LECESTRE, Lettres inédites de Napoléon, Il, n
2. « Le roi (Murat) se promène seul et en calèche avec le général Lechi, récemment sorti des galères. Ce dernier a assuré au roi qu’il n’avait qu’à se présenter en Italie et qu'il y avait un très grand parti. Le roi répète avec beaucoup de complaisance que vous ne savez pas tout le mal que lui, roi, peut faire à V. M. en Italie. » Eugène à Napoléon le 20 déc. 1813. Mémoires du prince Eugène, IX, 494.
3. LEZAT DE PONS, Etudes sur l'histoire de la Lombardie pendant les trente dernières années, p. 26.
qui anéantissait ses espérances. Quand Murat recommença É aprice |”. La ur al tar = u A+ l’entreprise l’année suivante, Lechi était encore à ses côtés, notamment à la bataille de Tolentino où il semble avoir joué un rôle militaire assez médiocre. Après le départ et la mort de son bienfaiteur, il se retira dans sa ville natale, où il mourut le 9 juin 1836, laissant une réputation bruyante, mais équivoque, aprèss être signalé par ses faiblesses privées bien plus que par ses talents militaires ‘.
Le second des généraux Lechi, Angelo, eut une carrière plus modeste, mais moins mélangée, qui se déroula d’ailleurs à l'ombre de celle de son frère. Après être entré comme lui dans l’armée à la suite de la révolution de Brescia, après avoir fait avec lui les campagnesde 1799 et de 1800, il devint son chef d'état-major en Espagne, sans partager toutefois ses erreurs ni sa disgrâce et, après son retour en Italie (1810) obtint, avec le grade de général de brigade, un commandement territorial où il termina sa carrière.
Sa renommée semble avoir été éclipsée entre celles de son aîné et de son cadet. Celui-ci, Teodoro, de beaucoup le plus jeune des généraux Lechi (il était né le 16 janvier 1788), entra dans la Légion bresciane à sa formation, devint chef de bataillon à 20 ans (4 juin 1798) et chef de brigade 4 23 (3 janvier 1801), pour s'être signalé par des actes de valeur pendant la campagne du Tyrol *. La rapidité foudroyante de cet avancement se serait sans doute ralentie avec la fin de la période révolutionnaire s’il n'avait été envoyé à Paris (26 septembre 1803) pour y commander, avec le titre de colonel, le bataillon de grenadiers de la Garde Italienne, récemment formé à Milan et que le Premier Consul appelait à servir auprès de sa personne. Vivant sous les yeux du dispensateur suprème des faveurs, il devait être associé aux honneurs et aux profits de l'épopée impériale. — Sa situation lui procure d’abord l'avantage de prendre