‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 75 sur 101 · C’est Lechi qui m'instruit de tout ». MuraAT, II · texte numérisé non relu

C’est Lechi qui m'instruit de tout ». MuraAT, II

3. Lettre de Lechi au Premier Consul du 4 avril 1803. Arch. Guerre, Corr. Armée d'Italie, 1803.

4. Sur toute cette intrigue, restée d’ailleurs assez obscure cf. MELz1. Il, 621-623 ; et les lettres de Cacault, ambassadeur de France à Naples, des 16 sept., 17 oct., 6 et 30 déc. 1803 (A. Etr., Corr. Naples, 129).

sCorr., NII; n°47262.

6. Correspondance inédite de Marie-Caroline avec le marquis de Gallo (Ed. Weil), Il, 491.

LES GÉNÉRAUX TéI

dentes convoitises, la municipalité de Bitonto frappée d’une contribution de 5.000 ducats et forcée de déclarer par écrit n'avoir rien versé‘, des cantons entiers menacés d'occupation militaire et admis à s’en exempter à prix d'argent *, tels sont, choisis entre mille, les faits qui provoquent les incessantes réclamations adressées à Bonaparte par Gallo où par Alquier. Exagérées peut-être à dessein, ces plaintes devaient bien avoir quelque fondement, car elles continuèrent quand Joseph fut monté sur le trône de Naples. Interrogé au sujet de Lechi, celui-ci répondit « qu’à la vérité le général avait faitdes affaires d'argent, mais que sa conduite avait tout effacé» 5. L’aveu ne pouvait être plus explicite.

Rappelé à Milan en 1807, Lechi ne fit qu'y passer, et fut ensuite envoyé en Espagne, comme commandant de la division d'occupation qui se joignit aux troupes de Duhesme (février 1808) pour occuper Barcelone et la Catalogne. Il y conduisit une guerre de sièges assez ingrate, mais dans un pays reculé, qui lui offrait plus d'occasions encore qu'à Naples de succomber à ses tentations d'argent et à ses caprices d’arbitraire. S'il se conduisit avec bravoure, sil repoussa même avec décision une tentative de corruption du général espagnol Vivès, qui lui offrait un million pour livrer Barcelone *, il pressura si durement la population de cette ville qu'il y gagna le surnomde « nouveau Verrès » et que le scandale de ses exactions finit par parvenir jusqu’à Paris. Résolu à décourager ses imitateurs par un exemple éclatant, Napoléon le fit arrêter (3 octobre 1810) comme prévenu de concussion et transférer à l'Abbaye (22 novembre 1810);. Renvoyé d’abord par la Cour de Cassation

. Marescalchi à Melzi, 19 juil. 1804. Arch. Vienne, 8.

. Rapport d’Alquier du 23 nov. 1804. Aff. Etr. Corr. Naples, 129.

. Lettres d’Eugène à Napoléon, 7 août 1806 (Mémoires du prince Eugène, II, 112). . Le texte des lettres échangées à cette occasion est reproduit dans la notice de LUMBROSO indiquée plus loin.

s. Sur la répulation de Lechi en Espagne, etsur les faits qui provoquerent la mesure de rigueur dont il fut l’objet, on trouvera des détails circonstanciés dans l'ouvrage de Conarp, La captivité de Barcelone (Paris, 1909) particulièrement pp. 125 à 130, 314 à 321, 401 à 403. Son arrestation fit grand bruit à Milan, mais parut ny surprendre personne. « Elle est l'objet de toutes les conversations, écrivait à ce propos le prince ‘Eugène à l'Empereur (16 nov. 1810). Il n’est pas jusqu'aux sous-officiers et soldats

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