de l'Italie et pour la placer sous le sceptre de Ferdinand IV. Lui-même, averti de cette dénonciation, accourt à Milan pour parer le coup et cherche à se disculper en prétendant avoir écouté et même encouragé son tentateur à parler, afin de l’amener à se découvrir davantage +. Heureusement pour lui, le Premier Consul se refuse à prendre au sérieux ces « pitoyables intrigailleries » ‘. Ce qui semble plus positif, ce sont les cruautés et les exactions qu'on lui reproche. Un milicien napolitain fusillé sans raison ni jugement ‘, un prêtre assassiné parce que sa collection d’antiquités excite d’ar-

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